L’Amiens SC peut-il stopper l’hémorragie face aux cadors ?

Amiens SC Gendrey
Panoramic

Au ralenti depuis plus d’un mois et désormais hors course pour la montée, l’Amiens SC va défier quatre des cinq premiers du championnat d’ici la mi-mars. De quoi craindre le pire pour une équipe qui avait eu toutes les peines du monde face à ces mêmes adversaires sur la phase aller ? 

Un chemin de croix en perspective ?

Une victoire en sept matches et cinq rencontres sur cette même période sans inscrire le moindre but, l’Amiens SC vit une phase retour particulièrement laborieuse, alors que le calendrier était plutôt équilibré jusqu’ici avec notamment des matches contre Pau, Châteauroux, le Havre et Caen. Loin d’être idéal au moment de défier quatre des cinq premiers de Ligue 2 (Toulouse, Auxerre, Clermont et Troyes) en l’espace de trois semaines. Le tout en sachant que les Amiénois n’avaient pris qu’un point sur douze possibles face à ces mêmes adversaires sur la phase aller. Une prolongation de série noire pourrait ainsi propulser Amiens dans un tout autre chemin début avril : celui pour le maintien en Ligue 2. « Il faut être conscient de notre potentiel et de nos manques, reconnaît Oswald Tanchot. A un moment donné, si le classement le nécessite, on aura peut-être un autre discours et d’autres intentions. C’est bien de vouloir être protagoniste du match mais pour ça il faut aussi avoir un potentiel offensif qui te permette d’être tueur quand tu as l’occasion de l’être. « 


Amiens SC : Oswald Tanchot ne cesse de tâtonner

Le problème est que l’Amiens SC est déjà dans le dur, jouant avec un bloc bas, en grande difficulté pour remonter tout le terrain et approcher dans de bonnes conditions la surface de réparation adverse. Dès lors, une question se pose : Comment faire autrement et parvenir à relever la tête face à une adversité qui va monter d’un cran sur les prochains matches ? « Je ne vois pas comment faire, souffle Fabien Reinert, supporter et polémiste de la Tribune des Sports de France Bleu Picardie. Il ne se passe rien dans le jeu. Je ne vois même pas comment on peut faire autrement. » « En réalité, Amiens a déjà adopté le plan de jeu d’une équipe qui joue le maintien, qui est sur la défensive, clame Romain Pechon. Depuis plusieurs matches, il n’y a que deux joueurs offensifs sur le terrain et trois milieux à vocation très défensive. » Parce qu’Oswald Tanchot a toujours été persuadé qu’il ne pouvait pas faire mieux avec cette équipe ? « Cela fait longtemps qu’il ne parle que de maintien, rappelle Antoine Caux, notre confrère du JDA. Il sait mieux que quiconque le potentiel de cette équipe. »


Samuel Ollivier (beIN Sports) : « L’Amiens SC n’a pas su s’adapter à la Ligue 2 »

Et l’entraîneur de l’ASC apparaît aujourd’hui désabusé et quelque peu résigné par le visage affiché par son équipe. « On l’avait très actif à ses débuts, avant même sa prise de fonctions quand il était encore que l’adjoint de Luka Elsner, rappelle Romain Pechon. Aujourd’hui, il semble subir la situation et être conscient que cette équipe n’est pas capable de faire beaucoup mieux, qu’elle est trop limitée pour performer dans la durée et qu’il n’y a plus beaucoup de ressort pour relancer cette équipe. » Si ce n’est peut-être l’orgueil, la volonté des joueurs de répondre aux critiques et de démontrer qu’ils valent mieux que cette anonyme onzième place après deux-tiers du championnat. Encore faut-il que ce vestiaire soit pleinement concerné et uni pour ne pas être de simples « figurants » sur cette fin de saison comme il l’a été en première mi-temps face à Sochaux de l’aveu même d’Oswald Tanchot après la rencontre.


A défaut d’être de l’héritage des braqueurs, que certains joueurs revendiquent à tort aujourd’hui, ce groupe a l’occasion de prouver sur les quatre prochains matches qu’il est au moins digne de porter le maillot de l’Amiens SC. 

La Rédaction

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