Large vainqueur de son deuxième match de préparation, contre l’AC Amiens (b) (8-1), l’US Camon prépare avec humilité et enthousiasme son retour en Régional 1. À l’entame de sa troisième saison à la tête de l’équipe, Titi Buengo entend diffuser un message d’optimisme à ses joueurs. Entretien. 

Quel est votre sentiment après ce deuxième match de préparation victorieux ? 

On est dans la continuité du travail fourni depuis quinze jours. Ces matches doivent nous servir pour se régler, voir les joueurs en conditions réelles. On a été mieux en jambes que sur notre premier match contre Senlis mais je n’oublie pas qu’on a joué une équipe réserve de l’AC Amiens très amoindrie, la moitié des joueurs étant en tournoi avec la première. Maintenant, cet amical était une séance de travail, avec pour objectif la recherche de relations entre les lignes. Sur ce point-là, je suis donc satisfait.

Avez-vous ressenti des progrès après la défaite inaugurale contre Senlis ? 

Même s’il y a eu de très bonnes choses la semaine passée, j’ai vraiment senti une progression. On a été sérieux, on a su se montrer tueur quand l’occasion nous a été donné de le faire. On n’est pas tombé dans la facilité, c’est une bonne chose. Je note aussi qu’il y a eu beaucoup d’efficacité. Les joueurs doivent encore monter en puissance. Il va y avoir beaucoup de concurrence cette saison.

Vous êtes donc satisfait par la constitution de votre effectif…

Je suis content parce que le club a fait de gros efforts pour me constituer un groupe de qualité. Les joueurs qui sont là ont tous été désirés, j’espère ne pas m’être trompé. En tout cas, sur ce que je vois depuis la reprise, j’ai de quoi être satisfait. On a clairement de quoi se battre et exister dans ce championnat. On y arrivera si on reste humble, que l’on travaille et que l’on joue notre jeu à fond.

À l’heure actuelle, vous êtes tout seul à gérer ce groupe, Jean-Paul Lucas étant encore en discussion à propos de son avenir. Comment vivez-vous cela ? 

Je fais avec. Pour autant, je ne suis pas à plaindre, je fais le métier que j’aime. Je suis un privilégié d’être là où je suis. Mon seul objectif est donc d’avancer avec ce groupe. J’ai passé un cap en étant diplômé, j’ai pris le temps de bien faire les choses. Je n’ai pas envie de brûler les étapes, j’ai un projet à défendre, celui que j’ai construit avec la direction du club, avec le président qui m’a fait confiance il y a deux ans de cela. Beaucoup de personnes travaillent également dans mon ombre, je me dois aussi d’être investi à 100% pour eux.

On est là pour transmettre de la confiance aux joueurs, ils doivent s’imprégner d’une forme de sérénité.

On vous prévoit le pire dans ce groupe de Régional 1 particulièrement relevé. Comment abordez-vous donc cette situation ? 

C’est un groupe très costaud mais je sais où je veux aller. Ce ne sera pas facile, c’est une certitude. Pour autant, on est là pour transmettre de la confiance aux joueurs, ils doivent s’imprégner d’une forme de sérénité. Il n’y a rien qui doit nous faire peur, ça reste du football. Il faut croquer à pleines dents dans cette saison. Puis, le football est parfois fait de choses qu’on ne maîtrise pas, qu’on ne contrôle pas. Ce qui est sûr, c’est qu’on va se battre, qu’on va aller chercher le maximum possible sur le terrain. À partir de là, on verra où on se situe. On se prépare pour aller au combat.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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