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Faisant preuve d’abnégation dans son combat pour le maintien en Ligue 1, l’Amiens SC a dépose un nouveau recours en référé-suspensif auprès du Conseil d’Etat. Et parmi les nombreux arguments avancés par le club picard, celui d’un argumentaire fallacieux de la Ligue à propos de la question financière pourrait bien faire mouche. 

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La Ligue aurait « gonflé » ses chiffres

Pour justifier son refus du passage à 22 clubs en Ligue 1, la Ligue de football professionnel (LFP) a avancé un chiffre de nature à faire peur aux autres clubs. Selon l’instance, un tel ajustement, ne serait-ce que pour une seule saison, ferait perdre jusqu’à 122,5 millions d’euros de droits TV aux 20 clubs initialement engagés en Ligue 1 (hors Amiens et Toulouse). Un chiffre vivement contesté par Bernard Joannin : « Le directeur général de la Ligue n’a cessé de dire dans les médias qu’une Ligue 1 à 22 était impossible, rappelle le président de l’ASC. La Ligue a monté un dossier à charge, dénué de fondements et avec beaucoup d’éléments totalement faux. »

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Parmi les 122,5 millions d’euros, 112,5 millions d’euros correspondraient au montant des aides à la relégation à verser aux quatre clubs amenés à descendre en fin de saison prochaine, pour ramener la Ligue 1 à 20 clubs en 2021/2022. Or, d’après les conseils juridiques et financiers de l’ASC, cette somme serait délibérément gonflée, prenant l’hypothèse d’une relégation d’un pensionnaire historique de la Ligue 1 (Lille, Saint-Etienne, Bordeaux ou Rennes), et en réalité assez peu probable. En outre, la Ligue semble oublier les économies réalisées sur cette même aide à la relégation cette saison. Dans l’optique d’une réintégration d’Amiens et Toulouse, ce sont pas moins de 20 millions d’euros qui ne seront pas à dépenser par la Ligue cette année.

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Prêt à consentir des efforts, l’Amiens SC a même proposé d’abandonner sa part d’augmentation des droits TV. Une part fixe de 18 millions d’euros qui pourrait alors être redistribuée aux autres clubs. L’ensemble de cet argumentaire financier devrait faire partie d’un des angles d’attaque des avocats de l’Amiens SC lors de la nouvelle audience devant le juge des référés du Conseil d’Etat. Affaire à suivre. En attendant, Bernard Joannin continue de marteler que « le maintien d’Amiens et Toulouse n’aurait pas coûté le moindre euro à personne« .

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