Matthieu Dreyer, une intégration express


Toujours invincible depuis son arrivée à l’Amiens SC, Matthieu Dreyer donne le sentiment de revivre depuis son arrivée en Picardie. Dithyrambique sur son nouvel entraîneur, le gardien formé à Sochaux semble s’être acclimaté en un rien de temps. Entretien. 

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Après trois semaines au club, comment se passe votre intégration ? 

Cela se passe super bien ! Je suis arrivé dans un groupe qui se connaissait bien, qui avait déjà de nombreux repères. C’est donc toujours plus facile de s’intégrer et de prendre ses repères dans un tel contexte. On a fait beaucoup de jeu et de mise en place depuis la reprise, j’ai déjà de très bons repères avec mes coéquipiers. C’est aussi facilité par le fait que je connaissais déjà les caractéristiques de chacun.

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C’est-à-dire ? 

J’étais à Caen et Amiens était dans notre partie de tableau. J’ai donc encore plus regardé cette équipe qui était alors un concurrent direct. Même si je n’avais jamais joué avec un des joueurs de l’effectif, je savais à quoi m’attendre et je ne suis pas arrivé dans l’inconnu. J’ai joué de très longues années en jeunes contre Régis Gurtner puisqu’on vient tous les deux d’Alsace.

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Et maintenant vous allez assumer ce rôle de doublure pour Régis Gurtner. Un rôle qui vous est assez familier finalement… 

Les choses ont été clairement définies dès le départ. Je suis arrivé ici pour être la doublure de Régis (Gurtner) et pour le pousser à être le meilleur possible. Maintenant, je me prépare normalement, comme si j’allais jouer. Mentalement, il n’y a pas de prédispositions différentes à mettre en place. Le but est de pouvoir répondre présent si à un moment donné l’entraîneur est amené à faire appel à moi. La seule différence est que je ne joue pas les matches.

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Après avoir été appelé en équipe de France dans tous les catégories de jeunes en espoir, comment expliquez-vous votre situation actuelle ? 

A un moment donné, j’ai peut-être fait un mauvais choix en ne prolongeant pas à Sochaux. Je ne suis pas resté parce que je n’avais pas la garantie d’être numéro 1. J’ai donc pris le risque d’aller en National car mon temps de jeu était assuré. C’est un choix de carrière que je ne regrette pas car je suis très content d’en être là aujourd’hui. Il est vrai que cela aurait peut-être été différent si j’avais prolongé à Sochaux à ce moment-là. Toutefois, je suis heureux et épanoui dans ce que je fais. C’est bien là l’essentiel.

Outre un nouveau club et un nouveau numéro 1, vous découvrez également un nouvel entraîneur des gardiens en la personne d’Olivier Lagarde…

Cela se passe super-bien et je suis content de pouvoir travailler à ses côtés. Je prends du plaisir tous les jours, ce que j’avais un peu perdu à Caen. Les entraînements ne correspondaient pas forcément à ce que j’apprécie. Là, depuis mon arrivée à Amiens, je m’éclate véritablement. C’est que du bonheur. L’entraîneur des gardiens a pour rôle de faire progresser tout le monde. Au regard de ce qu’Olivier (Lagarde) propose et du rapport humain qu’il initie avec ses gardiens, tout le monde progresse à ses côtés.

Pour avoir vécu plusieurs saisons au sein d’équipes jouant le maintien, comment voyez-vous celle à venir pour l’Amiens SC ?

Quand une équipe monte, on lui prédit toujours le pire. L’an dernier, Amiens a réussi à démontrer de très bonnes dispositions pour se maintenir en Ligue 1. Il faudra tout mettre en oeuvre pour les confirmer cette saison. Il n’y a pas de secret, si on travaille, si on parvient à être solidaire à chaque match, on aura fait un grand pas vers le maintien.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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