Marqué par une défaite au scénario beaucoup trop facile selon ses mots, Luka Elsner regrettait la facilité avec laquelle Slimani a inscrit le but de 2-1, mais notait également des axes positifs pour les prochaines semaines.

Luka Elsner, on vous a vu très marqué au coup de sifflet final. Est-ce que vous avez parlé aux joueurs dans le vestiaire ?

Je leur ai parlé, et je leur ai dit que par rapport à ce qu’on avait produit, il n’y avait aucune possibilité de doute pour qui que ce soit sur le fait que le chemin que l’on a pris allait être payant. En même temps, il nous restait ce travail de fond, d’être compétiteur, de ne pas lâcher une miette à l’adversaire, de ne pas lui donner ces moments favorables, et que si l’adversaire a de la qualité et qu’il travaille bien, qu’il prenne ces moments-là. Mais on doit être dans une concentration de toutes les secondes pour ne pas lâcher les points comme ça. Aujourd’hui, on parle de points, c’est ce qui est important, c’est ça qui me met en rage, mais ce n’est pas du tout de l’abattement ou une émotion négative. C’est juste l’envie d’être compétiteur, de gagner, de prendre des points pour se maintenir.

Le dégagement de Lecomte qui amène le premier but est le seul moment d’inattention, et il coûte cher. Comment l’expliquez-vous ?

J’ai du mal à l’expliquer. Si j’avais forcément la réponse, on aurait probablement pu gérer cette situation autrement. Il fallait que jusqu’à la 95è minute, tout le monde soit au diapason et que même si on a encaissé le 1-1, sur ce corner le joueur n’a pas le droit de toucher le ballon en étant tout seul. Il n’a pas le droit ! On doit tous être autour de lui, le tirer, le pousser, je n’en sais rien. Le scénario offert à Monaco est trop facile.

Quelque part, la différence semble s’être faite sur le petit plus de talent individuel…

Alors compensons par un petit plus collectivement ! C’est ce que l’on a fait pendant une grande partie du match et c’est ce qu’il aurait fallu faire dans les derniers instants du match. Collectivement, pousser les Monégasques à la faute, ne pas les laisser toucher le ballon, casser le rythme. On a toujours une solution, même si en face il y a énormément de qualité. C’est comme toutes les fin de match où l’on perd. J’ai du mal à serrer la main et dire bravo. J’ai plutôt envie de recommencer juste derrière.

Est-ce que vos joueurs ont pu cogiter après le but de Ben Yedder ?

Forcément qu’en voyant la victoire de si près, ça met un coup au moral mais on voulait insuffler l’idée que l’on n’avait pas perdu, que l’on avait un point à prendre et il allait être important. C’est dans ce contexte-là qu’il fallait calibrer, se reconditionner pour aller chercher ce point, et on ne l’a pas fait.

Il y a maintenant un trou avec Nîmes, comment gérer ça ?

C’est toujours complexe, c’est une situation difficile que l’on ne peut gérer qu’en pensant au travail que l’on accomplit au quotidien. Les points, on ne peut pas les acheter, les voler, les prendre où que ce soit d’autre que sur le terrain. Ça passe par l’entraînement, la préparation au match et comprendre qu’on a des matches devant nous et qu’il faudra bonifier des bons contenus et des bonnes performances par des points. Ce sont les 2-3% qu’il nous manque aujourd’hui pour finaliser, prendre des points et se stabiliser au classement.

Propos recueillis par Romain PECHON

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