Julien Ielsch : « Monaco ? Une grande possibilité d’y faire un résultat ! »

Amiens SC Ielsch

Figure historique de l’Amiens SC et désormais pensionnaire de l’équipe réserve, Julien Ielsch affiche sa confiance avant le déplacement à Monaco, une demi-finale pour le maintien selon lui. Entretien.

Peut-on dire qu’une pression s’installe à l’aube des deux derniers matches de la saison ?

Oui, il y a une pression, c’est tout à fait normal. Mais on est encore devant, bien positionné et on a des points d’avance. Maintenant, il suffit de terminer le travail. En connaissant le pessimisme qui peut exister dans cette Picardie, où les gens vont commencer à s’affoler, c’est certain que la pression va s’intensifier. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de souci à se faire, ce sera compliqué d’aller chercher des points à Monaco mais je pense tout de même qu’il y a une grande possibilité d’y faire un résultat.

L’Amiens SC semble néanmoins s’essouffler en cette fin de saison…

C’est une fin de saison ! C’est toujours compliqué puisque ça use physiquement et mentalement. À un moment donné, c’est aux joueurs aussi de prendre le dessus et de faire en sorte de terminer le championnat dès ce week-end.

Vous vous reconnaissez encore dans cette équipe ?

Oui, je pense qu’il y a certains joueurs qui ont ce tempérament pour ne pas lâcher. Après, c’est à eux d’emmener les joueurs qui sont un petit peu plus dans l’individualisme pour que le collectif prenne le dessus, qu’ils pensent club avant de penser à eux. Je pense que le staff va faire le nécessaire et les cadres vont faire le boulot jusqu’au bout pour maintenir le club en Ligue 1.

La pression est finalement sur Monaco ?

Monaco est derrière nous, la pression est donc sur eux ! Oui, c’est une grosse écurie, on me dit que Monaco ne peut pas tomber mais Monaco est tombé il y a quelques années et ils étaient venus ici en 2011-2012 pour un match où ils étaient déjà dans le dur et c’était en Ligue 2. À un moment donné, les gros clubs peuvent aussi tomber et c’est à nous d’aller là-bas en étant conquérants, afin de finir cette saison dans les meilleures conditions possibles. Après Toulouse, il fallait leur nettoyer le cerveau pour repartir au combat contre Monaco.

C’est une fin de saison palpitante et je pense que le club est armé pour subir cette pression.

Pour vous, il ne faut pas sombrer dans le pessimisme…

Bien sur. J’imagine déjà les gens s’affoler parce qu’on n’a plus que deux points devant Caen, barragiste, mais je rappelle que le barragiste ne descend pas. Le barragiste fait encore un match contre le club de Ligue 2 qui va jouer 18 matches (ndlr : jusqu’à trois) avant de venir au barrage. Alors on reste tout de même dans quelque chose de positif. S’ils peuvent nous le faire avant d’aller aux barrages, bien sûr on serait tous heureux au club. S’il faut passer par-là, ce n’est qu’une étape de plus à franchir, ce n’est pas grave. Le club est en train de se construire, de grandir, ce ne serait pas une honte de passer par là. Quand on voit que certains clubs comme Metz, Troyes, font l’ascenseur tous les ans, si on doit passer par les barrages pour nous maintenir, je signe tout de suite.

Néanmoins, ce n’est pas un peu frustrant d’en être là à deux journées de la fin après avoir compté sept points d’avance à un moment donné ?

Oui, il y a eu sept points après le match de Dijon. On pouvait penser que la saison était presque finie. On n’a pas trop perdu, on a fait beaucoup de matches nuls mais ces derniers ne font pas vraiment avancer. C’est une fin de saison palpitante et je pense que le club est armé pour jouer des matches comme ça et subir cette pression. Au club de mettre les joueurs dans des conditions idéales pour aller jouer ces deux combats. Il reste une demie et une finale pour le maintien !

Propos recueillis par Romain PECHON

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