Jordan Lefort

Très déçu par l’état d’esprit affiché face à l’Olympique Lyonnais en huitième de finale de Coupe de France (0-2), Jordan Lefort estimait qu’il y avait bien mieux à faire face à une formation rhodanienne réduite à dix en fin de première période. 

Comment on sort d’un match comme celui d’hier soir ?

C’est frustrant parce qu’on aurait dû faire mieux, beaucoup mieux, notamment dans l’état d’esprit. Et surtout en deuxième mi-temps, dans le sens où on était à onze contre dix et qu’on n’a pas existé alors que c’était là qu’il fallait jouer.

Et vous étiez bien rentrés dans le match en plus…

On était bien rentré dans la partie. Au-delà des deux buts, je pense que l’on fait une première mi-temps plutôt cohérente dans ce qu’on voulait produire. Le problème, c’est que l’on prend encore deux buts et que ça fait 2-0 à la mi-temps. Contre ce genre d’équipes, c’est toujours compliqué d’avoir des occasions. Et en deuxième période, je le répète, on aurait dû largement mieux faire.

Vous n’y avez pas assez cru ?

Je pense que l’on a vite baissé les bras et la tête en deuxième mi-temps. Il y avait matière à mieux faire. Au début du match, bien sûr que l’on y croit, parce qu’on ne démarre pas un match de foot en se disant que l’on va perdre. Ce qui me déçoit un peu, c’est cette deuxième période Je pense que c’est notre pire match contre une grosse équipe, en mettant Paris à part. Génésio a dit que l’on n’avait pas été inquiétant, et on ne l’a pas été.

Pourtant, il y avait du mieux ces derniers temps au niveau de l’état d’esprit et ça a un peu rechuté hier…

Il y a eu beaucoup de jeunes joueurs, et c’est là où je nous en veux. Parce que justement, ils sont jeunes, on doit leur faciliter la tâche et on ne l’a pas fait du tout. Je pense surtout à Sanasi (Sy) et Gaoussou (Traoré) qui sont très jeunes. Quand on ne met pas l’état d’esprit qu’il faut, on laisse ces joueurs un peu dans la merde (sic). On les lance contre des grosses équipes, et c’est là que l’on doit les aider, même s’ils ont fait ce qu’ils avaient à faire. Ce sont des jeunes joueurs qui prouvent à l’entraînement, qui répondent présents quand ils jouent, encore hier. Si on avait tous eu un état d’esprit cohérent, on les aurait encore plus aidé.

Propos recueillis par Romain PECHON

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