Luka Elsner (Amiens SC) : « La bataille va être très rude »


Barragiste à l’issue de son dernier match de la phase aller, l’Amiens SC n’a pas fait le poids contre l’ogre parisien (4-1), signant ainsi une cinquième défaite en sept rencontres de championnat. Conscient de l’urgence de la situation, Luka Elsner sait qu’il faudra clairement hausser le ton au retour de la trêve hivernale. Entretien.

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Luka Elsner, quel regard portez-vous sur cette défaite contre le PSG ?

Ce n’est pas génial de perdre même si c’est Paris, qu’ils étaient au complet, très dynamiques avec des joueurs qui font les efforts. Je n’aime pas perdre et ça ne me crée pas d’émotion positive. Il y a un petit goût d’inachevé dans le sens où je ne suis pas sûr que l’on ait fait tout ce que l’on pouvait faire ce soir dans plusieurs compartiments du jeu et plusieurs moments du match. Je n’ai pas de remise en cause sur les efforts et l’investissement des joueurs, certainement pas, par contre le premier but c’est le moment typique où tu ne dois pas laisser Paris s’exprimer et on a failli. J’aurais préféré faillir sur d’autres moments. Les garçons ont donné tout ce qu’ils avaient, mais on aurait pu faire un match différent collectivement.

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Outre ce premier but en contre en tout début de match, vous êtes également plombé par ce deuxième but au retour des vestiaires…

On arrête à la mi-temps et on s’est dit qu’on était encore vivants. On avait des moments difficiles mais on était à 1-0, et dans le football, à la 80ème, il peut toujours se passer quelque chose. La preuve, on arrive à marquer dans un moment un peu anodin. J’avais à coeur que l’on puisse tenir ce score un peu plus longtemps, ce qui nous aurait permis de rester accroché au match et de continuer à travailler de manière minutieuse dans la fermeture des espaces. Ce deuxième but arrive beaucoup trop tôt.

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Qu’aviez-vous dit à vos joueurs pour tenter d’enrayer les offensives parisiennes ?

La consigne c’était d’empêcher les passes intérieures. Le deuxième but vient de passes intérieures et du suivi d’un jeu en profondeur, là où les Parisiens s’expriment très bien, à partir du moment où les passes franchissent deux lignes. La deuxième, c’était de gérer les décrochages sur les côtés de certains joueurs qui permettaient la progression. On avait à coeur de ralentir cette progression et les empêcher de franchir notre bloc. Sur certaines phases, ça s’est bien passé, on l’a fait correctement et on récupérait des ballons. Dans l’exploitation de ces ballons, on a eu peu d’efficacité. C’est la manière dont on avait essayé d’aborder le match. Quand on fait face au top mondial, qui est dans un très bon état, on a beaucoup d’éléments d’apprentissage. Ces matches servent à progresser et à s’améliorer collectivement et individuellement. Quand on arrive à bloquer le jeu parisien sur certaines phases, à contenir et à exploiter certaines failles, ça donne de bonnes bases.

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Qu’est-ce qui vous a manqué pour réussir à faire douter davantage le PSG ?

J’ai beaucoup de regrets sur les contres en première mi-temps. On a fait de bonnes séquences de récupération quand Paris était très haut et si on avait réussi à sortir ces ballons de manière un peu plus latérale, là où Paris a un peu plus de temps de replacement, je pense qu’on aurait pu faire les choses beaucoup mieux et se créer plus de situations. Quand je parle d’inachevé, c’est un peu sur ça, sur ces ballons récupérés dans des phases un peu ouvertes et que le ballon sort trop tard des pieds. On aurait pu s’exprimer beaucoup mieux sur ça. Le fait de faire plus mal sur ces séquences aurait créé un positionnement des Parisiens un peu différent. Quand on sent que l’on domine et que l’adversaire n’arrive pas à se créer de situations, on a tendance à remonter un peu les positions. Du coup, on se retrouve sous beaucoup plus de pression.

Après cette nouvelle défaite, vous êtes barragistes pour la deuxième fois de la saison…

Ce n’est pas un sentiment positif d’être barragiste, certainement pas. Ce n’est pas une position que l’on souhaitait avoir. On a un match en retard qui nous handicape certainement un peu, aujourd’hui. J’espère que ce mois de janvier nous permettra de franchir un palier au niveau du classement et de s’extirper un peu du rouge. La bataille va être très rude, on le sait, maintenant il faut accepter ce combat et que l’on s’organise pour être plus performants.

Propos recueillis par notre envoyé spécial Romain PECHON à Paris

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2 Commentaires

  1. Si on compte performer avec une equipe de braqueurs, on restera toujours en ligue 2 😉 On aura certainement besoin de braqueurs si on y retourne en ligue 2, mais pas pour le moment.
    Des braqueurs ne suffisent pas en ligue 1. Je trouve que Luka essaie de mettre en place des choses dans le jeu qui vont payer a court terme. Il faut juste que l’equipe comprenne qu’elle doit faire les deux: Le jeu et avoir en vision les points… entre les braqueurs qui ne voit que les points et une equipe qui ne voit que par le jeux, il doit y avoir un equilibre, nul doute qu’ils vont le trouver! Allez les gars, on croit en vous

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