Quelle solution offensive pour l’Amiens SC ?

En l’absence de Moussa Konaté, Christophe Pélissier tâtonne depuis un mois et demi. Si le poste d’avant-centre a été majoritairement occupé par Saman Ghoddos, Juan Otero a également été ré-axé, sans réel succès. En somme, c’est l’ensemble de l’animation offensive qui pêche actuellement. 

Un constat d’échec

Quatre buts en six matches, dont deux en Coupe de la Ligue contre le FC Metz (Ligue 2), Amiens peine à se montrer dangereux sur le plan offensif. Avec seulement quatorze buts inscrits en seize rencontres, la formation entraînée par Christophe Pélissier affiche clairement ses limites : « On a tout essayé au niveau des formules, mais à un moment donné, dans les trente derniers mètres, il faut aussi gagner les un contre un, il faut avoir de la justesse technique dans les centres ».

Et même lorsque Amiens a la mainmise sur un match, comme ce fut le cas contre Monaco mardi soir, ses attaquants ne parviennent pas à se mettre en position favorable afin de trouver la faille. « On fait dix-sept centres mardi, il n’y en a que deux qui sont réceptionnés, les deux par notre défenseur latéral, constate l’entraîneur amiénois. Dans l’engagement, dans les déplacements, on est moins présent. On fait quinze tirs, mais on en cadre que deux. »

Ramener de la confiance aux joueurs

Pour autant, Christophe Pélissier refuse d’accabler publiquement ses attaquants, même si Amiens travaille actuellement sur le profil de deux joueurs offensifs pour le prochain mercato hivernal. « On ne peut pas dire que notre animation offensive a été défaillante (ndlr : contre Monaco), positive Pélissier. Face à un bloc bas, il faut encore plus de justesse technique à l’intérieur du jeu, parce qu’il y a peu d’espaces, et il faut de l’animation sur les côtés en gagnant les duels, et avoir de la qualité dans les centres. »

Alors comment faire pour limiter la casse d’ici Noël ? « Les ingrédients, on les connaît, mais il faut aussi des joueurs qui se lâchent un peu plus, assure l’entraîneur de l’ASC. Psychologiquement, on est touché, et c’est l’aspect le plus difficile. » Muet depuis deux mois, Saman Ghoddos marque le pas, tandis que les Colombiens Stiven Mendoza et Juan Otero font preuve de bien trop de maladresse à l’heure actuelle. Lancé en fin de rencontre mardi soir, Stanley Segarel, qui sera du voyage à Guingamp, brille depuis le début de saison avec la réserve. De quoi devenir une solution (temporaire) en équipe première ?

R.P.

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