Même si le bureau de la Ligue de football professionnelle (LFP) a voté à l’unanimité la reprise de la compétition à l’issue de la crise sanitaire, Jean-Michel Aulas, initialement favorable à une saison blanche, doute encore de telle éventualité.

Aulas demeure perplexe

Avec les droits TV en jeu, les décideurs du foot français s’activent pour trouver un moyen de terminer la saison actuellement suspendue. Mis sous pression par l’UEFA, la LFP devra néanmoins se plier aux décisions prises par le gouvernement français, qui pourrait bien décider de prolonger le confinement au-delà du 15 avril. « Il y a des doutes au travers de ce qui se passe avec la pandémie. Le déconfinement peut aussi poser problème vis-à-vis des acteurs, joueurs et entraîneurs et des spectateurs, car l’essence d’un match de football est d’être un spectacle avec des supporters. Le pourcentage de chances que l’on puisse terminer tous les matches est plus faible aujourd’hui que le 11 mars, lorsqu’on a arrêté », glisse Jean-Michel Aulas dans un entretien accordé à l’Equipe.

Premier à sortir du bois, très peu de temps après le début de la crise sanitaire, le président de l’Olympique Lyonnais avait alors réclamé une saison blanche. Minoritaire sur cette position, Jean-Michel Aulas a quelque peu infléchi sa position tout en apportant son soutien à Denis Le Saint, son homologue brestois, favorablement à un arrêt définitif : « Sur le fond, ce qu’il dit est sensé. Maintenant, il y a derrière l’enjeu économique de 39 autres clubs, qui est encore plus important. Dans l’absolu, il a raison, mais dans la pratique, il n’aurait pas dû dire ça. C’est peut- être quelque chose qu’il faudra envisager dans un ou deux mois. Aujourd’hui, ça participe un peu à l’angoisse de tout le monde. Ce n’est pas le bon moment et on va tout faire quand même pour trouver des solutions. »

Un pas en avant, un pas en arrière, tout en affirmant que les décideurs du football français vont chercher le moyen de reprendre le championnat, Jean-Michel Aulas donne également des arguments tangibles à ceux qui souhaitent un arrêt définitif de la saison actuellement suspendue. Le football français est encore loin d’être sorti de la crise dans laquelle il est plongé depuis trois semaines.

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