Sa rencontre avec Luka Elsner, leur envie conjointe de travailler ensemble, son intégration au sein du staff et sa vision de la saison à venir. Oswald Tanchot se confie pour la toute première fois depuis son arrivée à Amiens, en qualité d’entraîneur adjoint. Entretien.

Publicité


Qu’est-ce qui a motivé votre choix de rejoindre l’Amiens SC ? 

Je voulais entrer de nouveau dans un staff, même si c’était en tant que numéro 2. On a beaucoup échangé avec Luka (Elsner) durant le confinement. On a appris à se connaitre à son initiative et on a eu envie d’aller plus loin, d’entamer une collaboration. On se faisait des visioconférences toutes les semaines pendant le confinement. On a pris beaucoup de plaisir à parler football ensemble. Puis, on s’est vus tous les deux à Paris au mois de mai, et je suis venu le voir à Amiens. Cela a été un long processus, ça ne s’est pas fait en un jour. Luka est quelqu’un qui cherche à avancer dans son parcours d’entraîneur, il a énormément de qualités, un gros potentiel et est humainement intéressant. On partage les mêmes grandes idées sur le football. Ensuite, à l’intérieur de ça, c’est bien qu’il y ait des approches différentes et débats contradictoires pour faire avancer les choses. Ensuite, on entraîne comme on est. C’est donc bien aussi d’avoir des personnalités différentes pour que tous les joueurs s’y retrouvent. C’est une question de complémentarité. Maintenant, ce n’est pas uniquement Luka et moi, c’est Luka, moi et l’ensemble d’un staff. Je viens apporter ma pierre à l’édifice à des gens déjà en place et compétents.

Publicité


Comment s’est faite votre intégration au sein de ce staff renouvelé ? 

Elle a été très bonne. J’ai été très bien accueilli par toutes les entités du club, aussi bien les dirigeants, le staff technique, les joueurs que le personnel. Je suis vraiment content d’être là et d’intégrer le staff de Luka. Il a pris le temps, en amont de la reprise des joueurs, de bien staffer et manager son staff. Des missions ont été données et je me suis intégré dans les espaces restants. J’ai un recul et une analyse un peu différente du staff parce que je n’ai pas vécu la saison dernière. Je suis un peu plus frais qu’eux sur l’aspect mental, même si j’ai intégré l’esprit de revanche qui doit animer tout le monde au sein du club. Je suis là pour qu’on se complète bien avec Luka et Romain (Poyet), qui est un adjoint qui a beaucoup de compétences.

Publicité


Votre nom avait déjà été lié à Amiens par le passé…

J’ai une histoire assez particulière avec le club. Le président (Bernard) Joannin m’avait déjà contacté quand j’étais au Poirée-sur-Vie mais à l’époque je n’avais pas le DEPF, j’étais encore tout jeune, c’était à l’époque de Francis de Taddeo. Puis, j’ai eu un contact avec John (Williams) à l’époque de Boulogne. Puis, je suis souvent venu à titre d’ami du club ces dernières années.

Publicité


Vous arrivez dans un club où l’effectif est en pleine reconstruction. C’est un sacré chantier qui vous attend durant cette intersaison…

Toutes les intersaisons sont compliquées mais elles le sont encore plus quand on vient de vivre une relégation, que je qualifierais de cruelle pour ne pas dire injuste. En plus de cela, il faut reconstruire une équipe, avec un mercato qui va s’étirer jusqu’au mois d’octobre. La construction de l’effectif va donc prendre du temps, il faut aussi s’assurer de l’intégration des jeunes joueurs. Il faut donc prendre en compte tout ça et mettre les choses en perspective. On en est conscient avec Luka, on sait pertinemment qu’il y a une notion de temps à prendre en compte.

Etes-vous d’accord pour dire que vous avancez un peu dans l’inconnu durant cette préparation ? 

C’est le cas de beaucoup d’équipes durant une intersaison. Toutefois, ça l’est encore plus pour nous que pour les autres. On a des joueurs qui ont l’ambition de rester en Ligue 1 ou tout simplement de quitter le club. On a vraiment un gros chantier devant nous pour construire notre équipe. On espère qu’on sera un minimum en place pour la reprise du championnat. J’espère que les choses vont s’accélérer dans les prochains jours pour avoir une image plus précise de notre effectif.

Parce que vous êtes bien placé pour savoir qu’un mauvais départ en Ligue 2 peut rapidement être synonyme de saison galère…

C’est un championnat très homogène, c’est une certitude. C’est toujours mieux de prendre un bon départ, pour travailler dans la confiance et lancer une dynamique, c’est d’autant plus important pour un relégué. Pour autant, comme pour tous les championnats, c’est vraiment la dernière ligne droite qui fait les positions, Amiens est bien placé pour le savoir. Il faudra surtout être régulier pour être en bonne position au moment du sprint final. Maintenant, chaque chose en son temps, on est focalisé sur la construction d’une équipe et la quête d’un collectif avec des valeurs. Il faut franchir les étapes une à une pour construire un bon championnat.

Quel bilan tirez-vous de ce stage ? 

Il y avait une attente sur ce premier match, les joueurs n’ayant pas joué depuis un bon moment. On avait aussi l’envie de conclure notre stage, qui s’est très bien passé, avec une bonne dynamique de travail, un groupe qui a bien répondu aux attentes, sur une bonne note. Cela aurait mieux qu’ils se récompensent avec un bon résultat mais on savait que ça allait être compliqué pour toutes les raisons évoquées précédemment. On peut s’appuyer sur des joueurs investis, qui ont les deux pieds dans le projet du club. C’est important parce qu’ils vont favoriser l’intégration des nouveaux. On a vraiment senti des garçons dans cette dynamique, c’est une très bonne chose.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

A lire aussi : 

Luka Elsner (Amiens SC) : « Accélérer sur la création de l’équipe »

Oswald Tanchot (Amiens SC) : « Ne pas donner d’importance au résultat »

Vous souhaitez signaler une coquille ou une inexactitude dans cet article, un contenu illicite ou inapproprié en commentaire ? Ecrivez-nous !
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments