Ligue 1/Ligue 2 : Plus d’un milliard d’euros de pertes

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Mandaté par le syndicat représentatif des clubs de Ligue 1, Première Ligue, le cabinet d’audit Ernst and Young a publié une étude inquiétante au sujet des retombées économiques estimées de l’épidémie du coronavirus sur la Ligue 1 et l’ensemble du football français. Le manque à gagner dépasserait le milliard d’euros. Explications.

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Des recettes en berne

Comme annoncé par Jean-Michel Aulas dès le mois de mai, l’épidémie du coronavirus et la décision des pouvoirs publics de ne pas terminer la saison 2019/2020 va coûter très cher aux clubs professionnels français. A l’heure actuelle, le manque à gagner pour les clubs de l’élite (Ligue 1) s’élève à 605 millions d’euros, soit une baisse de 22% par rapport aux prévisions du début de saison, selon une étude du cabinet d’audit Ernst and Young.

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La première ressource à faire défaut demeure les droits télés, avec une chute de presque 213 millions d’euros suite à l’arrêt de la diffusion de la ligue 1. Ensuite, l’audit précise que la manne liée aux transferts pourrait être amputée d’une somme de 220 millions d’euros. Dans son ensemble, le football français aurait perdu près de 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2019/2020. 

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Des perspectives peu reluisantes

La reprise étant prévue avec une jauge de 5 000 spectateurs, les perspectives pour la saison 2020/2021 s’avèrent quant à elles guère reluisantes. L’étude anticipe ainsi une perte de chiffre d’affaires comprise entre 659 et 951 millions d’euros, en fonction des différents scénarii envisagés. De quoi menacer 3 400 à 8 000 emplois directs et indirects dans l’optique où la jauge en question était maintenue jusqu’au 31 décembre. Pour tenter de limiter l’impact de cette crise financière, le syndicat Première Ligue en appelle à l’aide de l’Etat.

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Outre les aides déjà mises en place (chômage partiel et non-paiement des charges patronales), Première Ligue souhaiterait une réinstauration du droit à l’image collective, supprimé en 2010 et qui permettrait aux clubs de diminuer leur masse salariale. L’idée d’un allègement de la taxe Buffet (une taxe de 5% sur les droits TV du sport professionnel servant à financer les sports amateurs) ou bien encore la création d’un crédit d’impôt au titre du sponsoring sont également envisagés.

Soit autant de mesures qui auraient pu être évitées si le football français ne s’était pas précipité à acter la fin du championnat, une décision débouchant sur la relégation en Ligue 2 de l’Amiens SC.

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