Soucieux de terminer la saison en cours, à la fois pour des impératifs sportifs et économiques, les dirigeants du football français espèrent bien pouvoir reprendre la compétition au cours du mois de mai. Une tendance quelque peu optimiste qui nécessiterait sans doute une reprise à huis clos pour de longues semaines. Explications.

Une interruption jusqu’à l’été ?

Chef du service des urgences à la Pitié-Salpêtrière, Pierre Hausfater estime qu’une reprise précoce des championnats européens, à commencer par la Ligue 1, ne peut décemment s’effectuer avec du public dans les stades, du moins dans un premier temps : « C’est un fléau qui est en train de balayer la planète. Aucun pays ne peut y échapper, la France non plus. On a toujours des difficultés à connaître le vrai dénominateur, le nombre de personnes qui sont effectivement contaminées et qui en ont guéri. Toute la stratégie va être de savoir si on met en place des dépistages systématiques de masse pour savoir si on peut diminuer le confinement, l’alléger et dans quel délai. Concernant les événements musicaux, sportifs ou religieux, qui rassemblent des milliers de personnes, je pense qu’il faudra les écarter, ce sera plus long qu’un ou deux mois. »

Et si le football se pose encore des questions quant à la reprise des compétitions, plusieurs fédérations et ligues nationales ont déjà acté l’annulation de l’exercice en cours. Au niveau mondial, l’ATP et la WTA, en tennis, ont même suspendu leur circuit jusqu’à la mi-juillet. Quant aux Jeux olympiques, ils ont tout bonnement été reportés à l’année prochaine. De là à croire qu’il en sera de même pour le football ou bien qu’il faudra, a minima, prendre des mesures fortes pour terminer coûte que coûte, il n’y a plus qu’un pas à franchir qui apparaît de plus en plus mince au fil des jours.

Source : LCI

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