Amiens SC

En grande difficulté depuis plus de deux mois, l’Amiens SC apparaît en pleine crise de conscience au moment de disputer son match en retard contre Reims, ce mercredi. Et pour Luka Elsner, il sera indispensable de se libérer d’un certain poids pour espérer un résultat. Entretien.

Luka Elsner, au regard de votre situation, il est urgent de l’emporter…

Il y a urgence à gagner comme il y avait urgence à gagner contre Montpellier. Vous imaginez donc bien le degré d’urgence qu’il y a aujourd’hui à gagner ce match par tous les moyens et par n’importe quelle manière. Clairement, on doit recoller aux équipes devant nous. Cette urgence doit créer chez nous un débordement d’énergie, une volonté absolue de tous les instants, de tous les acteurs pour que chaque instant du match soit en notre faveur et qu’on essaye de forcer notre destin. Face aux vents et marées que l’on a connus récemment, que l’on arrive, par le courage, le travail et l’envie, à retourner ça en notre faveur, et, d’une certaine manière, casser un peu nos chaînes qui nous rendent un peu fébriles et nous immobilisent sur certains moments du match.

Ne craignez-vous pas que les joueurs soient rattrapés par la peur ?

On ne doit pas avoir de fébrilité, on doit jouer les matches pour les gagner. A partir du moment où on joue les matches pour les gagner, que l’on est conquérants, que l’on va de l’avant, ça se passe bien. On fait une bonne première mi-temps contre Montpellier, on dégageait quelque chose de positif, il y avait une certaine confiance dans le jeu, il n’y avait pas de peur même si on a fait quelques erreurs qui auraient pu être critiques dans les relances. Il y avait une sensation de confiance de l’équipe qui savait ce qu’elle était en train de faire. A partir du moment où l’on encaisse ce but en début de deuxième mi-temps, la fébrilité s’installe et on se remet à avoir peur, on essaye de se protéger. Je ne veux pas qu’il y ait ce sentiment-là. Il faut que l’on soit libérés, que l’on ait cet allant offensif qui nous permet de bien défendre parce que, généralement, quand on attaque bien, on défend bien. En tout cas, c’est une des caractéristiques de notre équipe. Quand on est capables d’avoir des opportunités offensives, d’avoir des contre-attaques et de l’intensité devant, généralement, derrière, on tient bien la route.

Est-ce une bonne chose d’enchaîner aussi rapidement ou auriez-vous aimé avoir un peu de temps pour temporiser et trouver des solutions aux maux actuels de l’équipe ? 

Je pense qu’on est dans la nécessité d’être dans un moment qui va nous faire basculer et ce moment il doit être là mercredi. Je pense que c’est bien que l’on puisse rejouer de suite. Nos solutions aujourd’hui ne passent plus trop par l’entraînement, la mise en place d’éléments tactiques, mais plus par une barrière mentale que l’on a pu se créer et dont il faut que l’on se libère. Quand je dis casser les chaînes, c’est jouer avec toutes nos ressources et capacités sans se poser de questions. Il faut simplement penser aux 90 minutes qu’il y a sur le terrain, penser performance, match, résultat et aller chercher cette victoire. Je n’envisage pas de scénario où, demain soir (mercredi), on serait dans le même statut que l’on a aujourd’hui (mardi) et que l’on ait dix jours à passer comme ça. Ça ne peut pas être un scénario présent dans nos têtes.

Propos recueillis par Romain PECHON

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