OL-Amiens SC : Tout sauf déshonorant

déshonorant

Sans Gouano, Monconduit et Zungu, l’Amiens SC est reparti de Lyon avec un court revers loin d’être déshonorant (2-0). Insuffisants dans un premier temps, les Amiénois ont ensuite réussi à faire douter des Lyonnais sur courant alternatif. 

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Deux mi-temps, deux visages

Comment aurait tourné ce match si Quentin Cornette, au terme d’un une-deux avec Stiven Mendoza, avait réussi à arracher l’égalisation au cœur de l’unique temps fort amiénois (67e) ? La question mérite d’être posée tant les Lyonnais semblaient perdre le fil de la rencontre autour de l’heure de jeu. « Je pense que si Quentin Cornette met son but, ça change totalement ce match », considère même Luigi Mulazzi. Dans la même veine, Khaled Adenon ruminait le manque de réalisme de sa formation : « On a eu des occasions nettes mais on n’a pas réussir à les mettre. A mon avis, c’est le tournant du match. Après l’autre (ndlr : Memphis) nous met un coup franc bizarre. Elle est là la différence. »

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Tournant de la rencontre à coup sûr, la frappe de Quentin Cornette ne doit pas pour autant faire oublier la poussive première période des coéquipiers de Régis Gurtner. « J’ai un ou deux arrêts à faire et que j’ai bien fait. On revient alors à la mi-temps à 1-0 et tout reste possible. » Dans la lignée de la saison dernière, le portier de l’ASC a effectivement maintenu son équipe à flot en repoussant les tentatives de Dubois (14e) et Traoré (21e, 27e). « En première mi-temps, on était un peu trop bas, analyse Guessouma FofanaIls ont donc mis leur jeu en place. Avec la chaleur et la répétition des efforts, forcément quand on avait le ballon, on était un peu moins lucide. On a finalement laissé passer la tempête. »

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Plus conquérants par la suite, les Amiénois profitaient aussi de la baisse d’intensité du milieu de terrain lyonnais pour sortir progressivement la tête de l’eau. « On a essayé de se positionner un peu plus haut sur le terrain, poursuit le milieu de terrain de l’ASC. Cela nous a permis de récupérer plus de ballons on a eu un gros temps fort où on d’est procuré trois grosses occasions mais on a manqué d’efficacité. » A l’image de ce long centre tendu d’El Hajjam, dont Konaté ne pouvait couper la trajectoire, la percée de Ghanoré, débouchant sur un centre-tir qui traversait la surface de réparation sans être repris, et donc cette fameuse frappe de Cornette qui suscite tant de regrets (66e, 67e, 70e).

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Ballottés, les Lyonnais se mettaient définitivement à l’abri grâce à un sublime coup franc de Memphis à l’entame du dernier quart d’heure. Si le match nul semblait donc accessible en seconde période, la victoire lyonnaise était somme toute logique au regard du scénario d’une partie au cours de laquelle l’Amiens SC n’a pas démérité tout en affichant ses limites du moment.

Romain PECHON

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