Kévin Vanpuywelde : « Être fort dans les têtes, ne pas se prendre pour d’autres »

À la veille du huitième tour de Coupe de France qui oppose Longueau (Régional 2) à Lannion (National 3), l’attaquant Kévin Vanpuywelde est persuadé que son équipe peut à nouveau créer l’exploit si elle conserve l’état d’esprit affiché au tour précédent. 

Après Blois (National 2) au tour précédent, c’est Lannion (National 3) qui se profile pour ce 8e tour de Coupe de France. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette rencontre ? 

La victoire contre Blois a renforcé le groupe. On est beaucoup plus fort après une victoire contre une équipe de niveau supérieur. C’est la première fois avec Longueau que je parviens à éliminer une équipe beaucoup plus forte que nous sur le papier, c’est une nouveauté et une fierté. On espère récidiver ce week-end contre Lannion. S’arrêter à nouveau au 8e tour, après avoir éliminé une N2 au tour précédent, ce serait difficile à avaler.

L’élimination contre Croix, au même niveau de la compétition, il y a deux ans de cela, n’a toujours pas été digérée ? 

Oui et non. C’était différent, on n’avait pas le même groupe et on avait surtout eu la chance et la malchance d’aller à Clairefontaine. Cela nous avait permis de vivre une belle expérience tous ensemble, là-bas, de faire parler de nous. Mais par la même occasion, cela nous avait desservis sur le match. On avait tous un peu profité de cette mise au vert exceptionnelle, on ne s’était pas couché très tôt, on avait un peu fait la fête et on l’avait payé en deuxième mi-temps.

Maintenant, ce ne sera pas simple de réaliser deux fois de suite le même exploit… 

On sait pertinemment que ce sera très compliqué. On se retrouve contre une équipe de National 3 qui voudra à tout prix passer. À leurs yeux, on est une petite équipe. Il faudra donc sortir un gros match, afficher le même état d’esprit que face à Blois : être solidaire, se battre les uns pour les autres et avoir le même brin de réussite. On sait qu’on va encore courir après le ballon. Il faudra donc être encore costaud et efficace sur les ballons de récupération que l’on va avoir.

Là encore, c’est le profil de match que vous ne rencontrez pas vraiment en championnat. Vous vous sentez prêt à livrer un match un peu ingrat ? 

Je le pense sincèrement. Faire le jeu pour se faire bêtement planter en contre-attaque, ça n’a pas d’intérêt. Il faut parfois accepter de subir si les circonstances l’exigent. Et être fort dans les têtes, ne pas se prendre pour d’autres. Il faut comprendre que Blois est derrière nous, c’est du passé et il ne faut pas croire que c’est acquis.

D’autant que Lannion est prévenu après votre performance contre Blois. C’est aussi un club qui est en difficulté en championnat et qui peut se servir de la Coupe comme d’une bouffée d’oxygène… 

Exactement. Je pense qu’ils vont arriver avec une concentration maximale. Si Blois est peut-être arrivé en dilettante, ce ne sera pas le cas de Lannion, dimanche. Après, il ne faut pas oublier qu’on a beaucoup souffert en deuxième mi-temps contre Blois. Sans un grand Thomas Chatalen, on ne serait peut-être pas là en train de parler de ce huitième tour. On a eu de la réussite et il faudra que celle-ci soit encore avec nous si on veut aller plus loin dans la compétition.

Si vous ne deviez n’en choisir qu’un, que préfériez-vous entre un 1/32e de finale de Coupe de France et une montée en Régional 1 ? 

Je dirais un 1/32e de finale mais uniquement si c’est contre un club de Ligue 1 ! Maintenant, il y a encore un tour à passer pour en reparler !

Tous propos recueillis par Romain PECHON

ESC LONGUEAU (R2) – LANNION (N3)

8ème tour de Coupe de France

Dimanche 9 décembre, 13h30

Stade Emile Noël, Longueau

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