A la veille du nouveau vote du Conseil d’administration de la Ligue, poussé par le Conseil d’Etat à réétudier le format de la Ligue 1 pour la saison 2020/2021, nous nous sommes plongés sur l’historique récent des clubs relégués en Ligue 2. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la perspective de faire l’ascenseur est loin d’être acquise. D’où l’importance de ne pas être relégué sur la base d’une saison tronquée. Décryptage.

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Metz et Troyes, les exceptions

Remonter en Ligue 1 après une descente s’apparente bien plus souvent à une sinécure qu’à une promenade de santé. C’est bien simple depuis la saison 2010/2011 seules trois remontées sont arrivées sur les vingt-sept clubs qui ont connu la désillusion de la relégation. Metz a réussi ce qui s’apparente donc à un exploit par deux fois (ndlr : en 2015/2016 et 2018/2019), accompagné par Troyes, vainqueur de Lorient en barrages en 2016/2017. Ce chiffre bien peu élevé s’explique néanmoins plutôt facilement. Entre coups au moral, changements majeurs dans l’effectif et nouveau cycle sportif et financier à amorcer, la donne est très compliquée à gérer pour un relégué.

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Ce sont ces nouveaux cycles qui pourraient mettre l’Amiens SC en difficulté, notamment celui concernant le renouvellement des joueurs. Car le club de Bernard Joannin devrait perdre une très grande partie de son effectif professionnel si la descente était actée et devra repartir sur un nouveau groupe qui devra être rompu aux difficiles joutes de la Ligue 2 sans y laisser trop de plumes dès les premières rencontres. En effet, prendre un mauvais départ pourrait être synonyme de nouvelle saison galère et amener à des situations extrêmement compliquées comme celles qu’ont pu connaître Grenoble et Évian-Thonon-Gaillard, doublement relégués respectivement en 2010/2011 et 2015/2016.

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Cependant, tout n’est pas forcément noir dans une saison disputée en Ligue 2 dans la peau d’un relégué. Tout d’abord, bien plus de clubs ont connu une saison relativement tranquille comparativement à ceux ayant été dans la difficulté. En effet, dix-neuf formations ont fini dans le top 10, dont huit ayant joué – voire obtenu – la montée jusqu’au bout quand seulement huit ont fini en deuxième partie de tableau. Surtout, les dirigeants amiénois ont eu un geste fort que peu de relégués se permettent : prolonger son entraîneur. Et c’est bien là que la différence pourrait se faire positivement pour l’Amiens SC. Si une grande partie de l’effectif devra s’habituer à un nouvel environnement, ce ne sera pas le cas de Luka Elsner, déjà prêt à repartir au combat pour ramener la formation picarde dans l’élite. C’est peut-être ici que l’ASC gagne un premier pari.

Malgré tout, le club amiénois n’est plus à un exploit près. Car sur la même période démarrée en 2010/2011, seules quatre équipes ont connu une double-montée de National en L1, dont l’Amiens SC. Qui cherchera donc à faire de nouveau mentir les statistiques, si la LFP l’envoie définitivement en L2 dans les jours à venir.

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