L’anthologie des braqueurs – Episode 2 : De pizza chèvre à Ocean’s L2 !

Reims
La montée à Reims, un moment à jamais gravé dans l'histoire du club

Avec une nouvelle intersaison faste en départs – Harrison Manzala (SCO d’Angers), Guessouma Fofana (EA Guingamp), Georges Gope-Fenepej (Le Mans FC, National), Charly Charrier (libre), Guy Ngosso (QRM, National), et l’emblématique Emmanuel Bourgaud (Red Star 93, Ligue 2) – le contingent des braqueurs au sein de l’effectif de l’ASC continue de se tarir inexorablement, et leur ère de vouloir prendre fin. Mais avant de vouloir y mettre un terme, le 11 Amiénois a décidé de revenir sur cette formidable épopée qui a conduit l’ASC du milieu de tableau du championnat National à la 13ème place de la Ligue 1 Conforama et de se rappeler aux bons souvenirs de ses membres les plus influents. Dans ce deuxième épisode, focus sur la saison 2016-2017, à l’occasion du retour de l’Amiens SC dans le gotha du monde professionnel…

L’anthologie des braqueurs – Episode 1 : Naissance et premiers casses !

Un soulagement mais une ambition mesurée

Été 2016. L’ASC prépare son retour en Ligue 2 après 4 ans de purgatoire dans le championnat National, le 3ème échelon du football hexagonal. Un profond soulagement pour tous les amoureux du club. Mais surtout pour Bernard Joannin, son président, après la perte du statut professionnel deux ans auparavant. Cependant, l’argentier du club samarien se garde bien de fixer des objectifs inatteignables à son staff et à ses joueurs. Un désir prégnant tout de même : maintenir le club à ce niveau au moins une saison supplémentaire. Une performance qui n’est plus arrivée depuis les saisons 2007-2008 et 2008-2009 à l’issue de laquelle Amiens quittait l’antichambre de l’élite après y avoir passé huit saisons de rang. Pire, le dernier passage éclair de l’ASC en Ligue 2 (2011-2012) fut une longue agonie. Le club terminera cet opus cauchemardesque en position de lanterne rouge avec seulement quatre victoires en 38 rencontres.

L’Amiens SC, l’équipe pizza-chèvre de France Football

Et à l’orée du premier match de la saison, beaucoup de spécialistes promettent un sort identique aux hommes de Pélissier tant leur accession s’apparenta à un miracle non reproductible. Ainsi, l’hebdomadaire France Football, dans son numéro de présentation, qualifie même l’Amiens SC de pizza-chèvre et condamne déjà le club à un aller-retour express. Cet article trônera toute la saison dans le vestiaire de la Licorne. Il sera la base du discours introductif du coach Pélissier à ses joueurs, un moyen comme un autre de trouver ce supplément d’âme indispensable pour compenser des lacunes évidentes mises en avant par le journal : un effectif sans talent suffisant et un manque d’expérience criant de cette antichambre de la Ligue 1, où tant de clubs prestigieux demeurent depuis si longtemps.

Le facteur B comme Braqueurs !

Cependant, France Football omet une chose importante ; c’est que le football n’est pas une science exacte, et que dans l’équation amiénoise demeure un facteur différent par rapport aux 19 autres : le facteur B comme Braqueurs. Celui qui permit à la bande à Pelissier de se sortir de tant de situations périlleuses au prix d’une série de braquages pouvant faire rougir les plus grands maîtres du grand-banditisme footballistique. C’est pourquoi le 11 Amiénois a décidé de revenir sur quelques-uns des plus beaux casses des braqueurs de la L2.

RC Lens 0-1 Amiens SC (4ème journée) : Une première victoire de prestige

Après une entame de championnat correcte (1 victoire, 1 nul, 1 défaite) et une dixième place, l’ASC, après avoir été défait à la Meinau (0-1), s’offre un second déplacement dans un stade connu pour ses ambiances surchauffées. Le club de l’Artois, invaincu, peut se hisser sur le podium en cas de victoire.

Pourtant, les Lensois sont très vite gênés par le dispositif mis en place par Christophe Pélissier. Les Amiénois manquent même d’ouvrir le score d’entrée par Jonathan Tinhan, bien servi par Quentin Cornette. Mais le buteur amiénois perd finalement son duel face à Douchez. Les hommes d’Alain Casanova ont toutes les peines du monde à prendre le pas sur leur adversaire et ne doivent s’en remettre qu’à deux approximations de la défense amiénoise pour enfin se procurer leur première occasion. Mais la frappe de Kévin Fortuné est finalement repoussée par un solide Régis Gurtner.

Tinhan douche Bollaert…

La bataille du milieu est rude. Mais le duo Monconduit-N’Gosso gagne de plus en plus de duels, et les contre-attaques amiénoises sont de plus en plus cinglantes. Sur l’une d’entre elles, ils obtiennent un nouveau corner tiré par Emmanuel Bourgaud. Adenon le reprend, mais le portier lensois le repousse in extremis et le casque d’or amiénois se prend la tête à deux mains. Mais Jonathan Tinhan, bien plus prompt que son défenseur, reprend cette offrande du plat du pied et douche un public de Bollaert médusé (36ème). Enhardie, la bande à Pelissier manque même de doubler la mise sur un nouveau coup de pied arrêté de Bourgaud reprit par Jordan Lefort juste au dessus de la barre transversale.

… et les braqueurs ferment la boutique

En seconde mi-temps, Lens domine clairement son sujet et monopolise le ballon. Mais les Artésiens se heurtent systématiquement au bloc défensif amiénois qui plie mais ne rompt pas. Et lorsque que ce dernier est mis en défaut, c’est un Régis Gurtner toujours aussi impérial qui finit par dégoûter les attaquants artésiens.

Une victoire fondatricre

Coup de sifflet final. Les Amiénois peuvent jubiler. Et la réaction du buteur du jour, Jonathan Tinhan, écroulé par terre et en pleurs, en dit long sur la performance de son équipe qui vient de s’offrir l’un des favoris à l’accession en Ligue 1. La première victoire de prestige des braqueurs et une rencontre fondatrice pour la suite de leur saison.

Nîmes Olympique 2-3 Amiens SC (5ème journée) : Des braqueurs renversants !

Enchaînant un second déplacement périlleux après leur victoire à Lens la semaine précédente, Amiens sait que rien ne sera facile en foulant la pelouse du stade des Costières. En effet, Nîmes, 17ème au classement, a raté son entame d’exercice et doit absolument gagner pour lancer sa saison. Cela se ressent dès les premières minutes puisque les Gardois, portés vers l’attaque, se procurent une grosse occasion par Ripart, mais le ballon est bien sorti par Régis Gurtner. Ce dernier ne peut pourtant rien sur le corner suivant, repris d’une tête imparable par Rachid Alioui, qui ouvre le score dès la 13ème minute.

Un bijou d’Emmanuel Bourgaud

Dès lors, la rencontre s’emballe. Et les Amiénois répondent du tac au tac en égalisant sur un splendide coup franc d’Emmanuel Bourgaud, consécutif à une grossière faute de main de Féthi Harek. Les Nîmois, qui veulent rapidement reprendre l’avantage, prennent tous les risques mais s’exposent ainsi aux contre-attaques. Et il ne suffit d’un rien pour que Charly Charrier – sur un tir d’en dehors de la surface – ou Oualid El Hajjam – manquant son face à face avec Gauthier Gallon – ne donnent l’avantage à l’ASC. Pourtant, c’est bien Nîmes qui est en tête à la pause. Rachid Alioui a de nouveau frappé dans les arrêts de jeu d’une sublime frappe des 25 mètres à la suite d’un contrôle orienté de la même trempe.

Un doublé d’Alioui ne suffira pas aux gardois

Amiens a-t-il laissé passer sa chance ? C’est sans doute ce que pensent les hommes de Bernard Blaquart. Au retour des vestiaires, ils laissent le ballon aux Amiénois et jouent désormais le contre. Mais Christophe Pélissier n’envoie pas ses hommes à l’abordage. Ils cherchent patiemment la faille et sur un corner tiré par un Emmanuel Bourgaud décidément en verve, c’est Guessouma Fofana qui, devançant Rachid Alioui, remet les deux équipes à égalité (66ème).

Guessouma Fofana buteur puis passeur décisif

Nîmes, qui veut absolument les 3 points, repart naturellement de l’avant, mais va trop s’exposer et perdre même le bénéfice du match nul. Après un débordement de Guessouma Fofana, ce dernier devient passeur pour la tête de Bakaye Dibassy (2-3, 76ème). Rideau. Les braqueurs sont parvenus à retourner un match pourtant bien mal embarqué, et pointent à l’issue de ce second succès d’affilé à l’extérieur à la seconde place du classement de Ligue 2. Mais l’appétit vient en mangeant, et à la suite d’une nouvelle victoire à domicile contre Tours (3-1), ils s’installent même en tête du championnat. Impensable.

Amiens SC 3-0 Stade Brestois (16ème journée) : L’ASC s’offre le leader et se relance !

Au moment de recevoir le leader brestois, l’Amiens SC semble doucement rentrer dans le rang en ayant quitté le podium après une série de quatre matches sans victoire et aucun but marqué. Mais si les Amiénois ne gagnent plus, ils continuent malgré tout d’engranger des points avec trois nuls 0-0, ce qui permet déjà d’entrevoir un maintien tranquille. Détenteur de la meilleure défense de Ligue 2, les hommes de Christophe Pélissier vont de nouveau permettre à leur gardien Régis Gurtner de décrocher une clean sheet contre un Stade Brestois invaincu à l’extérieur (3 victoires, 4 nuls), qui plus est en faisant littéralement voler en éclats le club breton grand favori à l’accession, à l’issue d’une partie dominée de bout en bout.

Aboubakar Kamara réchauffe la Licorne

Dans la froideur d’une fin de mois de novembre picard, les Amiénois débutent la rencontre tambour battant en dominant une équipe de Brest venue pour réciter son football offensif, mais dont le milieu de terrain est étouffé par la paire Montconduit-Fofana. Les deux compères proposent un pressing constant dès les premières minutes de jeu. Les Brestois reculent et sont même contraints à évoluer en contre tant la domination de l’ASC est prégnante, Richard Soumah manquant même l’ouverture du score sur une frappe sèche, bien repoussée par Joan Hartock. Tentant de réagir, les Brestois forcent leurs relances et sur l’une d’entre-elle, mal assurée, Guessouma Fofana intercepte, se projette rapidement vers l’avant et délivre une passe pour Jonathan Tinhan à l’entrée de la surface de réparation. Repris magnifiquement, le ballon est de nouveau repoussé par le portier brestois qui s’incline finalement face à Aboubakar Kamara, le plus prompt à reprendre cette offrande.

Le leader « Abou » de souffle

Les hommes de Christophe Pélissier ont fait le plus dur et rentrent tranquillement aux vestiaires avec cet avantage. Débutant la seconde mi-temps avec un bloc plus bas, les Amiénois coupent toutes velléités au Stade Brestois qui ne parviendra jamais à inquiéter l’arrière garde picarde. Et sur une nouvelle récupération haute de Oualid El Hajjam, le latéral droit trouve rapidement Aboubakar Kamara qui s’enfonce malicieusement dans la surface et se mue en passeur décisif après un centre fort à ras de terre catapulté par Richard Soumah dans le but vide.

Amiens remonte sur le podium

La messe est dite pour Jean-Marc Furlan et ses troupes qui s’inclinent lourdement après un troisième but amiénois splendide. Sur une énième situation d’attaque, Charly Charrier est alerté sur son coté gauche et délivre une passe en cloche millimétrée pour Aboubakar Kamara. Le buteur samarien s’enfonce dans la surface et bat Joan Harthock d’un plat du pied entre ses jambes. Sans doute la plus belle prestation de la saison du buteur amiénois qui relance la dynamique et permet à l’Amiens de remonter sur le podium (3ème).

Amiens SC 4-3 RC de Strasbourg (20ème journée) : La victoire au bout d’une rencontre houleuse.

Amputé de son meilleur buteur Jonathan Tinhan, transféré à Troyes, l’Amiens SC a de nouveau été éjecté du podium après 3 matches sans victoire (2 nuls, 1 défaite) depuis son succès probant contre le Stade Brestois. Au moment de recevoir son meilleur ennemi au pied du podium, Christophe Pélissier est donc contraint de revoir son animation offensive pour tenter de faire sauter le verrou alsacien. Et dire que son 4-2-3-1 va y parvenir est un euphémisme.

Une première mi-temps champagne avec 6 buts inscrits

Dans une première période totalement débridée, les deux équipes vont se rendre coup pour coup. C’est l’ASC qui ouvre les hostilités à la suite d’un mouvement coté gauche initité par Jean Calvé et une déviation astucieuse d’Aboubakar Kamara pour George Gope-Fenepej qui s’enfonce dans la surface de réparation. Il sert parfaitement Charly Charrier, qui ouvre le score d’une reprise au ras du poteau (1-0, 13′). Mais Ernest Seka se rappelle au bon souvenir de son ancienne maison en égalisant sur un corner mal dégagé par la défense amiénoise (1-1, 21′). Pas de quoi freiner les ardeurs offensive de l’ASC qui reprend rapidement l’avantage par Aboubakar Kamara, en transformant un pénalty obtenu par Tanguy Ndombelé à la suite d’une main dans la surface du très en vue capitaine Strasbourgeois (2-1, 27′).

Les Alsaciens passent en tête en 9 minutes…

Piqués au vif, Strasbourg repart de plus belle à l’attaque et parvient même à prendre la tête au tableau d’affichage grâce au premier but de la saison de Baptiste Guillaume qui part en contre sur le coté droit, résiste au retour de Bakaye Dibassy et gagne son face à face avec Régis Gurtner (2-2, 32′), et à un nouveau pénalty de Bahoken à la suite d’une faute de Jean Calvé (2-3, 36′).

… et Aboubakar Kamara devient l’ennemi public N°1 strasbourgeois

Si les hommes de Thierry Laurey pensaient avoir fait le plus dur, il n’en est rien. Car à peine ce troisième but célébré, l’ASC a déjà égalisé par l’intermédiaire de Bakaye Dibassy qui reprend une talonnade judicieuse d’Aboubakar Kamara pour tromper Alexandre Oukidja d’une magnifique frappe du gauche se logeant dans le petit filet. Les Strasbourgeois se ruent alors sur l’arbitre et réclament à juste titre une faute du goléador amiénois, coupable d’un coup de genou sur Ernest Seka au début de l’action. Mais Tony Chapron valide le but avant de renvoyer les deux équipes aux vestiaires.

Monconduit, le capitaine des braqueurs, fait sauter le coffre

La seconde mi-temps fut évidement beaucoup moins faste. Ce match nul qui n’arrangeait personne semblait finalement contenter tout le monde. C’était pourtant sans compter sur un dernier coup de banderille de la bande à Pélissier. Après les entrées de Yannick Mamilonne et Harrison Manzala, l’ASC semblait trouver un second souffle offensif et à la suite d’une magnifique ouverture de Thomas Monconduit pour Harrison Manzala, ce dernier tentait une frappe de l’intérieur de la surface de réparation contrée in extremis mais qui revenait en direction du capitaine amiénois. D’instinct, ce dernier décochait une reprise limpide sous la barre transversale (4-3, 88ème). Le stade de La Licorne pouvait exulter et les braqueurs lever les doigts vers le ciel, car ils venaient de faire chavirer une nouvelle fois le paquebot alsacien.

Amiens SC 2-1 RC Lens (22ème journée) : Le chef d’oeuvre des braqueurs !

Pour ce match sans doute le plus représentatif de l’ensemble de l’oeuvre des braqueurs, on vous la rejoue en version immersive, du milieu même de la tribune Est du stade de la Licorne, dans une ambiance un peu particulière…

Un match à domicile pour les deux équipes

Samedi 28 janvier. Il fait froid, et le ciel est gris. Les Amiénois commencent à avoir l’habitude d’enfiler 3 paires de chaussettes, eux qui sont depuis presque un an maintenant sans toit, dans une Licorne ouverte aux vents et dont les travaux de rénovation sont encore à l’état de sombre ébauche.

Les Lensois sont venus en nombre mais ils ne la reconnaissent pas, malgré leur déménagement forcé dans l’enceinte samarienne lors de leur dernier passage pas si lointain en Ligue 1. Ils sont 1500 à se masser dans le kop de la Tribune Sud, et un autre millier et demi se tasse du côté sud de la Tribune Est et dans le reste de la Tribune Sud, pour espérer voir leur équipe prendre la tête du championnat. Les supporters amiénois, quant à eux, souhaitent voir l’ASC continuer de faire bonne figure pour son retour en L2, et veulent relever la tête après le déplacement cauchemardesque à Niort, entaché de ses grossières erreurs d’arbitrages (carton rouge donné à tort à Guessouma Fofana, et penalty litigieusement tiré deux fois contre un Régis Gurtner qui avait pourtant repoussé la première tentative).

Une ouverture du score contre le cours du jeu

Et les blanc et noir vont faire de leur mieux en première mi-temps. Le jeu proposé est plaisant, comme depuis le début de la saison. Les kops se répondent, les Amiénois en leur fief de la Tribune Nord, et les Lensois dans leur occupation du sud du stade. Les Amiénois veulent jouer, mais se font surprendre. Sur l’une des seules incursions dans leurs 20 mètres, Richard Soumah laisse traîner la main sur l’épaule d’un Christian Lopez qui se jette directement au sol. Le penalty qui s’ensuit à la 19ème minute voit la victime exécuter la sentence, prenant Gurtner à contre-pied. C’était presque la dernière fois du match qu’un Lensois allait s’inviter dans la surface amiénoise. Car la suite des événements sera outrageusement dominée par l’équipe samarienne. Malgré de bonnes séquences de l’ASC, ce sont les visiteurs qui rentrent au vestiaire avec l’avantage au score.

A la mi-temps, Christophe Pélissier remet les têtes en place. Le plan est clair : continuer à jouer. Son équipe va le suivre, et passer la plus grande partie du temps lors de la seconde période du côté de l’adversaire. Les Lensois sont dépassés dans tous les compartiments du jeu, et sont fébriles à la récupération du ballon, ce qui permet aux locaux de récupérer le cuir haut. Mais rien n’y fait, les Sang et Or tiennent leur résultat coûte que coûte, quitte à oublier le jeu et parquer le double bus, enhardis par les encouragements de leurs 3000 supporters qui sont désormais dans leur dos.

Le coaching le plus grandiose de la saison

Pélissier effectue alors les 3 changements les plus importants de sa carrière amiénoise. Le futur héros d’un peuple, Emmanuel Bourgaud, sort à la 63ème minute et laisse sa place à Harrison Manzala. Suivront Yannick Mamilonne et Tanguy N’Dombélé à la 78ème, entrants en jeu aux places de Charly Charrier et Guessouma Fofana. Les Amiénois poussent, et le ballon ne fait qu’aller et venir entre le milieu de terrain et la cage lensoise. Les supporters sont déjà fiers de leur équipe, malgré le score, et malgré des Lensois qui chambrent, pensant sans doute le match terminé. À la 88ème minute, le stade résonne des « On est chez nous » et des « On va gagner » de la part des visiteurs.

Instant karma. A peine ce dernier chant terminé, Harrison Manzala se joue de son vis-à-vis sur son côté gauche, et centre pour Yannick Mamilonne, qui place une tête dans une position compliquée et à reculons dans le petit filet de Nicolas Douchez. La clameur qui retentit alors est d’une toute autre chaleur, et elle éteint les ardeurs des Lensois aussi bien qu’elle réchauffe les cœurs des Amiénois qui ont donné de la voix jusqu’au bout en voyant leurs soldats donner leur maximum. L’histoire pourrait s’arrêter là. Le futur nous dira que si elle l’avait fait, l’ASC ne serait pas en Ligue 1 aujourd’hui.

Le money-time le plus haletant jamais vu à la Licorne

A la 90ème, les 12 000 cœurs de la Licorne battent à tout rompre. Amiens ne compte pas se satisfaire de l’égalisation et vient déjà de se signaler de nouveau par deux fois. À la 91ème, les Lensois, hagards et silencieux, se demandent comment la victoire a pu leur échapper. Le stade en profite alors pour donner tout ce qui lui reste afin d’accompagner ses joueurs, ce qui donnera l’une des plus grosses ambiances entendues depuis des années rue du Chapitre. À la 92ème, l’arbitre regarde sa montre et décide de laisser jouer la dernière action. Les regards font des aller-retour entre l’homme en jaune et le ballon dans les pieds des blanc et noir. Un dernier centre est repoussé par les Sang et Or.

Un foulard pour n’pas attraper froid pendant l’retour à s’barraque.

Et puis le dernier remplaçant amiénois se signale enfin. Tanguy N’Dombélé. Le numéro 28 a potentiellement le dernier ballon du match dans les pieds, à l’orée de la demi-lune de la surface de réparation lensoise. La logique voudrait qu’il tente une frappe. La raison, qu’il trouve en première intention un coéquipier en meilleure position. L’instinct va parler. Dans un formidable mouvement, il enrhume Fortuné, puis Bostock, et s’engouffre côté droit dans la surface. Tanguy va au contact de Lala, se retourne, et centre en coup du foulard pour un Aboubakar Kamara qui s’est retrouvé libre au point de pénalty après les virevoltes de son jeune camarade. La tête de ce dernier n’est pas puissante. Elle laisse un temps qui paraît infini aux supporters pour l’accompagner du regard, la voir mourir dans le filet droit d’un Nicolas Douchez complètement à la rue, et continuer de rouler lentement vers le fond du but.

Dans la foulée du coup d’envoi qui suit, l’arbitre siffle la fin de la rencontre, et envoie le gardien et ses coéquipiers à la douche. Ce moment incroyable va offrir à cette fabuleuse équipe et à ses supporters le plus beau souvenir possible, pendant 111 jours. Jusqu’à ce qu’un braquage encore plus énorme que celui-ci ait lieu, un certain 19 mai 2017.

La dernière ligne droite : braquages en série !

Fin de la 32ème journée. L’ASC vient de s’incliner pour la deuxième fois d’affilée. Avec deux revers à domicile contre Clermont (0-1) et à Auxerre (0-2), l’Amiens SC occupe désormais la 7ème place du classement de Domino’s Ligue 2, à 8 points du solide leader brestois lui-même tout juste talonné par le Racing Club de Lens à une unité. En outre, la place de barragiste occupée par le Racing Club de Strasbourg est à 5 longueurs et l’ASC voit même se rapprocher Niort avec 47 points. 48 points à 6 journées de la fin, les rêves qui avaient commencé à germer dans les têtes des supporters amiénois s’étiolent ainsi lentement, tels les songes d’une fin de nuit que l’on a totalement oubliés au réveil.

Une fin de saison cauchemardesque ?

Les plus pessimistes voient même se profiler le spectre d’une saison 2003-2004 où les hommes de Denis Troch, 4ème au même stade de la compétition et encore dans la course à la montée, avaient littéralement explosé dans le money time, s’inclinant 6 fois de suite pour terminer à une impensable 9ème place. Certains idéologues prenaient tout de même la peine de sortir leur calculette pour en venir au constat que pour continuer de rêver, l’ASC devrait réaliser ni plus ni moins qu’un carton plein, c’est à dire remporter ses 6 derniers combats. Mais le football sait parfois avoir tant d’imagination qu’entre utopistes et visionnaires le fil est parfois ténu…

De retour de l’Abbé Deschamps les Amiénois renouent enfin avec la victoire à La Licorne en battant Le Havre (2-0, Monconduit 5′ et Manzala 55′) dans une rencontre aboutie et dominée de bout en bout et où Yohann Thuram, le portier normand, aura permis à son équipe d’éviter une addition bien plus salée.

Se présente alors un match chez le leader brestois toujours aussi solide, revenant d’un déplacement à Niort remporté haut la main (0-3). Un défi mais aussi une rencontre à six points, un jeu à quitte ou double et dont la mise allait être raflée d’une main de maître par les braqueurs.

Tonnerre de Brest !

Dès les premières minutes de jeu, Brest impose un gros pressing sur la défense amiénoise et manque par deux fois d’ouvrir le score. Mais Emmanuel Bourgaud et Régis Gurtner sauvent in extremis l’ASC. Les joueurs de Christophe Pélissier souffrent, et en sont réduits à dégager le ballon à l’emporte-pièce. Mais coup de théâtre, sur l’un de ces ballons longs, Luciano Castan, le défenseur central finistérien, glisse et laisse partir Aboubakar Kamara en contre. Celui-ci, au cœur de la surface, tente de passer à Harrison Manzala mais le ballon est contré dans son propre but par Zakaria Diallo. Amiens ouvre le score contre le cours du jeu mais est vite rejoint. Sur l’engagement et après un cafouillage dans la surface, Alexandre Coeff marque malgré 6 Amiénois devant le but. L’ASC rentre au vestiaire sur un score de parité finalement bien payé, mais va rapidement déchanter.

Adenon de non !

Car dès le début de la seconde mi-temps, le leader passe devant au tableau d’affichage. A la suite d’un coup franc de Grougi, c’est Khaled Adenon qui de la tête trompe involontairement un Régis Gurtner impuissant. À ce moment du match, Amiens peut sans doute dire au revoir à la Ligue 1, la première place semblant promise à son adversaire du jour. Ce dernier manque d’ailleurs par deux fois de plier définitivement le résultat, mais Régis Gurtner sort deux parades de grande classe et garde ses coéquipiers à flot. Le match n’a pas encore choisi son vainqueur et Amiens, après avoir laissé passer l’orage, s’accroche, joue à fond ses possessions de balle et sur un corner joué en nombre, Kamara manque d’un rien de tromper le portier brestois qui repousse sa tentative mais Bakaye Dibassy a bien suivi et douche le stade Françis Le Blé en égalisant (2-2, 65′).

Monconduit en état d’ivresse

Les hommes de Jean Marc Furlan ont pris un coup derrière la tête et vont boire le calice jusqu’à la lie. Sur un coup franc lointain repoussé par la défense adverse, Thomas Monconduit, dans un geste fou, reprend le ballon des trente cinq mètres… Et va le loger sous la barre transversale d’un Joan Hartock médusé. Et après une dernière frayeur sur un centre venu de la droite qui vient mourir sur le haut de la barre transversale, les braqueurs peuvent se ruer vers leur gardien, le vrai héros de la rencontre.

L’ASCension se poursuit

Avec cette victoire inespérée, l’Amiens SC peut encore pimenter sa fin de saison. De plus, le nul concomitant de Nîmes à Reims et surtout la défaite de Lens au Havre permettent aux Amiénois de revenir à un point du club gardois, l’actuel barragiste (3ème, 55 points). Si les deux premières places semblent trop éloignées (Strasbourg et Brest avec 59 points), aucun risque de démobilisation. La bande à Pélissier va continuer de jouer le coup à fond. Mais rien ne sera facile.

L’ASC s’évite une pantalonnade

De retour à domicile, Amiens évite d’un cheveux d’être mené 0-2 par l’AC Ajaccio et son buteur Moussa Maazou. Ce dernier, après avoir ouvert le score à la fin du premier quart d’heure, manque un face à face avec Régis Gurtner, tout heureux de voir le ballon frôler son poteau droit. Olivier Pantaloni peut s’en mordre les doigts, car Junior Tallo ne tarde pas pour égaliser d’un frappe à ras de terre (1-1, 67′), avant qu’Aboubakar Kamara ne donne l’avantage aux siens, bien servi par Harrison Manzala (2-1, 70′). Les joueurs peuvent exulter ; ils viennent d’enchaîner une troisième victoire d’affilée et peuvent même désormais regarder la tête du classement. Le Stade Brestois, ayant chuté à Troyes, n’étant plus qu’à deux petites longueurs…

Tanguy, so show !

En déplacement à Sochaux pour le compte de la 36ème journée, l’ASC se déplace chez une équipe qui n’a plus rien à jouer. Il va pourtant être cueilli à froid dès la deuxième minute de jeu par l’ex Amiénois Yoann Touzghar. Les Amiénois ne paniquent pas et vont parvenir à égaliser sur la première réalisation de Tanguy Ndombélé en professionnel (1-1, 25′) reprenant un coup franc sur le coté gauche de la surface tiré par Thomas Monconduit.

En seconde mi-temps, la supériorité amiénoise finit par payer. Et c’est de nouveau Tanguy Ndombelé qui, trouvé par Julien Ielsch après un énième débordement de Manzala, décoche une frappe pleine lucarne pour propulser Amiens dauphin de la Ligue 2. Mais il faudra attendre avant d’en être sûr, les rencontres Brest-Nîmes et Lens-Strasbourg – se jouant respectivement samedi après-midi et lundi soir – pouvant éjecter Amiens du podium. Et c’est sans doute pendant ce week end de pont de l’armistice que le destin de l’ASC a commencé à basculer. Brest étant en effet encore un fois battu à domicile (2-3) et Strasbourg tenant en échec idéalement Lens (1-1).

Laval pour la Ligue 1

L’Amiens Sporting Club reçoit donc la lanterne rouge lavalloise dans un stade de La Licorne comble. Avec pour objectif de conforter sa deuxième place par une large victoire, l’ASC ne devançant le barragiste troyen qu’à la différence de but. Privé de Junior Tallo, blessé, Christophe Pélissier se permet même de lancer le jeune Bachibou Koita, pensionnaire de la réserve, à la pointe de l’attaque. Pari très vite gagnant. C’est lui qui concrétise la domination sans partage des Amiénois en devançant une sortie inappropriée du gardien lavallois (1-0, 10′). Un duel qui vire très vite au cauchemar pour les Tangos, puisque Harrison Manzala profite encore des largesses de la défense lavalloise pour doubler la mise avant la fin du premier quart d’heure (2-0, 14′).

Le reste de la rencontre sera une formalité pour les hommes de Christophe Pélissier. Et, s’ils butent longtemps sur le gardien mayennais, Emmanuel Bourgaud finit par corser l’addition en toute fin de match (3-0, 85′), et permet à l’ASC de pouvoir jouer une véritable finale pour l’accession en Ligue 1 au prix d’une fulgurante remontada.

Stade de Reims 1-2 Amiens SC (38ème journée) : Le final hollywoodien.

Y a-t-il vraiment des gens derrière leur écran à qui nous devons rafraîchir la mémoire ? Car si vous êtes arrivé aussi loin dans cet article, il y a de fortes chances pour que vous soyez un supporter assidu de l’Amiens SC. Et à moins que vous ne reveniez d’un long séjour intersidéral, vous vous souvenez parfaitement de chaque fait de jeu de ce match d’anthologie qui a changé pour toujours le destin de votre club adoré. Et pour les autres, qui ont le cœur ailleurs mais qui se rappellent de l’un de ces petits moments de grâce que le football sait parfois nous offrir, bienvenue parmi nous…

Emmanuel Bourgaud à jamais Amiénois

D’une ouverture du score d’Aboubakar Kamara dans un début de match à la domination sans partage, d’un début de seconde mi-temps crispant où les Rémois n’ont qu’un objectif, celui de briser le rêve amiénois, d’un face à face d’Aboubakar Kamara immanquable et qui échoue pourtant au ras du poteau, d’une reprise de volée du tibia de Diego qui trompe Régis Gurtner, d’une entrée d’Emmanuel Bourgaud à la place de Richard Soumah, d’une échauffourée qui donne l’avantage numérique à l’ASC, de coups francs tirés au troisième poteau, d’une fin de match crispante où vous vous êtes peu à peu enfoncé dans votre siège ou votre canapé en vous disant que ça se termine toujours pareil, d’une montée désespérée de Régis Gurtner, mais n’est pas Landry Bonnefoi qui veut….

« Ballon qui traîne… Sur Bourgaud, qui frappe… »

D’une dernière faute des rouge et blanc à la toute fin des arrêts de jeu, d’un ballon botté par Thomas Monconduit, d’une remise d’Harrison Manzala, d’une déviation de la tête de Oualid El Hajjam, d’une frappe d’Emmanuel Bourgaud à la 96ème minute, d’un footballeur recouvert par ses coéquipiers, d’une doudoune noire qui vient s’y greffer, de tee-shirts blancs imprimés d’une phrase belle et bien réelle, de larmes de bonheur, d’une vidéo regardée mille fois… Non, vous n’avez rien omis. Et vous n’oublierez d’ailleurs jamais ces moments qui resteront gravés dans cette petite partie du cerveau où sont stockées les meilleures images de votre vie et que, selon la légende, vous reverrez défiler au moment de trépasser. Mais le plus tard possible ! 😉

De nombreux membres des braqueurs quittèrent l’ASC avant de connaitre l’apogée de la Ligue 1. Qu’ils aient quitté le club au milieu même de cette saison en tout point historique, été attirés à prix d’or par des formations plus huppées, ou non conservés pour faire place aux nouveaux venus, les ex-braqueurs n’en resteront pas moins dans la légende du football amiénois.

Jonathan Tinhan

Meilleur buteur de la première partie de saison, Jonathan Tinhan aura inscrit la bagatelle de 20 buts sous la bannière amiénoise en seulement une saison et demie. Transféré pendant le mercato d’hiver à l’ESTAC de Troyes pour une somme dérisoire (350 K€) à l’aune de son talent, il vient tout juste de marquer son premier but en match officiel sous ses plus si nouvelles couleurs. Toujours dans l’effectif du club aubois en Ligue 2, il vit peut être ses dernières années en tant que footballeur professionnel avant d’embrasser une nouvelle carrière dans le marketing digital dont il a brillamment décroché les diplômes. Il fut remplacé dans l’effectif par Junior Tallo. Qui n’inscrira qu’un seul but en 6 mois de prêt (Lille) et qu’Amiens ne cherchera pas à conserver à l’étage supérieur.

Aboubakar Kamara

Coqueluche du public de la Licorne pendant deux ans, le natif de Gonesse était pourtant arrivé à Amiens sur la pointe des pieds après six mois ratés en Jupiler Pro League à Courtrai. Auteur d’un but importantissime pour l’accession en Ligue 2 à la Meinau, il a littéralement explosé la saison suivante. Il fut l’un des acteurs majeurs de la montée en Ligue 1 Conforama.

Du National à la Premier League

Très proche de s’engager avec le club de Fulham (Championship, deuxième division anglaise) pendant le mercato d’hiver (et si ce transfert n’avait pas échoué…), il s’engage définitivement avec les Cottagers lors de l’intersaison suivante (pour environ 7 millions d’€) sans avoir évolué avec l’Amiens SC en Ligue 1. Après une difficile intégration, Aboubakar Kamara finit par y trouver une place de titulaire. Il inscrira 6 buts et participera grandement à l’accession de Fulham en Premier League. Cette année, il aura affaire à une concurrence féroce. Son club a été particulièrement actif sur le marché des transferts en engageant notamment le champion du monde allemand André Schürrle (prêté par Dormund).

Richard Soumah

Arrivé de Mons (Jupiler Pro League) à l’été 2016 auréolé d’un CV plus que flatteur : 3 saisons en Ligue 1 avec le Stade Brestois et une Coupe de France remportée en 2009 sous les couleurs guingampaises. Richard Soumah s’impose rapidement comme un titulaire indiscutable dans le dispositif de Christophe Pélissier. Il nouera rapidement une complicité évidente avec Jonathan Tinhan. Faisant partie des braqueurs ayant participé aux deux accessions successives, il quitte cependant l’Amiens SC avant le grand saut pour le club israélien du Maccabi Petah Tikva où il inscrit 3 buts en 27 rencontres. Le 14 juillet 2018, il s’engage avec le club chypriote de l’Apollon Limassol.

Tanguy Ndombélé

groupe

Arrivé en post-formation de Guingamp où il débute sa formation, Tanguy Ndombélé arriva pourtant discrètement à l’Amiens SC. Il est incorporé dans un premier temps à l’équipe B en CFA 2. Dès lors qu’il intègre le groupe professionnel au début de la saison de Ligue 2, son ascension sera fulgurante. Son profil de milieu relayeur box to box fut un atout précieux dans le dispositif du milieu de terrain aux cotés de Thomas Monconduit et Guessouma Fofana.

Doté d’une technique individuelle bien au dessus de la norme, les supporters amiénois se souviendront longtemps d’une passe décisive en coup du foulard pour Aboubakar Kamara face au RC Lens. Ainsi que d’un précieux doublé à Sochaux lors de la série des 6 victoires finales. Transféré à l’Olympique Lyonnais pour une somme record (prêt payant de 2 millions d’€ avec option d’achat levée de 8 millions), Christophe Pélissier dira de lui au moment de son départ qu’il n’avait jamais entraîné un joueur avec autant de talent.

Jean Calvé

A la recherche d’un défenseur à la fin du mercato 2016, l’Amiens SC engage Jean Calvé. Ce dernier sort d’une pige de 6 mois avec le club belge de Louvain (Jupiler Pro League). Arrière droit de formation mais aussi capable d’évoluer en défense centrale, il débarque avec une solide expérience du haut niveau. Il participe à pas moins de 8 saisons en L1 avec Sochaux, Le Mans, Nancy, Lorient, Grenoble et Caen. Avec qui il réussit déjà l’accession Ligue 2/Ligue 1 en 2014. Couteau suisse de la défense de Pélissier, il participe à 13 rencontres de L2 au gré des blessures et suspensions. Non conservé par l’ASC à l’issue de cette nouvelle pige, il s’engage avec le club espagnol de Segunda B (3ème division) de El Hejido, présidé par le français Pierre Mevy Azaria.

Joachim Eickmayer

duo de braqueurs eickmayer

Arrivé dans les valises de Christophe Pélissier pendant l’hiver 2015, avec qui il avait effectué la préparation avec Luzenac en vue de participer au championnat de  Ligue 2, il participe à 19 matches en National mais son temps de jeu diminue grandement à l’échelon supérieur, ou il inscrit tout de même 1 but. Logiquement laissé libre après l’accession en Ligue 1, il participe à l’épopée des Herbiers en coupe de France avant de rejoindre son ancien coéquipier Laurent Héloïse à Chambly.

Et pour prolonger le plaisir :

Lens-Amiens SC (résumé)

Nîmes-Amiens SC (résumé)

Amiens SC-Brest (résumé)

Amiens SC-Strasbourg (résumé)

Brest-Amiens SC (résumé)

Amiens SC-Lens (résumé)

Reims-Amiens SC (match entier)

Et la minute de légende

Cédric Quignon (avec Q.P.)

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