Kévin Vanpuywelde : « J’avais confiance en moi mais je ne pensais pas autant marquer »

Élu joueur amateur du mois de novembre par les lecteurs du 11 Amiénois, Kévin Vanpuywelde a répondu à nos questions. Produit de la formation longacoissienne, l’attaquant de 24 ans brille dans le sillage d’un club leader de Régional 2 et encore en course en Coupe de France.

Kévin, vous avez été élu joueur amateur du mois par nos lecteurs, quelle est votre réaction ?

Cela fait toujours plaisir. C’est une belle reconnaissance et une récompense du bon début de saison de l’équipe. Ce genre de discussion fait surtout parler du club, c’est positif pour moi et mes coéquipiers.

Quel a été votre parcours ? 

J’ai commencé à Longueau dès l’âge de 5 ans. J’y suis resté jusqu’aux benjamins, avant de signer à Camon à mes 13 ans. J’avais fait les détections au collège Edouard-Lucas et l’entraîneur de Camon m’avait sollicité. J’y ai joué jusqu’à 19 ans, en évoluant en U17 Nationaux avec eux. Je suis alors revenu à Longueau et j’ai intégré la saison suivante les seniors sous les ordres de Cyrille Chaillou.

Quelles sont vos relations avec Sébastien Léraillé, son successeur ? 

Je dois avouer que nous, les joueurs, on n’avait pas trop compris le choix du président. Sachant qu’on avait fait un 8e tour de Coupe de France et qu’on venait de faire une montée en DH (ndlr : l’actuel Régional 1), ça ne nous semblait pas opportun. Après, on a appris à connaître Sébastien, son intégration s’est faite au fur et à mesure. Aujourd’hui, on s’entend très bien et tout se passe bien entre nous.

Quelles sont vos principales qualités ? 

Je pense être puissant et disposer de vitesse. Je sais aussi être solidaire avec les copains quand j’en ai envie (rires). Parfois, je suis un peu fainéant mais ça vient avec le temps. Puis, quand on gagne des matches importants en faisant des efforts, on apprend à aimer ce genre de sacrifice.

C’est aussi nécessaire depuis que vous évoluez davantage sur un côté… 

C’est vrai que j’aimais bien évoluer en pointe. Maintenant, j’apprécie aussi le fait d’évoluer sur un côté et Sébastien aime bien m’utiliser là. Ce ne sont pas les mêmes efforts et j’ai beaucoup plus de ballons à négocier. Dans l’axe, on négocie beaucoup de ballons dos au jeu, c’est moins plaisant et ça demande des qualités différentes.

Êtes-vous surpris par ce très bon début de saison ?

Un peu, quand même. J’avais confiance en moi mais je ne pensais pas autant marquer. Collectivement, non, parce que je connaissais la force et la valeur de ce groupe. Cela ne pouvait que bien se passer.

Vous donnez le sentiment d’être un peu intouchable en ce début de saison…

C’est le sentiment que l’on peut avoir. On a surtout été challengé en coupe depuis le début de saison. Ce sont des gros matches que l’on adore jouer. En championnat, on a l’effectif pour faire de très bons résultats et on parvient à le faire depuis le début de saison.

N’est-ce pas trop frustrant justement de se retrouver en Régional 2 ?

Sachant que l’on avait fait le boulot sur le terrain, on peut le dire. Maintenant, on ne sait pas ce qu’on aurait donné en Régional 1 avec le regroupement des deux régions. Les équipes du Nord donnent le sentiment d’être bien plus fortes que les équipes picardes. Une année en Régional 2 peut finalement être un mal pour un bien. On a eu la chance que les joueurs qui s’étaient engagés avant la rétrogradation jouent le jeu. Finalement, tout le monde s’est investi pour le club et ça se passe très bien.

Cette décision a finalement renforcé le groupe…

Oui, il y a un véritable sentiment de revanche. On veut prouver à tout le monde que l’on avait le niveau pour jouer plus haut. Maintenant, on pourra dire qu’on est une équipe qui méritait le Régional 1 si on décroche notre montée en fin de saison. Aujourd’hui, je ne prête pas trop attention aux résultats de nos concurrents. Tant que l’on gagne, on restera en haut et notre objectif est de remonter en Régional 1.

Vous qui avez été kiné auprès de l’Amiens SC ces dernières saisons, quel regard portez-vous sur la formation de Christophe Pélissier, en délicatesse en Ligue 1 ? 

Je ne suis pas surpris. La deuxième saison en Ligue 1 est toujours plus compliquée. Amiens est attendu cette année. Le groupe est aussi moins étoffé alors que les blessures handicapent l’équipe, notamment sur le plan offensif. C’est une saison charnière et tous les signaux sont un peu au rouge actuellement. Il faut qu’un groupe se dégage, qu’ils aillent tous dans le même sens pour espérer s’en sortir. Ce sera compliqué, ça va se jouer en fin de championnat.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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