Un an après la folle épopée de Longueau en coupe de France, son président espère que son équipe évitera le piège contre Verton pour rallier un septième tour aux intérêts multiples. Entretien.

René Playe, quelle importance a ce match pour un président de club ?

On a eu un début de saison un peu difficile. Ça a été rendu difficile parce qu’on n’a pas pu utiliser notre terrain avant la fin septembre, ce qui fait qu’on a joué que deux matches à la maison sur les huit que l’on a joués. C’est un peu ennuyeux dans la mesure où l’on n’a pas trop de repère. Contre Aire, ça a été compliqué parce que les nouveaux devaient prendre leurs repères. Contre Avion, on a fait un match de bonne qualité, et c’était autre chose. On a été excellent. On reste sur une dynamique de quatre matches sans défaite, avec un bon déplacement à Loon-Plage. La coupe de France reste la coupe de France. Cette année, on a eu des tirages assez favorables, mais un match reste un match et il faut le gagner. On va prendre toutes les réserves avant d’aller affronter cette équipe de Verton. Un match de coupe, ça ne se joue pas, ça se gagne.

On imagine que le parcours de l’an dernier a donné envie de revivre ce genre d’émotions, passer des tours, et pourquoi pas affronter une équipe professionnelle…

Le fait de pouvoir potentiellement passer au septième tour avec l’entrée en lice des clubs de L2, ce que je souhaite de tout mon cœur, comme tout un chacun, ça donne envie. Comme tout un chacun, on veut essayer de gratter un ou deux tours supplémentaires. « Mourir » de belle façon contre un club professionnel, ce serait une chose supplémentaire au vécu des garçons depuis trois ans.

Le sportif reste la priorité, mais l’an dernier, votre beau parcours a amené de l’argent que le club a pu investir…

Cet aspect compte aussi parce qu’on se rend compte qu’on va encore disputer un tour à l’extérieur et ça jusqu’à ce moment-là, ça ne rapporte pas d’argent. Aujourd’hui, nous n’avons rien eu à la fin des matches en termes de recettes alors que ça nous coûte les déplacements. La coupe de France, pour qu’elle ramène quelque chose financièrement, il faut tomber sur des sixièmes tours comme ça, où l’on aura probablement un peu de galerie si j’écoute les dirigeants de Verton puisqu’il n’y aura rien aux alentours. Une épopée en coupe de France, c’est particulier. Les jeux de maillots et les éventuelles dotations sont des choses très importantes. L’importance de se qualifier sur ce match, c’est que la première manne financière tombera.

Pour vous, la coupe est un objectif prioritaire ? 

Comme je l’avais dit l’an dernier, le championnat est la priorité. Ça avait été relativement facile parce que l’équipe était faite pour le R1, pas le R2, et ça nous a peut-être aidé à être plus performants pour la coupe. Maintenant, les garçons ont vécu quelque chose d’extraordinaire il y a trois ans et encore plus extraordinaire l’an dernier. Eux sont totalement motivés. En tant que président et gestionnaire du club, je ne vais pas cracher sur tout ça.

Vous aviez fixé un objectif en coupe à vos joueurs ?

On s’était dit que ce serait bien d’aller au minimum au septième tour mais notre capitaine a des objectifs plus élevés. Il s’était fixé un trente-deuxième l’an dernier, on y est allé. Ce jour-là, il avait été exceptionnel. Je lui fais confiance pour motiver le reste de la troupe, s’il y a encore besoin de les motiver.

Tous propos recueillis par Romain PECHON avec Adrien ROCHER

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