Le 11 historique de l’Amiens SC : les milieux offensifs

Durant les fêtes de fin d’année, le 11 Amiénois vous propose de désigner le 11 type de l’Amiens SC depuis la saison 1992-1993 à aujourd’hui. Pour chaque poste, nous avons fait une sélection de joueurs ayant marqué leur époque. Ensuite, deux de nos experts vous donneront leur favori. Puis, ce sera votre tour avec le sondage qui permettra de découvrir votre 11 historique. Aujourd’hui, vous pourrez choisir vos deux milieux offensifs préférés dans deux sondages différents. Nous prenons en compte les ailiers gauches et droits ainsi que quelques meneurs de jeu.


Notre sélection de Milieux Offensifs


Pierre Deblock : 45 matches de 1994 à 1996.

Son fait d’armes : Un passage éclair de deux saisons à l’ASC, mais qui lui aura permis de lancer une formidable carrière avec 5 saisons en Ligue 1. Aux côtés de son compère du centre de formation Léandre Chouya, il illumina l’entre-jeu amiénois pour mettre en orbite l’armada offensive d’Arnaud Dos Santos (Faderne, Adam, Pickeu, Lokuli…). Joueur intelligent, adroit des deux pieds, il était le roi des combinaisons sur les corners sur lesquels il fit souvent mouche en tant que passeur mais aussi buteur.


Lakhdar Adjali : 118 matches de 1994 à 2002.

Son fait d’armes : L’un des meilleurs techniciens que l’ASC n’ait jamais connu. Déniché en Algérie au club d’Hussein-Dey, l’international algérien (7 sélections) a été pendant trois saisons, la pierre angulaire d’une attaque de feu lors des années Dos Santos. Il quitte l’ASC après la saison 1996-97 et avec des statistiques hors-norme multipliant les passes décisives et inscrivant la bagatelle de 14 buts. Revenu au club en 2000, il participa notamment à l’épopée en Coupe de France. Un joueur qui aurait mérité d’évoluer en Division 1.


Fabrice Abriel : 130 matches de 2001 à 2004.

Son fait d’armes : Avoir joué chez les deux ennemis jurés de la Ligue 1 (PSG et OM). Il a été formé au PSG et prêté à l’Amiens SC. S’y plaisant énormément, il avait ensuite signé définitivement. D’ailleurs, il est revenu cet été au sein du centre de formation. Un joueur d’une rare élégance.


Emerick Darbelet : 45 matches de 1999 à 2001.

Son fait d’armes : A marqué à chaque retour au Stade de la Licorne (ou presque) avec ces clubs suivants. Mais il a surtout grandement contribué au parcours en Coupe de France. Un joueur rapide, technique et qui donnait tout sur le terrain. Il avait quitté l’Amiens SC un peu à contre-cœur. Depuis, il est devenu entraîneur lui aussi.


Antoine Buron : 148 matches de 2003 à 2009.

Son fait d’armes : La mobylette de l’ASC, un surnom idéal. Au regard de sa vitesse sur son côté droit, il aurait mérité le surnom de Ferrari. Mais c’est bien la mobylette de l’ASC qui restera gravé dans les mémoires. Habile et fin finisseur, il aura marqué une époque. Il est également revenu à l’Amiens SC l’an dernier, au centre de formation.


Thibault Giresse : 128 matches de 2006 à 2009.

Son fait d’armes : S’être fait un prénom en Ligue 1. Lourd fardeau à porter que cet illustre nom de famille. Mais Thibault n’a jamais eu de passe droit. Doté d’un pied gauche magique, il aura distribué de nombreuses passes décisives. Il a également marqué 25 buts. Une machine.


Rafik Saïfi : 54 matches de 2010 à 2012.

Son fait d’armes : Avoir été présenté lors de sa signature… dans les tribunes de la Licorne. En effet, alors que son nom circulait dans les rumeurs, quelle ne fut pas la surprise des spectateurs quand, à la mi-temps d’un match, ils ont vu ce joueur en haut de la tribune Nord, au contact des spectateurs. L’international Algérien était un technicien hors pair.


Oumar Pouye : 108 matches de 2012 à 2015.

Son fait d’armes : Avoir été le tireur attitré de penalties à l’ASC. Alors, c’est un peu réducteur, mais il possédait une frappe qui laissait souvent les gardiens pantois dans cet exercice. Sur frappe de loin, il a également marqué les esprits.


Emmanuel Bourgaud : 86 matches de 2015 à 2018.

Son fait d’armes : Un but à l’arrachée, les yeux fermés, qui envoie l’Amiens SC en Ligue 1 Conforama. Tout supporter amiénois lui en sera redevable à vie. En dehors de ça, il aura participé activement à toute cette ère des braqueurs. Passeur, buteur, coups francs. Merci Manu.


Gaël Kakuta : 38 matches de 2017 à 2018.

Son fait d’armes : Avoir cassé les reins de dizaines d’adversaires à la Licorne. Objectivement, c’est le joueur le plus technique que l’Amiens SC ait compté dans ses rangs. Virevoltant, il utilisait tous les gestes pouvant déstabiliser l’adversaire. Un régal à voir jouer.


Le choix de nos experts


Kévin KONRAD : Fabrice Abriel / Antoine Buron

Et, ce n’est pas parce que ceux-ci sont de retour à l’Amiens SC que je fais ce choix. C’est surtout pour ce qu’ils ont apporté à l’Amiens SC. En effet, alors que Fabrice Abriel arrivait en Ligue 2, il était peu connu des supporters. Cheveux peroxydés, il était très vite devenu un chouchou du stade. Passeur très précis, il a également marqué quelques buts importants (16 au total) et aurait mérité de monter avec l’équipe en 2004, mais celle-ci s’est écroulée sur la fin de saison. Quant à Antoine Buron, quelle activité pour le joueur qui venait de Dieppe. Accélération fulgurante, buts, passes. Il aura étalé sa palette technique tout au long de son aventure amiénoise. Ayant du stopper sa carrière à cause d’une blessure, il est devenu entraîneur à Dieppe avant de retrouver Amiens il y a un an et demi.

Cédric QUIGNON : Lakhdar Adjali / Thibault Giresse

Mon compère ayant récompensé à juste titre Antoine Buron, j’aligne en milieux offensifs deux n°10 à l’ancienne comme l’on en trouve quasiment plus. Deux passeurs de génie, habiles face au but. Deux joueurs qui auront marqué deux générations de jeunes supporters amiénois. La crème de l’histoire du club au même titre que le tchèque Karel Jarolim ou le polonais Hubert Skupnik.

Maintenant, c’est à vous de voter ! (Attention, ne votez pas deux fois pour le même joueur)

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