Muet durant la campagne médiatique de l’Amiens SC, protestant pour une Ligue 1 à 22 clubs la saison prochaine, le club de Toulouse s’est rattrapé à l’occasion de l’assemblée générale de la Ligue de football professionnel (LFP), mercredi après-midi. Soucieux d’avoir des explications à propos du vote pour une Ligue 2 à 22 clubs, Olivier Sadran, le président toulousain, s’est fait remarquer en interpellant Noël le Graët. 

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Le président de la FFF directement visé

Si discret depuis l’annonce de la relégation de son club en Ligue 2, aux côtés de l’Amiens SC, Olivier Sadran a attendu l’AG de la LFP pour sortir du bois. Dans un échange rapporté par nos confrères de l’Equipe, le président toulousain a d’abord pris à témoin Didier Quillot, le directeur général de la LFP, afin d’avoir le fond de la pensée de Noël Le Graët à propos du vote pour une Ligue 2 à 22 clubs : Didier, juste une question à l’intention de Noël Le Graët. Président, maintenant que le vote est fait et que vous êtes garant des institutions, comment comptez-vous justifier l’équité sportive entre deux championnats qui représentent le même sport, joué dans la même période, et avec des conclusions différentes ? Quelle est votre explication sur le sujet ? »

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Après avoir demandé à Olivier Sadran de reformuler sa question, Noël Le Graët a fini par répondre au boss toulousain : « Le Comex est le garant des institutions. Il analysera ce vote avec précision. Jusqu’à présent, je crois que la FFF a tenu son rôle, elle fera en sorte effectivement de le faire. Ma position reste ferme. L’institution fédérale doit donner une image solide, même si elle ne peut pas faire plaisir à tout le monde. » Une réponse laconique qui a suscité une ultime intervention, assez ironique, d’Olivier Sadran : « J’entends, je souhaite que ce soit noté au procès-verbal et je note donc qu’il y a deux règles différentes pour le même jeu. Et pour la même période. Je vous remercie président. Didier, je souhaite que ce soit noté au PV s’il te plaît. C’était une question de néophyte en équité sportive.

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S’il demeure silencieux sur le plan médiatique, et même en interne auprès des salariés de son club, Olivier Sadran semble donc prêt à se battre, en coulisses, pour obtenir le maintien de Toulouse en Ligue 1. Un soutien loin d’être anodin dans la bataille menée par l’Amiens SC. Et même si Bernard Joannin estime que « le combat d’Amiens n’est pas celui de Toulouse« , leurs intérêts pourraient bien converger au fil des semaines et des procédures engagées. 

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Source : L’Equipe

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