Deux jours après la reprise de l’entraînement, Luka Elsner a dirigé sa première séance collective en qualité de nouvel entraîneur de l’Amiens SC. Le successeur de Christophe Pélissier fait le point à quelques jours du premier stage de préparation au Touquet. Interview.

Comment jugez-vous cette première séance ?

C’était une séance d’une intensité moyenne, mais pour une première c’était important pour nous d’avoir un peu de volume et que les éléments techniques soient répétés pour que les joueurs se mettent en route, tout simplement. Ça a été bien préparé, les joueurs ont bien délivré et maintenant il faut que l’on monte rapidement en intensité et qu’on mette rapidement du jeu pour prendre du plaisir et développer certaines idées.

Ce sont des séances indispensables afin de retrouver la forme ?

Il faut que l’on se fasse mal sur les cinq semaines de préparation, mais aussi que l’on installe certains concepts et des idées que l’on aura ensemble. Il nous faut du temps sur le terrain et ce qu’il se passe à l’entraînement c’est essentiel. C’est toujours ce qui détermine la qualité d’une équipe et d’une saison. Il faut que ce soit progressif parce qu’il ne faut pas oublier que ça fait quelques semaines que tout le monde était en vacances. Malgré les programmes individuels, la notion de charge et de duel reste difficile à prendre en main au début donc il faut y aller progressivement.

Comment vos joueurs ont réagi à cette première séance ?

Plutôt correctement. J’aime surtout l’état d’esprit des joueurs, avec l’envie de recommencer, de reprendre et de voir des choses différentes ou simplement une vision qui m’est propre du football. Je dirais qu’ils étaient enthousiastes et curieux.

Il vous en manque encore quelques-uns…

Ils sont aussi en train d’être en compétition ! L’aspect physique ne va pas beaucoup jouer pour nous. Forcément, un entraîneur qui arrive aurait préféré avoir un groupe complet, mais c’est la réalité. Quand ils sont très bons et qu’ils ont de la qualité, ils ont des obligations internationales et elles ont un impact. On s’adapte à ça. Le danger aurait été que l’équipe n’ait pas d’internationaux et qu’on soit tous ici. La qualité aurait pu être négative. Aujourd’hui, on va s’adapter, on est en contact tout le temps, on regarde ce qu’ils font et certains vont nous rejoindre très vite donc ça va être rapidement au complet. C’est un effectif de Ligue 1 et dans la position d’Amiens, on sait que ça peut évoluer donc on s’adapte.

Vous avez partagé avec vos joueurs votre vision et votre ambition pour la saison à venir ?

J’espère que j’ai réussi, effectivement. J’ai parlé d’ambition, mais pas forcément d’ambition de classement et de résultat. On sait la position d’Amiens et ce qu’on doit accomplir. On va plutôt s’attacher à parler d’objectif de performance, qu’est-ce que l’on peut faire sur le terrain, ce que l’on peut mettre en place comme idée mais aussi comment garder la qualité mentale qui a fait la force d’Amiens, mais en même temps parler aussi de progression individuelle et comment aider les joueurs. Ici on a un groupe de joueurs assez jeune et on a besoin de les faire progresser. On peut apprendre des choses et les faire évoluer. Cette notion de progrès et d’amélioration quotidienne va être assez importante. On ne se fixe pas de limite mais on connait la réalité de notre situation.

Vous avez donc le sentiment d’être parfaitement à votre place après cette première séance collective…

Absolument ! Je me sens d’autant plus à ma place parce que les relations qui ont pu être nouées sur les premières semaines, que ce soit avec les dirigeants, les bureaux ou les joueurs, me font sentir à ma place. J’ai simplement hâte que l’on puisse entrer dans le vif du sujet, mettre de l’intensité, jouer les matches et, ensemble, essayer d’évoluer vers ce que l’on veut mettre. Je n’ai pas de doute sur la qualité des choix que j’ai pu faire et j’espère que les joueurs vont rapidement sentir que l’énergie et la soif d’y arriver ne me manquent pas.

Propos recueillis par Romain PECHON

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