OM – Amiens SC : retour sur un match fou (90+5) !

Il est mort ou il dort, Germain ?

L’OM est un club qui a de très nombreux supporters partout en France, un club qui fait souvent la une des médias sportifs, un club qui fait parler. A chaque match des Phocéens à l’extérieur, la tribune visiteurs est toujours bien garnie voire plus que pleine. Ce vendredi 06 mars au stade Vélodrome, la jauge était à plus de 50 000, pour un match qui n’avait rien d’une grande affiche : le second face au très modeste dix-neuvième, que nous connaissons bien. Une équipe visiteuse qui aime jouer devant un tel public en prime-time : « l’équipe Canal + » comme on l’appelle souvent cette saison. Un 11 qui aime « Tout ce qui brille ».

La peau de l’ours avant de l’avoir tuée

Ce match, les supporters marseillais le voyaient tous gagné d’avance. Les médias dans leur ensemble ne pouvaient imaginer d’autre issue à ce match. Les parieurs avaient même misé leur salaire. Vous avez déjà entendu parler de la peau de l’ours ? Les coéquipiers de Mandanda, Payet et Benedetto (le« grantatakan ») ne pouvaient manquer l’occasion de prendre provisoirement 3 points de plus sur leurs poursuivants Rennes et Lille, en course pour la Ligue des Champions. Impossible ! Surtout pas face à un Amiens SC mal en point (et en points aussi).

Première mi-temps

Et le match débuta. Plutôt bien pour les locaux qui avaient les premières actions offensives. Et Benedetto prit un coup à la tête, un coup pour lequel les médecins marseillais l’affublaient d’un joli bonnet de bain aux couleurs du club, sur la cabeza, pour le protéger. Ce qui au final lui vaudra beaucoup de railleries sur le web, d’autant plus que sa performance du soir n’aura pas été à la hauteur. Au moins, il n’aura pas plongé dans la surface.

Et patatra…

Puis les Picards se sont appliqués à faire déjouer leur adversaire de façon plutôt efficace. Au point même que les débats étaient plutôt équilibrés pendant la première période, les attaquants impulsant un bon pressing et entraînant le reste de l’équipe avec elle. Mais les Amiénois ne se procuraient que trop peu d’occasions pour aller embêter le gardien adverse. Puis, fidèle à ses très mauvaises habitudes, l’ASC a offert un but au soldat Samson juste avant la pause. Sur une passe de Strootman et d’une belle frappe du gauche, il trompa un Régis Gurtner un peu trop statique (les pieds plantés sur sa ligne) car surpris par la vitesse du ballon. Il faut dire que la défense centrale et Diabaté, revenu défendre, lui avaient laissé bien trop d’espace. Ainsi, les joueurs au sponsor Intersport sont rentrés au vestiaire les oreilles basses.

Deuxième mi-temps

15 minutes de repos et de remontrances du coach Luka Elsner plus tard, les Amiénois reprenaient la partie avec envie. Mais c’était sans compter sur Dimitri Payet, qui avait enfin décidé de jouer sa vraie valeur en seconde mi-temps et qui crucifia notre Régis on fire à l’entrée de la surface, son ballon étant dévié… par les fesses du malheureux Aurélien Chedjou. 2-0. La messe était dite. Ou presque !
Car les Picards montraient à nouveau leur volonté de bien faire.  Et c’est Serhou Guirassy à la 54eme minute, après une frappe de Gaël Kakuta, qui s’était vu refuser un but pour hors-jeu. 2 minutes plus tard, les acteurs picards laissaient filer Payet qui slalomait entre eux comme Pinturault dans les épreuves de combiné. Mais heureusement, Régis avait tout vu et arrêta cette tentative qui aurait pu être le but de cette 28eme journée.
Mais il était écrit que les Amiénois ne lâcheraient pas. Ils se retroussaient les manches et terminaient la partie en trombe, essayant de rattraper le coup en se projetant vers l’avant. Encore une fois, c’est Guirassy qui se procurait un penalty, pour une faute dans la surface d’Amavi, l’homme à qui il manquait des cartons jaunes dans cette rencontre. Le numéro 9 amiénois ne se faisait pas prier et réduisait l’écart à la 84eme minute. Et les siens commencaient à y croire. Sur un corner, bien frappé par l’entrant Ghoddos, l’ex-international espoir mettait un coup de boule qui frappait la barre transversale. L’égalisation n’était pas loin.

90+5 : ça vous rappelle quelque chose ?

Et à la 95eme minute (90+5 en langage amiénois), Aurélien Chedjou récupérait de façon impériale le ballon à Germain. L’image a marqué les supporters de l’OM, elle a été souvent reprise dans les tweets d’après-match. Pauvre Valère.

Chedjou lançait ensuite Saman Ghoddos sur l’aile gauche, qui envoyait une dernière passe en direction de l’Italien volant Arturo Calabresi, remettant alors à l’Iranien qui, du bout du pied gauche déviait la balle dans les filets d’un Mandanda qui pensait la partie déjà finie. Et non Steve, il ne faut pas vendre la peau de l’ours ! Le « peuple marseillais » pouvait siffler les siens, c’est M. Letexier qui sifflait la fin du match à la 96eme minute. Quel retour des Amiénois ! Quel braquage en règle !

Et si cette folle fin de match nous rappelait les meilleures heures des braqueurs ? Et si cette égalisation lançait enfin les Amiénois vers les barrages voire plus haut ? Et vous, supporters amiénois, pensez-vous que cette rencontre sera un match charnière vers une possible remontée au classement ?

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