Reims – Amiens SC, le 19 mai 2017 : Ils s’en souviennent tous #7

Moins de deux ans après l’historique Reims-Amiens SC du 19 mai 2017, les Amiénois retournent pour la première fois au stade Auguste-Delaune, ce samedi. Pour l’occasion, Le 11 Amiénois vous propose de vous replonger dans ce match incroyable à travers les souvenirs de notre équipe de rédacteurs. On conclut avec notre dernier venu, Josué Lienard, qui a vécu ça sur une plage en vacances !

La montée à distance

Le 11 mai 2017, je partais en vacances sur une île au soleil. Dans ma valise, avec la crème solaire et le maillot de bain, j’emmenais mes espoirs de montée en Ligue 1. Ils prenaient peu de place, certes, mais ils envahissaient mes pensées. Dès le 12 mai, la victoire à domicile face à Laval confirma que ce match du 19 mai 2017 à Auguste Delaune serait bien un tournant dans notre vie de supporters, puisqu’il pourrait permettre au club de jouer en ligue 1 en cas de victoire.

Avec un décalage horaire de sept heures, le match face à Reims débuta pour moi en début d’après-midi. Bien installé sur la plage, je suivais la diffusion radio de France Bleu Picardie depuis mon smartphone. J’ai vite bondi lorsqu’Abou Kamara marqua le premier but dès la 12ème minute. Les minutes passèrent, bien trop lentement à mon goût, j’aurais aimé à ce moment-là qu’un match de football ne dure que quinze minutes. Mais les 90 minutes allaient durer plus longtemps que prévu…

La tristesse des Lensois

L’égalisation rémoise par Diego contrariait nos espoirs de montée et la tension allait crescendo pour tous les supporters amiénois. En fin de match, je n’y croyais plus, presque résigné. Et puis arriva le dernier espoir avec ce coup-franc tiré par Thomas Monconduit à la 96ème minute. Bourgaud surgit et marqua le but libérateur. Je montais le son de la radio au maximum pour réaliser que je ne rêvais pas. Amiens était en Ligue 1 ! Je me suis alors levé et j’ai couru le long de la plage les 100 mètres les plus fous et les plus rapides de ma vie en hurlant « on est en Ligue 1, on est en Ligue 1 ».

La plupart des gens ne comprenaient pas ce que je criais car ils ne parlaient pas français. Ils ont dû me prendre pour un dingue, tout comme ma femme et mes amis. Après ces 100 mètres, je me suis agenouillé face à eux en disant : « on est en Ligue 1, on peut mourir tranquille ». Une fois l’euphorie passée, j’ai croisé l’un des animateurs de l’hôtel qui était… lensois (et quasiment en larmes). La joie des uns…

Josué LIENARD

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