Oswald Tanchot (Amiens SC) : « Pour l’instant, on est à notre place »

Amiens SC Tanchot

Quinzième à l’issue de la dixième journée et de sa défaite à Auxerre, déjà la cinquième de la saison, l’Amiens SC affiche de grosses lacunes qui ont le don d’agacer Oswald Tanchot, interloqué par le manque de caractère de sa formation. Entretien.

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Comment expliquez-vous cette nouvelle première mi-temps difficile…

C’est difficile parce qu’on a rendu les choses difficiles. On a reculé toute la mi-temps, c’est tout l’inverse de ce qu’on avait demandé. On était ni haut, ni bas, le bloc s’est mis à reculer constamment. Nous n’avions pas cette volonté de défendre en avançant, de jouer haut. On s’est contenté de regarder Auxerre jouer. On a fait quatre mi-temps dans la semaine, on a raté deux fois nos premières ! Ça démontre un manque de personnalité, de caractère lorsqu’on rentre dans un match. Quand on vient jouer ici, il faut avoir cette envie de défendre en avançant, d’être haut sur le terrain. Il ne faut surtout pas laisser cette équipe dans le confort et la regarder jouer parce qu’elle est complètement dans ce qu’elle aime, dans ce qu’elle sait faire et elle le fait très bien.

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Qu’est-ce qui vous agace le plus après cette nouvelle défaite ?

Je suis agacé par ce manque d’identité et de personnalité. Ce qui m’énerve sur ce match, c’est d’avoir vu une équipe coupée en deux sur deux ou trois passes, une ligne de défense qui recule, à l’image du but que l’on prend. Je suis très fâché parce que Régis (Gurtner) nous laisse en vie plusieurs fois avant, il fait un arrêt, il se passe environ deux secondes et on voit des mecs qui sont spectateurs. Quand on est spectateurs, il ne faut rien espérer. Ce n’est pas comme ça que l’on doit être dans la compétition, acteurs d’un match. Si on avait fait les deux mi-temps comme la deuxième et qu’on avait perdu même 3-0, j’aurais moins de regrets que ça parce que j’ai le sentiment que l’on n’a joué qu’une mi-temps.

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Est-ce que les joueurs ont du mal à se faire violence ?

Ils ont du mal à se faire violence, à faire ressortir le caractère qui est en eux. Je suppose qu’il y a des gens de caractère, mais quand on les voit sur le terrain, ça ne dégage pas des attitudes de compétiteurs. On les a eues un peu contre Grenoble et Sochaux et, bizarrement, ce sont les matches que l’on a gagnés. On dégageait autre chose. Finalement, au-delà du fait d’être une équipe qui ne marque pas, qui a certaines lacunes à certaines zones du terrain, c’est ce manque de caractère en équipe qui me gêne. Pour certains, ça fait des semaines et des mois qu’ils sont toujours à côté. Ils enchaînent les matches et ils goûtent très peu à la victoire, mais on a l’impression que ça leur colle à la peau et qu’ils n’ont pas la capacité de réagir. Ou en tout cas d’agir, parce que réagir, on l’a fait en deuxième mi-temps. Un match, c’est un rapport de forces et quand on entre sur le terrain, il faut montrer une détermination sans failles. Je trouve qu’on est trop gentils.

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Dans le jeu, vous n’avez eu que très peu d’occasions…

Ce n’est même pas ça qui me dérange parce qu’on en a eu quelques-unes, mais on a surtout concédé trop de situations. On a beaucoup trop peu maîtrisé, à part en deuxième mi-temps, mais il a fallu changer d’organisation. Ça demande des tonnes d’adaptation, de réflexion alors qu’on doit faire les choses correctement. Certains joueurs doivent aussi réellement hausser leur niveau de jeu parce que ce que l’on montre est mièvre.

Vous auriez pu avoir la chance d’égaliser en fin de match…

Dans les dernières minutes on fait du hourra football, on est en surnombre dans le coeur du jeu. On arrive à revenir au score en exploitant certaines zones et on se met à balancer des ballons je ne sais où, ni pour qui. On manque complètement de maîtrise émotionnelle. C’est dans ces instants-là qu’il faut avoir cette maîtrise, même si on a encore une situation avec la remise de Juan (Otero) pour (Stephen) Odey qui est trop court. Il faut vraiment travailler sur ce que l’on dégage en tant qu’équipe, sur les attitudes sur le terrain parce que pour l’instant, au vu de ce que l’on propose, on est à notre place. Dans le football, nous sommes acteurs et si on ne gagne pas les matches c’est parce qu’on ne fait pas ce qu’il faut.

Et Amiens rechute à la quinzième place après cette défaite…

Aujourd’hui, force est de constater que certains font partie du bateau depuis l’année dernière, ils enchaînent les défaites. Autant en Ligue 1, on peut comprendre que ce soit plus dur, autant en Ligue 2 on estime qu’Amiens est armé et finalement on a onze malheureux points en dix matches.

Propos recueillis par Romain PECHON

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1 COMMENTAIRE

  1. Avec votre blabla hebdomadaire vous êtes en train d’ecoeurer les supporters. Heureusement que vous jouez à huit clos, vous allez prendre l’habitude de ne plus avoir de supporters, mais je pense que même ça vous vous en foutez..

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