Julien Ielsch : « Mbappé ? Mes reins s’en rappellent »

Il y a un an de cela, Julien Ielsch croisait le chemin de Kylian Mbappé en quart de finale de Coupe de la Ligue. Déjà impressionné à l’époque, le néo-retraité du football professionnel ne cesse d’être subjugué par la progression de la pépite parisienne. 

L’an dernier, vous étiez en tête-à-tête avec Kylian Mbappé, qui sera de nouveau à la Licorne, samedi…

Mes reins s’en rappellent, oui (rires) ! Je le remercie j’ai fait fin de carrière ensuite grâce à lui !

Ça fait quoi de jouer contre lui, on a vraiment l’impression de jouer contre un phénomène ?

C’est un phénomène oui. Même sans jouer contre lui on le voit à la télévision, Mbappé c’est vraiment un phénomène. Maintenant, autant il m’a cassé les reins en Coupe de la Ligue, comme j’ai dit aux gamins du centre parce que des fois ils m’attaquent là-dessus, autant après la Coupe du Monde j’étais fier de faire partie des petits clips qu’on peut trouver sur YouTube où il casse les reins de tout le monde. On cherche du réconfort où on peut.

Qu’a t-il de plus que les autres ?

Tout je pense. La vision, la vitesse, la technique, il voit tout avant les autres et je pense que ça va tellement vite dans sa tête et dans ses jambes qu’il a un temps d’avance sur tout le monde et c’est ce qui fait sa grosse qualité.

Il a également une maturité dans son jeu et en dehors du terrain…

Oui dans le jeu c’est énorme. Après dans la vie est-ce que c’est une image qu’il cherche à se donner je ne sais pas mais il à l’air d’être très mature. Son jeu fait aussi qu’il a un grain de folie qui fait la différence très souvent.

Quand on affronte ce genre de joueur, faut-il mettre en place un plan pour le stopper ? 

Non je pense que c’est une erreur de se focaliser sur lui parce que ça libère les autres. Je ne vous apprends rien, le football ça reste du 11 contre 11. Et quand on prend une équipe comme le PSG ou même l’équipe de France, ces joueurs-là n’ont pas besoin d’avoir plus de liberté que Mbappé pour pouvoir faire la différence. Maintenant, c’est sûr que s’il peut y avoir des prises à deux rapidement sur lui, c’est toujours mieux que de le laisser en 1 contre 1. Après c’est le problème des grosses écuries. La seule chose qui fait la différence dans les grands matches, on le voit en Ligue des Champions, c’est que les 3 devant à part Cavani ne défendent pas beaucoup.

Mbappé, c’est déjà plus fort que Neymar ? 

Pour moi, oui c’est au-dessus. Neymar ça prend le ballon, ça joue souvent seul et défensivement ça ne fait pas grand chose. C’est un peu agaçant quand on les voit jouer contre les grosses équipes, ça ne fait pas beaucoup d’efforts défensifs.

Vous n’auriez donc pas aimé être un coéquipier de Neymar ? 

Un coéquipier si, parce que c’est facile de lui passer le ballon et le voir faire la différence. Être son coach, par contre non parce que même s’il fait la différence offensivement, derrière il ne fait aucun effort. Ça reste des génies devant, on ne peut pas toujours non plus leur demander de se mettre minable derrière, mais je pense que je ne l’aurai jamais dans mon effectif donc je peux me permettre de dire que je n’en veux pas (rires).

Propos recueillis par Romain PECHON

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