Amiens SC Luka Elsner

Invité du Late Football Club, l’émission quotidienne de Canal+ Sport consacrée au football, Luka Elsner a fait le point sur le début de saison de l’Amiens SC qui compte onze points après neuf journées de championnat. 

La victoire contre Marseille 

« C’est un match qui ne se joue pas à grand-chose, même si on a réalisé la performance qu’il fallait. C’est une victoire qui a créé beaucoup d’émotion, la trêve va nous faire du bien pour faire redescendre tout ça. Notre devoir, au niveau du staff et des dirigeants, est de calmer les ardeurs parce que ce n’est pas une finalité en soi. On vient de démarrer le championnat, il est important de profiter de ce moment mais aussi de passer à autre chose et surtout de travailler. Il faut relativiser pour comprendre pourquoi on a réalisé cet exploit, il faut donc être dans une démarche de sérieux et de rigueur ».

Amiens conscient de ses forces ?

« Si on réalise une bonne performance, avec treize-quatorze joueurs de très bon niveau, on peut embêter tout le monde. On a aussi raté quelques matches où on n’a pas réussi à faire ce qu’il fallait, en passant à côté de notre sujet. La vérité est donc entre les deux, on est capable de faire de bonnes choses mais il faut qu’on soit impérativement constant ».

Amiens, une équipe de contre avant tout ?

« Ce n’est pas toujours un choix de ne pas avoir le ballon. Parfois, et c’était le cas contre Marseille, la qualité de l’adversaire fait qu’on se retrouve plutôt sur une phase défensive. Ce qui est vrai c’est qu’on a une tendance à vouloir empêcher l’adversaire de s’exprimer facilement ou de nous faire courir derrière le ballon. L’idée est d’aller l’agresser et le presser plus haut. Il y a certains matches où on a réussi à exprimer un certain potentiel au niveau de la construction et de la possession, je pense au match contre Toulouse ou la deuxième mi-temps contre Lyon. Pour réussir sa saison, une équipe doit être capable de jongler entre ces deux facettes et être efficace à chaque fois ».

Des axes d’amélioration

« On fait preuve d’une passivité dérangeante en zone basse. On a encaissé énormément de buts depuis l’extérieur de la surface de réparation, ce qui est plutôt rare normalement. Surtout, qu’on a du nombre sur ce genre d’action, on a tendance à penser que le fait d’avoir de la densité et des joueurs derrière le ballon nous sécurise, ce qui n’est pas du tout le cas. On encaisse notamment le but de Benedetto à la suite d’un tir en dehors de la surface de réparation. C’est un élément sur lequel on va devoir énormément travailler. On ne peut pas se permettre de laisser du temps à l’adversaire ».

Un équilibre trouvé ?

« Pour rechercher le jeu, il faut qu’il y ait une évaluation du risque. Après le match contre Bordeaux, on en a beaucoup parlé avec les joueurs, on a pris trois buts alors qu’on menait au score. Quand on recherche à créer, on s’expose à faire des erreurs mais il faut que les prises de risques soient mesurées. Il faut donc trouver le bon équilibre entre les phases de construction, quand c’est le bon moment et quand l’adversaire nous donne l’occasion de le faire. Et on a aussi cherché à développer ces derniers temps cette capacité à repartir de très bas et à être dangereux en attaque sur deux ou trois passes. C’est un élément sur lequel il faut s’appuyer, notamment parce que ça fait partie de l’ADN du club ».

Source : Canal+

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