Rafal Kurzawa

Attendu comme le nouvel homme fort du côté gauche amiénois, Rafal Kurzawa demeure assez méconnu du grand public. International polonais, le milieu de terrain de 25 ans a décidé de s’engager avec l’Amiens SC après une saison réussie en club et un Mondial davantage en demi-teinte avec sa sélection. Journaliste pour le site spécialisé Przegląd Sportowym, Wojtek Adamczak nous en dit plus sur cet ailier doté d’un « exceptionnel pied gauche et spécialiste des coups de pied arrêtés. »

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Quelles sont les principales qualités de Rafal Kurzawa et quel est son poste préférentiel ? 

De manière générale, c’est un spécialiste des coups de pied arrêtés. Il dispose d’un exceptionnel et très précis pied gauche. Cependant, pour un joueur de côté, il manque un peu de vitesse, ce n’est pas un dribbleur. Il a été élu meilleur milieu de terrain du championnat et a remporté le classement des meilleurs passeurs la saison dernière. S’il a déjà joué latéral en sélection, c’était dans une défense à cinq. Je n’ai pas souvenir de lui latéral dans une défense à quatre, même si cela est aussi une option. Cela reste surtout un milieu gauche.

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Sachant qu’il était libre de tout contrat, est-ce une surprise pour vous de le voir arriver en Ligue 1, qui plus est à Amiens ? 

Oui, un peu. Il était libre depuis longtemps et il a pris le temps de choisir son prochain club. On a longtemps pensé qu’il partirait dans un plus grand club. Après cela reste son premier club à l’étranger et c’est toujours un changement difficile pour un joueur polonais. Néanmoins, je pense que c’est un bon choix de sa part. Il avait reçu d’autres offres, certainement plus avantageuses de plus gros clubs, mais il a décidé de prendre son temps et poursuit son développement en s’assurant un temps de jeu conséquent.

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Vous parliez de la difficulté pour un Polonais de réussir lors de sa première expérience à l’étranger. Comment expliquez-vous cela ?

La Ligue polonaise est vraiment faible, il suffit de voir les résultats des clubs en Coupes d’Europe. Les Polonais qui partent à l’étranger parlent souvent des entraînements plus lourds et plus exigeants. La Ligue 1 est un championnat qui demande de la force physique. Kurzawa est un joueur très fin techniquement mais qui pourrait avoir des difficultés sur le plan athlétique, par exemple. C’est aussi la raison pour laquelle après quelques échecs en Ligue 1 comme Stepinski ou Rybus, les Polonais choisissent de plus en plus d’aller en Serie A où on compte actuellement une dizaine de joueurs. Pour en revenir à Kurzawa, c’est un bosseur, je pense qu’il a quelques bases d’anglais et qu’il apprendra rapidement le français. Il fera tout pour bien s’intégrer.

Qu’est-ce qu’il lui a manqué pour se faire repérer par Poznan ou Jagiellonia plutôt que de devoir partir à l’étranger ?

Il était dans la situation confortable du joueur libre de tout engagement. Le Legia et le Lech ont tenté de le faire venir mais il a préféré partir à l’étranger. Ce qui est tout sauf une surprise puisqu’une majorité de Polonais souhaitent quitter le championnat national.

Amiens a l’habitude de prendre des joueurs avec un état d’esprit irréprochable et capables de se fondre dans un collectif. Cela correspond-il à Kurzawa ?

Oui, sans doute. Ce n’est pas une célébrité, c’est un joueur humble et modeste. Il était un des éléments très importants de Górnik Zabrze, qui était une équipe promue avec de jeunes joueurs peu connus mais qui est parvenue à faire une excellente saison. Malgré l’importance qu’il avait dans cette équipe, il est resté un joueur très réservé, qui ne donne pas beaucoup d’interview.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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