Une semaine après un succès en supériorité numérique contre Lille (1-0), l’Amiens SC a cédé face au FC Nantes (1-2), pour sa deuxième réception de suite en trois matches. Voici les trois principaux enseignements de cette rencontre.

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Un nouveau carton rouge

A croire que tous les matches de l’Amiens SC vont se jouer en infériorité numérique cette saison ! Après Eddy Gnahoré à Nice et le Lillois Boubakary Soumaré le week-end dernier, c’est Bakaye Dibassy qui a regagné prématurément les vestiaires, samedi soir. Auteur d’une grosse faute sur la cheville d’Abdoulaye Touré, l’international malien n’a pas contesté son expulsion. Un scénario frustrant pour Alexis Blin, redescendu en défense centrale en fin de rencontre : « On joue encore à dix pendant 60 minutes. C’est dur pour les jambes et dans les têtes. On se tire encore une balle dans le pied car à un de moins, on défend plus bas, on subit. » Jusqu’à finir par perdre malgré une égalisation heureuse de Bongani Zungu, tout juste entré en jeu. Mais comme à Nice, là encore, Amiens a craqué en fin de partie.

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Un réel manque de profondeur 

Saman Ghoddos blessé, c’est Cheick Timité qui a débuté la rencontre. Plutôt discret durant les premières minutes de la rencontre, le jeune attaquant ivoirien a ensuite été la victime collatérale de l’expulsion de Bakaye Dibassy, laissant sa place à Jordan Lefort pour rééquilibrer le tout. Quoi qu’il en soit, Amiens manque vraiment de solutions à certains postes, à commencer par la défense. Propulsé titulaire en raison du départ d’Emil Krafth, Christophe Jallet a eu toutes les peines du monde à terminer le match, le but victorieux de Nantes venant même de son côté. Enfin, Luka Elsner se retrouve avec seulement deux joueurs aptes en défense centrale pour le déplacement à Toulouse, Bakaye Dibassy étant automatiquement suspendu pour ce match. Une situation intenable sur la durée.

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Les coups de pied arrêtés posent souci 

Après avoir encaissé deux buts sur phases arrêtées à Nice, Amiens a encore craqué dans ce domaine, samedi soir. Danger identifié, Kalifa Coulibaly a néanmoins réussi à s’extraire du marquage de Serhou Guirassy pour venir couper la trajectoire du corner de Mehdi Abeid d’une tête croisée qui ne laissait aucune chance à Régis Gurtner. « On avait été excellent contre Lille sur cet aspect et là on a encore été pris par manque de vigilance, regrette Elsner. Forcément, à un joueur de moins, cela a un impact aussi. C’est typiquement un moment qu’on doit gérer beaucoup mieux, même en infériorité numérique. C’est notre devoir de sensibiliser les joueurs et d’y travailler. » Outre la capacité à éviter les cartons rouges, c’est effectivement l’autre chantier défensif prioritaire de l’Amiens SC en ce début de saison.

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Romain PECHON

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Antoine
Antoine
1 année il y a

Ce qui est frustrant, c’est l’incapacité récurrente à tenir davantage le ballon en fin de match pour subir un peu moins. Mais ce n’est pas nouveau, c’est ainsi depuis quelques années. Parfois, ça passe mais à force de subir avec des adversaires qui poussent en fin de match le risque est grand de prendre un but. Est-ce dans la tête, un déficit technique qui allié à la fatigue pousse à dégager loin … et voir revenir le ballon quelques secondes plus tard?

Sébastien
Sébastien
1 année il y a

Christophe JALLET a été l’homme du match, vu de la tribune, tous les ballons passant par lui étaient distillés avec précisions et qualité.