Après une saison mitigée à l’US Camon, Michel Gomes Monteiro a décidé de se lancer un nouveau défi en rejoignant les Portugais d’Amiens, pensionnaire de Régional 2. Un choix réfléchi pour l’ancien attaquant d’Ailly-sur-Somme. Entretien.

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Un an après une première approche, vous avez finalement fait le choix de rejoindre les Portugais d’Amiens. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

C’est tout bête, mais mon frère est là-bas (ndlr : Illi), je voulais vraiment rejouer avec lui. J’étais déjà à deux doigts de signer l’an dernier et, comme ça ne s’est pas trop bien passé à Camon, je me suis dit que c’était le moment d’y aller. Je connais les coaches, Nourredine (Laroussi) a été un des formateurs et Benoît (Sturbois) a quand même été titré en Régional 1 avec l’AC Amiens. Le projet qu’ils veulent mettre en place était aussi intéressant. Tout ça m’a motivé à y aller cette année.

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En quoi ça ne s’est pas bien passé à Camon ?

Je n’ai pas beaucoup joué, et avec l’équipe en place, je me suis dit que j’aurais eu un peu plus de temps de jeu, mais ça n’a pas été le cas. Il faut dire aussi que niveau concurrence, il y avait Zahir Zerdab devant moi, et il était performant. Il fallait que je travaille encore plus. J’ai pris ce qu’il y avait à prendre, mais ce n’était pas suffisant. En tout cas, je ne regrette en aucun cas d’avoir été à Camon. J’ai vécu une super année avec un très bon groupe. J’ai aussi pu continuer à jouer durant une saison en Régional 1.

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Est-ce que le coach a essayé de vous retenir ?

Il y a eu des discussions, un entretien quand la saison s’est terminée, et ce sont les choix du coach. J’ai toujours respecté ça. J’ai beau avoir 33 ans, j’ai encore beaucoup appris avec Titi (Buengo) qui a été un grand attaquant et qui est un très bon coach.  Peut-être qu’il aurait pu me donner un peu plus de temps de jeu à un moment, je ne sais pas, mais c’est clair que ce n’était pas suffisant. J’étais venu dans l’optique d’apporter mon expérience et de tirer le groupe vers le haut. En étant sur le banc ou en jouant des bouts de match, ce n’est pas assez.

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Vous allez donc tenter d’apporter ça aux Portugais…

Totalement. J’ai 33 ans, je viens avec mon expérience pour essayer de guider les jeunes et tirer le groupe vers le haut. C’est clair et net. Je ne viens pas en tant que touriste. Si on peut faire une bonne saison, et pourquoi pas monter, je le ferai avec plaisir.

Encore une fois, il devrait y avoir de la concurrence à votre poste avec Kévin Dervillé et Souhyl Ringot…

Je ne viens pas en me disant « je viens du dessus donc je vais forcément jouer ». Il va falloir batailler, comme dans tous les clubs. J’en ai parlé avec le coach, il m’a dit qu’il y aurait de la concurrence, mais j’en ai toujours eu et au bout d’un moment, si j’arrive à faire mon trou, tant mieux. S’il faut que je me batte, je me battrai.

L’an dernier, vous vouliez rester en R1, d’où le choix de Camon. Cette année, vous étiez prêt à redescendre pour avoir du temps de jeu ?

Pour ne pas mentir, le foot est devenu secondaire pour moi. J’ai réussi à avoir un emploi qui permet une bonne rentrée d’argent donc ma priorité est axée sur la famille et le travail. Le football passe après tout ça. J’arrive à un âge où il faut avoir ces priorités. Mais quand je disais que je voulais impérativement rester en R1 l’an dernier, c’est parce que Camon m’avait donné l’opportunité, et je m’étais dit « pourquoi pas retrouver la N3 ? » En regardant les recrues que le président allait apporter, je me suis dit que c’était un projet auquel il fallait prendre part. On a vu que ça s’est joué à quelques détails. Maintenant, j’ai trouvé un boulot assez stable, et ça ne me dérange pas de redescendre d’un échelon si je peux continuer à prendre du plaisir, je le ferai volontiers. J’ai vraiment pris tout ce que j’avais à prendre lorsque j’ai joué en Belgique, en Italie ou dans le Nord de la France. Aujourd’hui, j’ai mis la notion de plaisir au cœur de ma réflexion. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de rejoindre les Portugais où je vais retrouver mon frère, je me répète mais c’était un élément important, et de nombreux amis.

Après une demi-saison compliquée, où le maintien a été acquis sur le fil, pensez-vous que les Portugais peuvent ambitionner de grandes choses dans ce championnat de Régional 2 ?

Je sais que le président pense à cette montée depuis longtemps. Il investit chaque saison, il y consacre beaucoup de temps, il recrute en conséquence pour atteindre le niveau supérieur, il mériterait cette récompense. Avec le staff en place, le bon groupe et les bonnes recrues, je pense qu’on peut vraiment y songer. Dans un premier temps, on jouera le haut de tableau, et si on peut penser à monter, on y pensera. En tout cas, on a vraiment l’envie de se mêler à la lutte.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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