Courtisé par plusieurs clubs étrangers et désireux de poursuivre sa carrière à un plus haut niveau de compétition, Saman Ghoddos pourrait être amené à quitter l’Amiens SC dans les prochaines semaines. À moins que le club picard ne décide de retenir son meneur de jeu sous contrat jusqu’en 2023. Une option réellement envisageable ? On en débat !

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OUI par Antoine Chauvin

Retenir Saman Ghoddos serait une erreur pour l’ASC autant sportivement qu’économiquement. En effet, bien qu’il ne se soit jamais vraiment installé dans le 11 type de l’équipe, que ce soit à cause de blessures, suspensions ou compétitions internationales, l’Iranien a eu le temps de démontrer ce qu’il valait. Une très bonne technique, un danger sur tout type de coup-franc, une frappe efficace, des qualités que l’on a tous pu observer pendant ses 35 matches disputés avec le club picard. Mais à côté de tout cela, on a surtout pu remarquer que ce joueur n’était pas fait pour le championnat français.

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Effectivement, on a trop souvent vu un Saman effacé sur le terrain, à contre temps de ses coéquipiers. Je pense que l’Iranien n’est pas fait pour la L1 ni la L2, pour la simple et bonne raison que ce sont des championnats très rugueux, où la vitesse et l’engagement sont 2 composantes indispensables pour réellement peser dans un match. À l’image d’un Ganso impressionnant techniquement mais inadapté aux besoins de l’équipe, la Ligue 2 ne permettra pas à Ghoddos de s’illustrer comme tout le monde pourrait l’espérer.

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Un transfert à Brentford, s’il se concrétisait à 6-8M€, apporterait au club une manne financière non négligeable pour reconstruire une attaque en travaux avec des joueurs plus adaptés aux prérequis de la Ligue 2. Il permettrait également de se séparer d’un salaire trop important pour le club, tout en libérant d’un poids Luka Elsner qui, comme Christophe Pélissier, n’a pas trouvé de placement idéal sur le terrain pour faire briller l’une des recrues les plus onéreuses de l’histoire de l’ASC. Une porte de sortie idéale pour l’attaquant iranien qui a fait savoir qu’il ne souhaitait pas évoluer dans l’antichambre de la Ligue 1, et qui se relancerait dans un championnat plus technique.

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NON pour Romain PECHON

Economiquement, un départ de Saman Ghoddos s’entend parfaitement. Sportivement, la donne est bien différente. Alors que la quasi-totalité de l’effectif de la saison dernière a déjà ou va bientôt quitter le club, comme annoncé par nos soins au début du mois de mai, Amiens a tout intérêt à s’appuyer sur une colonne vertébrale déjà présente la saison dernière. Celle-ci pourrait bien être constituée de Régis Gurtner, Nicholas Opoku (dont le retour est espéré et attendu), Alexis Blin, Saman Ghoddos et Juan Otero. Sur le papier, cette épine dorsale est extrêmement séduisante pour la Ligue 2. Elle le serait beaucoup moins sans le meneur de jeu iranien, que Luka Elsner a souvent présenté comme son leader offensif depuis le début de la saison.

En outre, Saman Ghoddos sort d’une saison blanche ou presque. Arrivé en Picardie pour près de six millions d’euros à l’été 2018, il apparaît peu probable qu’un club aligne une somme similaire voire supérieure pour lui permettre de quitter Amiens dans les prochaines semaines. À moins que les dirigeants samariens ne se montrent très persuasifs et inventifs dans les négociations avec les clubs intéressés. De son côté, le joueur doit aussi se relancer et retrouver son meilleur niveau, celui qui lui avait permis de briller en Europa League et de susciter la convoitise de nombreux clubs européens, il y a deux ans de cela. Quoi de mieux que de le faire dans un contexte qui lui est familier, où l’on est à même de lui confier les clés du jeu.

Sur le papier, les deux parties ont donc tout intérêt à tenter de se relancer ensemble. Reste la question du salaire de Saman Ghoddos, qui pourrait vite devenir un poids difficile à supporter pour un club de Ligue 2. Reste aussi les nombreuses interrogations sur les envies de Saman Ghoddos, qui n’a jamais exclu un départ même s’il a souhaité prendre part à la préparation estivale et débuté la saison sous le maillot amiénois, contrairement à bon nombre de ses (ex)-coéquipiers. Si l’Iranien finit par demander son départ, il faudra très certainement s’y résoudre. En attendant, Amiens y perdrait beaucoup et a donc tout intérêt à éviter une telle situation.

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jul
jul
1 mois il y a

Un autre mercenaire qui a plus d ambition que de talent malheureusement tout ses joueurs n’ont pas compris l’an dernier que c etait une opportunite pour eux de se reveler a amiens les seus qui l ont compris sont Kraft et peeters

Alliote
Alliote
1 mois il y a

NON:L asc a besoin d’un joueur comme Saman
OUI :Car il a besoin d’évoluer dans d’autres club pour sa carrière pro.ca serait égoïste de le retenir car il prend de l’âge et dans le foot,ça va-vite une carrière

Nabla
Nabla
1 mois il y a

Je pense que le problème de la vente de Ghoddos est directement lié à son eventuel remplacement et au système dans lequel l’Amiens SC souhaite jouer.

Ces deux points sont liés.

le 4-4-2 est complexe dans tous les cas et peu envisageable, Ciss et Otero en plus de manquer de vitesse sur les ailes ne peuvent etre des leaders techniques ce qui necessite un buteur (remplacant de Guirassy) et surtout un neuf et demi (Ghoddos). Ce qui ferait 2 joueurs complémentaires et avec une bonne entente à trouver en peu de temps…

pour le 4-3-3, le probleme se situe au milieu de terrain, Lomottey et Blin sont tous les deux des joueurs de « pointe basse » et manqueraient de complémentarité pour lancer les offensives Amienoises… la seule solution serait de repositionner ciss au milieu et de recruter un joueur type mezzala tout en faisant de Lomottey la doublure de Blin.

reste donc la solution la plus probable: notre bon vieux 4-2-3-1…. Dans ce systeme, Ciss parrait parfait sur l’aile gauche comme pivot pour lancer lewis qui semble avoir une bonne qualité de centre, sur l’aile droite c’est plus compliqué avec Otero et Alphonse. Dans tous les cas, si on imagine une paire Blin-Lomotey au milieu, il faudrait alors un meneur de jeu (Ghoddos) et 9 puissant physiquement pour receptionner les centre de Lewis et Otero (à peu pret la seule qualité de ce dernier…).

Conclusion du débat:

– OUI: si Ghoddos est remplacé par un meneur de jeu assez puissant pour soutenir l’attaquant et casser les lignes

– NON: Si Ghoddos est remplacé par un aillers, un buteur ou quoi que se soit d’autre…