En instance de départ, Serhou Guirassy sera cette fois-ci absent contre Boulogne-sur-Mer, ce vendredi.

Avec une défense particulièrement décimée et à l’issue d’une semaine de stage au Touquet, l’Amiens SC dispute son premier match de préparation contre le Touquet, ce vendredi. Une première sortie, plus de quatre mois après le dernier match officiel, qui aura comme principal objectif de reprendre le contact avec le terrain dixit Luka Elsner. Entretien.

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Comment se passe ce stage de préparation estivale au Touquet ? 

Tout se passe très bien, les conditions sont bonnes. Nous avons réussi à bien travailler sur le début de la semaine. Depuis vendredi dernier, nous avons cinq jours très chargés, avec même une triple séance mardi. On redescend progressivement pour avoir un peu de fraîcheur pour notre premier match contre Boulogne, demain (ndlr : ce vendredi).

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Quel était l’enjeu du début de cette deuxième phase de la préparation ? 

C’est un moment très important. La première phase visait à remettre en condition physique les joueurs pour qu’ils puissent répondre aux exigences envisagées sur cette deuxième phase. Depuis samedi, on a donc mis beaucoup de contenu, pas mal de travail athlétique et on a élevé le niveau d’intensité demandé. Il nous fallait ce gros bloc de travail avant de disputer le premier match. On démarre aussi un processus de cohésion avec les joueurs qui sont 100% concernés par le projet du club. On a donc eu une première journée de cohésion mardi, qui a débuté très tôt. On les a mis ensemble dans la difficulté puis il y a une soirée commune entre le staff et les joueurs, mercredi soir. C’est aussi l’occasion de changer un peu la routine au cœur de neuf semaines de préparation, ce qui est assez inhabituel. C’était l’occasion de couper la poire en deux en faisant ce stage de préparation au milieu de notre préparation.

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Encore plus que la saison dernière, vous travaillez avec un groupe encore en construction, avec des joueurs sur le départ et des recrues qui se font encore attendre, comment gérez-vous cela ?

C’est une équation bien évidemment assez complexe. Aujourd’hui, on doit se dire qu’il y a une partie du groupe qui sera sur le terrain le 22 août, pour la reprise du championnat, et qu’il faut se concentrer sur ces joueurs-là. Il faut qu’ils soient en mesure de répondre à la demande d’un match de haut niveau. On se concentre donc sur la préparation de ces joueurs et on découvre aussi de jeunes joueurs du centre de formation qui peuvent apporter une certaine plus-value. On est aussi attentif à leur progression. On doit avancer avec les joueurs présents, même si on sait que la modification de la structure de l’effectif va encore être importante. Ce n’est pas évident à gérer parce qu’on a des joueurs sur deux vitesses différentes sur la manière de se préparer.

Dans ce contexte, les joueurs en instance de départ prendront-ils part aux matches de préparation ? 

Pour l’instant, les joueurs qui sont dans un projet parallèle ne participeront vraisemblablement pas aux matches amicaux. Maintenant, c’est toujours en discussion avec eux, avec l’idée de prendre la meilleure décision pour le groupe. Les situations peuvent évoluer mais la priorité est donnée à ceux qui ont la tête à Amiens et qui se préparent pour jouer le premier match de Ligue 2, le 22 août.

Avez-vous le sentiment que certaines jeunes pousses peuvent taper à la porte de l’équipe première et obtenir du temps de jeu durant la saison ? 

Je suis séduit par certains d’entre eux, qui confirment les bonnes dispositions entrevues la saison dernière. Ils ne sont pas tous en état de répondre aux demandes de la Ligue 2 mais certains s’en rapprochent énormément. Ils peuvent s’attendre à avoir du temps de jeu et, avec un travail de qualité, à devenir titulaire rapidement au sein de notre équipe. C’est une bonne chose et ça montre bien le travail accompli par le centre de formation.

Quels sont vos objectifs sur ce premier match de préparation ? Qu’en attendez-vous ?

C’est vraiment pour relancer la machine en terme de travail tactique en match, retrouver les sensations de jouer un duel face à un adversaire et voir comment on peut répondre athlétiquement à l’intensité d’une rencontre. On aura beaucoup moins de certitudes à l’issue du match sur la partie défensive. On va jouer avec des jeunes du centre de formation et d’autres qui n’ont pas encore eu beaucoup de temps de jeu et il ne faudra pas tirer de conclusions trop importantes de cette rencontre, mais cela nous donnera des repères sur le travail à mener pour la suite de la saison.

Sur un premier match, avec ce contexte défensif, peut-on vraiment travailler sur le projet de jeu ?

On peut. On a fixé un modèle de fonctionnement avec les valeurs qui en sont la base et la manière dont on souhaite jouer. Maintenant, on va l’adapter aux possibilités que l’on a. Il y a des secteurs de jeu où l’on peut bien avancer sur les automatismes et les demandes tactiques. Il y a des limites mais aussi des possibilités.

Des joueurs seront-ils forfaits pour des pépins physiques ?

Il y a des évaluations médicales à mener ce soir pour deux de nos joueurs – Cheick Timité qui a pris un coup et Driss Khalid qui est touché au mollet – mais il ne devrait pas y avoir de surprises quant au groupe qui va jouer. Aurélien (Chedjou) a repris le travail athlétique après avoir été malade, Bongani (Zungu) vient de reprendre le travail dans ce domaine également, et ces deux joueurs ne seront pas sur le terrain.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

AMIENS SC (L2) – BOULOGNE-SUR-MER (NAT)

Vendredi 24 juillet, 15h30

Stade Gérard Houllier, Le Touquet

Billetterie : 8€ en tribunes / 5€ debout

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1 COMMENTAIRE

  1. Quel dommage toit de meme, d’avoir laissé la L1 dans ces conditions… J’espere qu’un jour le club comprendra que pour un 1venir stable dans cette competition… Bin… Il faut sortir le chequier… Avec de bons joeurs sachant tenir la barraque

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