Si l’Amiens SC attend encore la date de sa prochaine audience devant le juge des référés du Conseil d’Etat, Le Mans et Orléans, qui remettent en cause leur relégation en National, ont été entendus par le représentant de la plus haute juridiction administrative, ce vendredi. Une audience au cours de laquelle la Ligue a fait machine arrière pour s’associer à la Fédération. Explications.

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Le Mans et Orléans déboutés ?

La pilule va visiblement être difficile à avaler pour le Mans et Orléans. Si l’assemblée générale de la LFP avait voté à 57% l’élargissement de la Ligue 2 à 22 clubs pour la saison 2020-2021, permettant aux deux clubs respectivement 19e et 20e de se maintenir, le Comité exécutif de la Fédération avait refusé cet élargissement moins d’une semaine plus tard, au nom de l’intérêt général du football français. Une décision contestée dans un premier temps auprès du CNOSF puis par le biais d’un recours en référé-suspensif auprès du Conseil d’Etat.

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Contrairement à Amiens, le Mans et Orléans peuvent se targuer d’un vote démocratique en leur faveur, là où Amiens n’a recueilli que 25% des voix lors du vote pour une Ligue 1 à 22 clubs, et surtout d’une ouverture par le biais de la convention liant la LFP et la FFF, celle-ci permettant à la Ligue 2 de se disputer entre 16 et 22 clubs. Pourtant, Arnaud Rouger, directeur des activités sportives de la LFP a fait le choix de s’asseoir aux côtés des avocats de la FFF lors de l’audience au Conseil d’Etat.

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Ces derniers ont ainsi avancé plusieurs arguments pour justifier l’opposition du Comex de la FFF à propos d’une Ligue 2 à 22 clubs : le risque pour la santé des joueurs, le casse-tête organisationnel et les « effets en cascade » qui en découleraient dans les divisions inférieures. Ce à quoi les avocats du Mans et d’Orléans ont opposé la possibilité de disputer quatre journées supplémentaires en raison de la suppression de la Coupe de la Ligue, tout en sachant que des journées pourraient être disputées en semaine, de manière concomitante avec les compétitions européennes, aucun club de Ligue 2 n’était qualifié pour l’Europa League, afin de faire rentrer les 42 journées de championnat entre la fin août et la mi-mai.

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Estimant que « le motif d’une harmonisation de la règle à tous les niveaux est déterminant », Bertrand Dacosta, le jugé des référés du Conseil d’Etat, rendra son ordonnance en début de semaine prochaine. Celle-ci s’avérait favorable aux instances du football français, elle sonnerait sans doute aussi le glas des espoirs de l’Amiens SC.
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