Alors que la Ligue de football professionnel (LFP) s’appuie sur les propos tenus par Edouard Philippe, le Premier ministre, le 28 avril dernier, pour justifier les décisions prises par son conseil d’administration deux jours plus tard, le gouvernement n’a pas jugé utile de se faire représenter lors de l’audience au Conseil d’Etat, ce jeudi. Une absence qui a quelque peu irrité l’instance en charge de l’organisation des compétitions professionnelles. 

La LFP mise dans l’embarras

Et si la ligne de défense de la LFP ne tenait plus qu’à un fil ? Ce qui est sûr, c’est que celle-ci ne cesse de s’étioler au fil des jours. Après les propos remarqués de Roxana Maracineanu, la ministre des sports, à quelques heures de l’audience devant le juge des référés du Conseil d’Etat, c’est bel et bien l’absence de représentation du gouvernement qui a surpris du côté de l’avocat de la LFP : « Si je m’en tiens aux déclarations du Premier ministre, qui n’ont pas varié ces dernières semaines, je suis un peu gêné que le gouvernement ne vienne pas défendre ici les décisions qu’il a prises. »

Ce qui est sûr, c’est que le Conseil d’Etat devrait rendre sa décision en début de semaine prochaine à propos d’une éventuelle reprise de la saison 2019/2020. Effectivement, le juge des référés ne jugera pas sur un possible passage d’une Ligue 1 à 22, ce dernier ayant juste le pouvoir de suspendre les décisions prises par la LFP, qui de son côté pourra encore refuser d’appliquer une potentielle injonction du Conseil d’Etat. Dès lors, Amiens pourra toujours saisir le juge administratif du Conseil d’Etat. Tout ça, avec l’absence remarquée du gouvernement.

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