Battu à Rennes (3-1), l’Amiens SC a vu sa belle série prendre fin après six matches toutes compétitions confondues sans défaite. Intéressants en première période, les Amiénois ont laissé entrevoir leurs lacunes au retour des vestiaires. Voici les trois principaux enseignements de la rencontre. 

Encore trop de buts encaissés

Depuis le début de saison, de nombreux observateurs vantent le jeu prôné par Luka Elsner. Et s’il est vrai qu’Amiens a souvent affiché un dynamisme et une envie de se porter vers l’avant, cela s’est trop souvent accompagné d’un trop grand nombre de buts encaissés. Depuis le début de saison, Régis Gurtner a déjà été chercher le ballon à vingt reprises dans ses filets. Soit une moyenne de 1,5 but encaissé par rencontre, faisant d’Amiens la dix-huitième défense du championnat. Pourtant, le tandem Dibassy-Chedjou a clairement trouvé ses marques tandis que Régis Gurtner n’a absolument rien à se reprocher à l’exception du match perdu contre Bordeaux (1-3). Comme à Toulouse, fin août, Amiens a tout simplement perdu sa structure collective, laissant des espaces béants entre les lignes. Aussi enthousiasmante soit-elle, la formation picarde devra resserrer les boulons pour espérer se maintenir.

Un tandem qui n’a pas tenu le choc

Dix jours après une sortie convaincante en Coupe de la Ligue, le duo Monconduit-Zungu était relancé à l’occasion du déplacement à Rennes. Un choix assez surprenant qui n’a finalement pas porté ses fruits. Si les deux hommes ont tenu le choc en première période, ils ont progressivement sombré en seconde période. « Sur la première mi-temps, on n’a pratiquement rien laissé à l’adversaire et on a su marquer un joli but . J’ai trouvé Bongani et Thomas au niveau, comme toute l’équipe, analyse Elsner. Je pense que l’on a plutôt dominé les débats, en tout cas, on n’a pas été mis en difficulté. A partir du moment où les espaces se sont ouverts et que l’on a raté nos occasions de passer devant au score, la dynamique a changé et ils ont, comme toute l’équipe, été un peu plus en souffrance. » Même s’il ne l’avouera pas, Luka Elsner a perdu son pari de relancer les deux hommes et regrettera peut-être de ne pas avoir fait jouer Alexis Blin, son baromètre depuis le début de la saison.

Kakuta, le parfait symbole

Auteur d’une très bonne première période, qui aurait pu le voir ouvrir le score avant de délivrer une très belle passe décisive à Serhou Guirassy, Gaël Kakuta symbolise parfaitement une équipe d’Amiens séduisante mais trop souvent sur courant alternatif depuis le début de saison. Avec trois passes décisives au compteur, le bilan comptable du meneur de jeu est tout sauf indigent mais encore en deçà des attentes placées en lui. Dans la même veine, Amiens, avec seize points et une quinzième place, est parfaitement dans les clous du maintien au tiers du championnat. Pour autant, au regard des commentaires élogieux sur le jeu, des matches remportés contre Lille et Marseille – deux cadors du championnat – et du sentiment global laissé après chaque match, Amiens n’est finalement pas plus avancé que les saisons précédentes. Avec quatre points d’avance sur le premier relégable, Amiens a plus que jamais son destin en main mais devra très certainement lutter durant une très bonne partie de la saison pour assurer son maintien.

Romain PECHON

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1 COMMENTAIRE

  1. Deux joueurs historique n’ont plus le niveau pour jouer a l’Amiens SC Dibassy je ne remets pas en cause ses qualites ni sa personnalite mais le niveau et trop haut pour lui et Montconduit il a été le fer de lance d’amiens pendant plusieurs saison mais pareil comme pour dibassy il n’as plus le niveau.
    Donc deux possibilités soit ce sont des remplacants soit on les laissent changer d’air ; pour service rendu et étant encore assez jeune ils auront surement d’autres défis pour s’accomplir mais leur temps est fait à Amiens

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