Auteur d’un bon match nul à Lyon, l’Amiens SC doit désormais bonifier ce résultat et surtout confirmer son sursaut contre Monaco, la deuxième meilleure attaque du championnat, pour éviter de s’embourber dans la zone rouge. Et même s’il s’attend à un match difficile, Luka Elsner ne manque pas d’ambition à l’approche de cette rencontre. Entretien.

Ce match nul à Lyon donne le sentiment d’avoir fortement regonflé le moral des troupes…

Ça fait certainement du bien, rien que par les quelques sourires dans l’avion du retour. Maintenant, pour nous, c’est essentiel de comprendre que ce n’est qu’un petit pas, pas plus que ça, mais il était important de le réaliser parce que ça nous fixe l’objectif pour la suite dans la manière dont on doit aborder les matches et dont on doit jouer. C’est juste un tout petit pas, et tant que nous ne serons pas en position d’être maintenus, il faudra être dans cette démarche. Qu’est-ce qu’il se passe demain ? Que faire pour être encore meilleur ou continuer sur la dynamique créée contre Lyon ? C’est tout l’objectif et notre énergie n’est liée qu’à ça. Si ce match-là nous donne confiance, je l’espère, forcément.

Pour que ce résultat ne reste pas le bon coup d’une soirée, il est important de le bonifier à l’occasion de la venue de Monaco, ce samedi…

Considérons que c’est Monaco qui vient, que c’est une des meilleures équipes offensives de la Ligue et que ça va être un match très difficile pour nous. Il faudra que l’on soit très bons physiquement, que l’on puisse courir, que l’on soit bien organisés, peut-être dans un schéma différent et remettre l’intensité nécessaire sur 95 minutes pour espérer accrocher quelque chose. Il y a ces données à prendre en compte, mais certainement que le match à Lyon nous permet d’envisager de manière positive le match de demain.

Comment parvenir à cerner cette équipe de Monaco, qui a changé d’entraîneur et qui démontre beaucoup d’irrégularité depuis le début de saison ?

C’est compliqué, ils ont eu beaucoup de changements dans les principes et les systèmes de jeu, dans les joueurs qui occupent ces postes, parfois forcés, parfois choisis. Ce n’est pas évident mais c’est la loi dans les équipes où il y a beaucoup de changements. Aujourd’hui, force est de constater qu’ils sont capables de marquer beaucoup de buts à chaque match, ils ont un arsenal offensif, tant bien sur le jeu construit que sur les phases de transition, qui est très important. Si on veut avoir une chance de réussir notre match et de prendre des points, il faudra que l’on s’attache à limiter leur expression offensive.

Ce sera votre troisième match en l’espace de trois semaines, cela nécessite-t-il des changements ?

C’est une donnée à prendre en compte, mais aujourd’hui, tout passe par notre mental et notre capacité à avoir confiance en nous pour nous donner à 100%. Il est clair qu’à Lyon, nous avons laissé des forces et la décision sera importante à prendre sur d’éventuelles modifications ou non. On est dans une phase où nous avons besoin de continuité, et la performance est l’élément qui va primer. Je considère que nous n’avons pas un rythme exceptionnel non plus et que l’on doit être capables de générer beaucoup de force et d’énergie, même en répétant un match tous les trois jours.

Avez-vous le sentiment d’avoir trouvé le bon équilibre ? 

Un petit peu. Maintenant, ça ne nous donne pas de garantie pour la suite, mais je pense qu’aujourd’hui, l’équipe a besoin de stabilité, d’avoir un chemin tracé, et que tout le monde doit s’y retrouver. On a un grand besoin des éléments qui vont venir du banc pour insuffler de l’énergie. On a besoin de tout le monde mais on a un chemin que l’on s’est tracé et que l’on va essayer de suivre et dans lequel il faudra s’investir à 100%.

Le fait d’être 19e change-t-il quelque chose dans votre approche des matches et de la situation ?

La place ne peut pas changer notre approche des choses. Notre approche doit se baser sur les matches et ce que l’on doit faire et d’avoir un plan de jeu clair par rapport à Monaco en ayant des joueurs concernés pour le faire. La situation aujourd’hui, au classement, certainement qu’elle nous préoccupe mais elle ne prend pas notre entière concentration, loin de là. Ça n’ajoute pas de pression supplémentaire. On a été dans une situation délicate depuis suffisamment longtemps pour que la pression soit moins présente et qu’elle crée moins d’anxiété.

Le groupe continue donc de bien vivre malgré sa situation au classement ?

C’est bateau de dire qu’un groupe vit bien. Je ne pense pas que l’on vive bien notre situation au classement aujourd’hui mais par contre, on n’a aucune perte de signal. Tout le monde est accroché, très concerné, motivé et se sent capable de réussir ce défi qu’est maintenir Amiens en Ligue 1. Dans cette voie-là, je pense que le groupe est dans la bonne direction et sait ce qu’on est capables de réussir. Par rapport à ça, il n’y a aucun doute. Le groupe vit bien parce que les garçons s’entendent plutôt bien et sur le terrain, il y a une certaine osmose qui s’est créée. Par contre, on ne vit pas bien notre situation et on voudrait la modifier.

Propos recueillis par Romain PECHON

AMIENS SC – AS MONACO 

24ème journée de Ligue 1 Conforama

Stade Crédit Agricole la Licorne, Amiens

Arbitre : M. Thual

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