Le 11 historique de l’Amiens SC : les milieux axiaux

Steven N'Zonzi et Tanguy Ndombélé, tous deux anciens joueurs de l'Amiens SC et internationaux français.

Durant les fêtes de fin d’année, le 11 Amiénois vous propose de désigner le 11 type de l’Amiens SC depuis la saison 1992-1993 à aujourd’hui. Pour chaque poste, nous avons fait une sélection de joueurs ayant marqué leur époque. Ensuite, deux de nos experts vous donneront leur favori. Puis, ce sera votre tour avec le sondage qui permettra de découvrir votre 11 historique. Pour ce quatrième jour, vous pourrez choisir vos deux milieux axiaux préférés dans deux sondages différents.

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Notre sélection de Milieux Axiaux


Ludovic Jumel : 127 matches de 1995 à 1999.

Son fait d’armes : Ludovic Jumel fait partie de ce rare contingent de joueurs à avoir évolué dans les deux clubs phares picards des années 90. Faisant d’abord les choux gras de l’AS Beauvais-Oise, il débarque à l’ASC en 1995 en même temps qu’Arnaud Dos Santos. Après une première saison contrastée, il s’imposa comme un titulaire indiscutable en démontrant des qualités de relayeur hors pair. A l’aise offensivement, il délivra de nombreuses passes décisives dont profitèrent Raymond Lokuli ou Olivier Pickeu, et marqua à 7 reprises. Il quitta l’ASC à l’intersaison précédant son entrée dans le Stade de la Licorne.

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Manuel Pirès : 120 matches de 1993 à 1998.

Son fait d’armes : 14 ans. C’est le nombre d’années que Manuel Pirès aura passé au sein du club de l’Amiens SC. D’abord en tant que joueur, où il connu une première année blanche après une grave blessure au genou contractée lors du match inaugural de la saison 1993-94 lors de laquelle l’ASC, alors coaché par Patrick Parizon, remonta en Division 2. Prolongé par les dirigeants, il fit ensuite le bonheur d’Arnaud Dos Santos pendant 3 saisons au sein de la nouvelle Super D2. Plus souvent placé en milieu défensif, sa polyvalence fut un atout indéniable mais il dû interrompre sa carrière prématurément, toujours handicapé par son genou trop fragile. Ayant embrassé la carrière d’éducateur, il se signifia par la suite en emmenant les U18 nationaux de l’ASC dont faisait partie Issiar Dia ou Abdou Baldé jusqu’en demi-finale du Challenge Gambardella. Aujourd’hui, il est à la tête de l’Academie de football de l’AS Monaco. Une juste récompense.

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Oscar Ewolo : 155 matches de 1996 à 2005.

Son fait d’armes : Avoir quatre poumons. En effet, à l’image d’un N’Golo Kanté, Oscar Ewolo couvrait un nombre incalculable de kilomètres durant un match. Toujours proche de son adversaire direct, il ne le laissait pas se retourner. C’est, de plus, le cousin d’un autre joueur formé à l’Amiens SC, Yann M’Vila.

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Emmanuel Duchemin : 159 matches de 1997 à 2003.

Son fait d’armes : Avoir joué durant toute sa carrière les pompiers de service au milieu… et devenir par la suite ambulancier. Une fois sa carrière terminée prématurément suite à une grave blessure au talon, il avait tout de même endossé le rôle de responsable du recrutement de l’Amiens SC.


David De Freitas : 83 matches de 2005 à 2007.

Son fait d’armes : Avoir fait les gros titres du journal l’Equipe. En effet, à la suite de la défaite (3-1) en Coupe de France de l’Amiens SC face au FC Nantes (son futur club), le journal titrait « De Freitas, la taille Ligue 1 ». Il avait, pour ce match, été le métronome de l’équipe picarde.


Bakaye Traoré : 119 matches de 2004 à 2009.

Son fait d’armes : Premier joueur formé à Amiens à jouer pour le Milan AC. Après avoir longtemps joué à Amiens, avec de nombreux buts lors de ses deux dernières saisons (15 buts), il rejoint Nancy. Avec des performances remarquées, il parvient à rejoindre le Milan AC en 2012. Le résultat n’est pas une énorme réussite, mais c’est tout de même à noter.


Johann Paul : 124 matches de 2010 à 2014.

Son fait d’armes : Avoir quitté en fin de contrat l’Amiens SC en 2013 pour y revenir quelques mois plus tard. Johann avait probablement beaucoup d’ambitions mais, étant toujours sans contrat, seule la proposition de l’Amiens SC lui semblait intéressante par la suite.


Steven N’Zonzi : 41 matches de 2007 à 2009.

Son fait d’armes : Avoir ramené la coupe à la maison. Et oui, quoiqu’on en dise, Steven a débuté sa carrière professionnelle à l’Amiens SC. Le longiligne milieu de terrain Amiénois va alors taper dans l’œil de clubs étrangers. Il a depuis gagné l’Europa League et la Coupe du Monde. Rien que ça.


Tanguy Ndombélé : 35 matches de 2014 à 2017.

Son fait d’armes : Un coup du foulard qui reste dans les mémoires. Qui ici peut dire ne pas se souvenir de ce geste fou, un samedi après-midi qui voyait les Lensois mener au Stade de la Licorne ? C’était sans compter sur l’entrée tonitruante de Tanguy. Suite à l’égalisation de Mamilonne, il récupérait un ballon à l’entrée de la surface, pénétrait dans la défense avant de placer un coup du foulard magistral sur Kamara, qui trompait Douchez d’une tête au ras du poteau.


Thomas Monconduit : 78 matches de 2015 à aujourd’hui.

Son fait d’armes : Ses deux frappes longue distance. Il n’est pas le plus habitué à marquer. Mais lorsqu’il tente sa chance de loin, et que c’est cadré, cela donne des buts exceptionnels. En Domino’s Ligue 2, il marque deux chefs d’œuvre face à Strasbourg et Brest. Des buts qui offrent à chaque fois la victoire à l’Amiens SC.


Le choix de nos experts


Kévin KONRAD : Steven N’Zonzi / Tanguy Ndombélé

J’ai choisi de me baser sur le potentiel pur des joueurs. Et, lorsque l’on a deux joueurs internationaux passés par l’Amiens SC, c’est logique de penser à eux. Le premier, Steven N’Zonzi, a notamment pris part à la finale de la Coupe du Monde 2018 et a, tout au long du tournoi, été bon. Avec un gabarit impressionnant, une technique et un jeu plutôt simple, il a très vite été mis en avant en club. Cette sélection en équipe de France arrive comme une consécration. Quant à Tanguy, il est l’avenir de cette même équipe. Depuis ses débuts, il impressionne par son jeu porté vers l’avant, sa vivacité et ses prises de décision toujours judicieuses. Les plus grands clubs se penchent sur son profil et il pourrait très vite rejoindre un club du Top 10 Européen.

Cédric QUIGNON : David de Freitas / Tanguy Ndombélé

Le premier aura raté la montée à un quart de poil de mollet de fourmi – à l’issue d’une saison 2006-2007 lors de laquelle la Ligue 1 se déroba à Amiens pour un petit point -, quand l’autre aura marqué à jamais l’histoire du club malgré une seule saison pleine et seulement 35 rencontres. Mais son sombrero lors du match de légende face à Lens et son éclosion fulgurante dont l’ASC profita pour enfin se hisser au plus haut échelon hexagonal le propulsent naturellement, à mes yeux, au sein de l’équipe type historique. La technique individuelle pleine d’élégance de David de Freitas en fait un complément parfait au petit prodige que les cadors européens vont s’arracher.

Maintenant, c’est à vous de voter ! (Attention, ne votez pas deux fois pour le même joueur)

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