Après une saison à Ailly-sur-Somme, Michel Gomes Monteiro a décidé de s’engager avec l’US Camon, promu en Régional 1. Désireux de prouver qu’il a encore le niveau pour évoluer à ce niveau de la compétition, l’attaquant de 32 ans compte également encadrer la jeunesse camonoise pour le moins prometteuse. Entretien.

Pourquoi avoir choisi Camon ?

Ça fait longtemps que je suis en contact avec le président Christophe Richard et vu que je restais dans la région, je voulais trouver un nouveau challenge. Avec Titi, ils m’ont proposé un nouveau challenge et leur projet, j’ai été convaincu.

Il y avait d’autres possibilités en dehors de Camon ?

J’avais quelques contacts à l’extérieur, dans la région. J’ai discuté avec les Portugais mais c’était juste des petites prises de contact.

La priorité était de rester en R1 ?

Oui, c’est ça aussi. C’est ce qui m’a fait partir de Longueau la saison d’avant, vu qu’on était descendu. Je me suis dit que j’ai encore les cannes pour évoluer à ce niveau, je voulais rester en Régional 1.

Qu’est-ce que vous retiendrez de cette saison avec Ailly ?

C’était une saison compliquée. Au début d’année, quand j’ai signé avec mon frère (ndlr : Illy), il y avait de quoi réaliser une bonne saison et avoir au moins le maintien. Finalement, ça n’a pas toujours été facile. Mais je retiendrai qu’Ailly est un club assez familial, le coach s’est donné corps et âme pour assurer ses entraînements qui étaient de qualité. La sauce n’a pas prise, il y a eu un moment où les arbitres étaient un peu contre nous, il y a eu des blessures et quand on mélange tout, on se retrouve avec une descente à la fin. C’était inévitable, je pense.

D’un point de vue personnel, ça n’a pas été la saison rêvée non plus…

Pas du tout ! Quand on est attaquant, on se fixe certains objectifs. Je voulais atteindre un certain nombre de buts et c’est vrai que c’est frustrant parce qu’il y avait de quoi faire mais ce n’est pas une saison que je garderai en mémoire.

Il faut désormais retrouver de la confiance et de l’efficacité…

Voilà. D’autant plus que je me suis déjà fait trois fois les ligaments croisés avant de signer à Longueau, donc je pense qu’il me faut plus de temps pour retrouver vraiment la confiance et les qualités que j’ai. On dit souvent que quand on a été blessé un an, il faut un an de récupération. J’ai été blessé pendant trois ans, et là c’est ma troisième année de reprise. Je pense que je pourrai en faire encore plus que sur les autres années.

J’ai eu un petit coup de baisse en fin de saison mais je pense avoir retrouvé de bonnes sensations

Avez-vous le sentiment de retrouver vos sensations ?

Au fur et à mesure, oui. Quand je suis revenu de blessure, il y a deux ans, j’avais démarré calmement. En janvier, je commençais à retrouver des sensations. Ensuite, j’ai signé à Ailly où j’ai participé à quasiment tous les matches en sachant que je jouais les 90 minutes, donc j’ai pas mal enchaîné. J’ai eu un petit coup de baisse en fin de saison mais je pense avoir retrouvé de bonnes sensations sur le terrain et je n’avais aucune appréhension. J’arrivais à enchaîner les appuis compliqués et ensuite ce sont quelques petits détails à régler vu que j’ai perdu un peu de vitesse et de vivacité. C’est juste ça à travailler en plus.

Vous arrivez dans un club qui est sur une pente ascendante, avec beaucoup de jeunes. Quel sera votre rôle ?

Je vais avoir trente-trois ans, je vais donc avoir un rôle d’encadrement, c’est important. Je sais qu’il y a plusieurs joueurs qui ont de l’expérience, et ensemble on pourra bien encadrer les jeunes. Mon rôle sera de participer à ça. L’année dernière, ils ont fait une bonne saison et il y avait 90% de l’équipe qui était jeune. À nous de venir et d’apporter notre petit plus, notre expérience. Je vois mon rôle comme ça.

Camon a-t-il les armes pour bien figurer en R1 ?

Je le pense. Ce qui était important, c’était de recruter parce qu’ils avaient beaucoup de jeunes. Maintenant, on tombe dans la « poule de la mort ». Il n’y a que nous et Longueau de Picardie, le reste vient du Nord-Pas-de-Calais et ce sont des équipes relevées qui ont, pour la plupart, le niveau de la N3. Je pense que le recrutement est bon, et avec ça, on peut jouer le maintien cette saison.

Propos recueillis par Romain PECHON et Adrien ROCHER

Laisser un commentaire