Contre l’Olympique Lyonnais, dimanche, l’Amiens SC a concédé une défaite somme toute logique et surtout loin d’être honteuse (2-0). Diminuée et encore en construction, la formation picarde pourrait bien vivre un mois d’août à nouveau compliqué. Si tel était le cas, il ne faudrait pas pour autant céder à toute forme de catastrophisme. 

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Un contexte inquiétant ? 

Un an après sa découverte de la Ligue 1, l’Amiens SC est pratiquement revenu au point de départ. L’expérience de la saison écoulée est indubitablement un atout. Mais la manière avec laquelle l’été picard se déroule fait que celle-ci s’avère actuellement quasiment fortuite. Tout simplement parce qu’Amiens a perdu une petite moitié de ses titulaires (Avelar, Cissokho, Kakuta, Gakpé, voire Manzala) et que le club na pas (encore) compensé certains de ces départs. Exemple le plus criant, le club recherche toujours le successeur de Gaël Kakuta, six buts et autant de passes décisives l’an dernier.

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A Lyon, Christophe Pélissier a également dû composer avec la suspension de Thomas Monconduit et les blessures de Prince Gouano et Bongani Zungu. Résultat des courses, le techncien amiénois a aligné un milieu de terrain inédit et particulièrement inexpérimenté en misant sur le trio Gnahoré-Fofana-Traoré. A 18 ans, le jeune Gaoussou Traoré a ainsi fait ses premiers pas en professionnel face à l’un des tous meilleurs milieux de terrain en Ligue 1. Si le pensionnaire du centre de formation a « fait son match », il symbolise néanmoins le manque de solutions à la disposition de son entraîneur.

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Savoir raison garder

Effectivement, Christophe Pélissier doit en quelque sorte composer avec les moyens du bord. Alors que ce dernier souhaitait disposer de son effectif le plus rapidement possible, il voit finalement les renforts arriver au compte-gouttes. Si la difficulté de conclure un transfert est bien réelle et qui plus est exponentielle dans le contexte actuel, cette situation semble plus que jamais lasser le natif de Revel, au point même de créer certaines frictions avec ses dirigeants. En recrutant tardivement, l’Amiens SC court effectivement après le risque de prendre à nouveau du retard à l’allumage. Et si le mois d’août n’avait pas eu de conséquences désastreuses la saison dernière, il ne faudrait pas que celui-ci laisse des regrets à l’issue de cette saison.

Or, avec des joueurs aux états de forme discordants, venus d’horizons divers et dont l’intégration demeure incertaine, Amiens n’a pas l’assurance que l’amalgame se fasse une nouvelle fois. Et même si Christophe Pélissier et son staff ont démontré leur savoir-faire et leur compétence depuis trois ans, ces derniers ne pourront pas réaliser éternellement des miracles. C’est la raison pour laquelle il se pourrait bien que cette promotion 2018/2019 éprouve des difficultés, au moins dans un premier temps. Si tel était le cas, il faudra alors se montrer patient et indulgent avec cette équipe encore en chantier et qui a prouvé par le passé que les enseignements du mois d’août étaient rarement en adéquation avec les conclusions tirées en mai.

Romain PECHON

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1 COMMENTAIRE

  1. il faut savoir être objectif et pas défaitiste comme certains le sont, mais pas attendre trop longtemps. De plus les les entraieurs techniciens du bistrot du coin devraient porposer leurs idées puis que « y a qu’a »

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