En dépit d’un contexte actuellement très défavorable pour l’Amiens SC, Molla Wagué continue de se montrer extrêmement ambitieux pour le club picard, qui va tenter de mettre fin à son hémorragie de sorties ratées, ce samedi à Caen. Entretien.

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Comprenez-vous l’inquiétude qui règne autour d’Amiens après seulement cinq journées ?

J’ai suivi pas mal de matches, même avant de signer, pour savoir où je mettais les pieds. Contre Nancy, je me suis dit que c’était parti et ensuite il y a eu des résultats compliqués, mais je me suis toujours dit que ce n’est que le début de saison. C’est un club un peu chamboulé. Une fois la machine lancée, je pense qu’il y aura de bons résultats. En Ligue 2, il n’y a pas une seule équipe qui se détache du lot donc il suffit de faire une série et on pourra afficher nos ambitions.

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L’Amiens SC peut donc avoir des ambitions ?

Oui, on a des ambitions. Je suis venu ici parce que je crois au projet. Ce n’est que la cinquième journée ! On voit des équipes en L1 qui se cherchent aussi. Nos ambitions ne changeront pas. Je suis venu pour la montée et je veux monter.

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Comment expliquez-vous que vous soyez inoffensifs ?

J’ai senti que l’on pouvait jouer quatre heures et que l’on n’allait pas spécialement marquer contre Pau. Je ne sais pas ce qu’ils avaient travaillé auparavant mais pour une équipe qui veut monter, il doit y avoir un peu plus de folie offensivement.

Qu’avez-vous pensé de votre premier match ?

Pour un premier match, il fallait que j’apporte mon expérience, de la solidité derrière. Je suis sûr que les buts vont venir. Je revenais de blessure, ça faisait longtemps que je n’avais pas joué un match officiel même si j’ai eu la chance de faire toute la préparation et de jouer quarante-cinq minutes sur certains matches. Physiquement, je n’étais pas à 100%, mais le fait de jouer et d’enchaîner les matches ça me permettra de me sentir encore mieux dans les jours à venir.

Est-ce un pari pour vous de venir à Amiens ?

C’est un challenge et j’aime bien ça. J’ai été formé à Caen, j’ai fait la montée avec eux et je voulais changer d’air. J’étais dans un confort là-bas que je ne voulais plus avoir et je voulais connaître autre chose. Je suis parti en Italie, j’ai vu une autre culture et c’est vrai que ce n’était pas facile au début mais c’est ce qu’il me fallait. J’ai pas mal voyagé, mais j’ai connu le plus haut niveau et c’était le but de cette expérience d’aller à l’étranger. Il me fallait du temps de jeu surtout par rapport à la saison passée à Nantes qui était compliquée. Je suis arrivé là-bas juste après la Coupe d’Afrique des Nations et le coach Vahid est parti deux semaines après ! C’est un peu la même situation et j’espère que ça va mieux se passer. L’ambition de venir à Amiens était réfléchie. Le club ne méritait pas de descendre, c’est un challenge pour remonter directement et montrer à tout le monde que l’Amiens SC est à sa place en Ligue 1.

Quelle peut être la force de votre association avec Nicholas Opoku ?

Je l’ai connu en Italie où j’ai fait six mois avec lui avant d’aller en Angleterre. On s’entend bien, même en dehors du terrain. J’essaye de lui parler en anglais vu que son français n’est pas top même si c’est plus facile de parler français surtout dans des situations un peu dangereuses. On a une bonne collaboration et on va tout faire pour encaisser le moins de buts possibles.

Quelles sont vos ambitions avec le Mali ?

Ca fait maintenant neuf ans que je suis avec la sélection, j’ai fait quatre coupes d’Afrique et mes ambitions futures sont de se qualifier pour la prochaine CAN et j’espère faire la Coupe du Monde 2022.

Propos recueillis par Romain PECHON

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