Oswald Tanchot (Amiens SC) : « L’élément le plus important est le résultat »

Amiens SC Tanchot
Panoramic

A la tête de l’une des meilleurs défenses du championnat, Oswald Tanchot est également l’entraîneur d’une des pires attaques de Ligue 2, avec seulement 25 buts marqués en 29 rencontres. Des statistiques qui plaident pour ceux qui souhaiteraient lui coller une étiquette d’entraîneur défensif. Ce dernier s’en défend, tout en martelant que la fin justifie toujours les moyens, et ce quelle que soit l’idée initiale de jeu.

Le résultat comme boussole ultime

« L’élément le plus important est le résultat. Tout le monde le sait, même ceux qui disent le contraire. Je lutte un peu contre cette habitude de ranger les entraineurs dans des cases. On va dire que tel entraineur est défensif ou offensif et une idée reçue sur un entraineur va le poursuivre toute sa carrière. Bien souvent les entraineurs font en fonction des joueurs qu’ils ont. C’est vrai qu’au très haut niveau, les entraineurs ont les moyens de choisir leurs joueurs donc on peut estimer que leur style est bien défini. Mais dans le football, l’émotion peut être partout. Je connais des gens qui s’embêtaient à une époque devant le football du Barça parce qu’il était « trop sous contrôle ». Il y a des gens qui vont préférer la stratégie alors gagner 1-0 à la Diego Simeone va leur procurer de l’émotion. Il y en a pour tous les goûts, c’est ce qui est beau dans le football. »


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Son approche du jeu

« C’est une vaste question car c’est toujours lié à des contextes. Il y a ce qu’on aimerait mettre en place et la réalité du football d’aujourd’hui qui fait que nous sommes toujours dans des projets très courts. Personnellement je préfère avoir une équipe enthousiaste qui se projette vers l’avant et ne reste pas dans une posture de profiter des erreurs de l’adversaire. Il n’y a pas une seule façon de faire. Ce qui compte est de proposer à ses joueurs des choses qu’ils sont en capacité de faire et de comprendre. On parle beaucoup de modèle de jeu mais on oublie souvent que pour mettre des choses en place, il faut du temps et du travail. C’est un jeu à 11 contre 11 et les interconnexions sont liées à l’espace et au temps et cela demande une bonne connaissance des uns et des autres. Dans l’idée, je veux une équipe structurée pour positionner les joueurs haut et avoir des situations offensives avec de l’agressivité « .


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Les difficultés du contexte amiénois

« En l’occurrence, j’ai pris l’équipe en cours de saison dans une année particulière qui suivait une descente et avec un mercato qui terminait quasiment mi-octobre. Pour mettre en place un modèle de jeu théorique – parce que ce qu’on a dans la tête n’est que théorique – c’est délicat. J’aime le football protagoniste, avec une équipe qui a la volonté d’être active et de récupérer le ballon haut. J’aime le football de transition car il prouve qu’il est le football le plus efficace aujourd’hui et pour ça il faut être capable de jouer dans tous les temps du jeu. Il faut être bon dans l’approche du jeu, la maîtrise collective et la capacité à s’installer haut sur le terrain. Ça passe par des mouvements codifiés travaillés. Une fois qu’on a installé son équipe dans le camp adverse, ça nous donne beaucoup plus de possibilités de presser et contre-presser. Des fois, l’équipe adverse nous oblige à lui laisser le ballon et profiter des espaces sur des récupérations plus basses. »


Source : Le Petit Reporter Foot

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