René Playe : « On ne va pas partir battu d’avance ! »


Président de l’ESC Longueau, René Playe rêvait d’une affiche de gala pour le compte du 7e tour de Coupe de France. Il faudra finalement s’offrir Blois, quatrième de National 2, pour espérer égaler la performance de 2016.

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Quel est votre avis sur ce tirage au sort ?

Cela aurait pu être mieux, cela aurait pu être pire. Le mieux était de tirer un petit ou carrément de mourir contre le gros. Pas de chance pour nous, on est tombé au milieu de cela. Maintenant, en Coupe de France, tout est possible. On ne va pas partir battu d’avance parce qu’on joue un club de National 2. Sur les tours précédents, il y a eu des surprises alors pourquoi ne pas en réaliser une au septième tour contre cette belle équipe de Blois. C’est une équipe qui vient de monter en National 2 et qui réalise un bon début de saison. Pour en avoir parlé avec le vice-président de Chambly (ndlr : Jean-Michel Rouet), il m’a dit que c’était un adversaire de qualité.

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Ce match aura-t-il lieu au stade Emile-Noël de Longueau ?

Oui, on a la certitude qu’il se jouera sur nos installations. Le changement de réglementation nous permet, contrairement à il y a deux ans contre Croix, de jouer à Longueau et non pas d’aller au stade Moulonguet.

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Sur le papier, ce tirage rappelle beaucoup celui contre Croix au stade du 8e tour en 2016…

Tout à fait. La différence est que l’on arrivera dans un état physique complètement différent. Il y a deux ans, on avait eu cette mise au vert à Clairefontaine qui a pesé lourd dans les jambes en deuxième mi-temps. Cette fois-ci, on sera dans les meilleures dispositions possibles, chez nous, contre un adversaire qui aura quatre heures de route pour venir nous affronter. On va désormais se préparer le mieux possible et soigner les petits bobos du moment. Sans dire que l’on va lever le pied en championnat, il va falloir gérer les matches à venir pour aborder ce septième tour dans les meilleures conditions possibles.

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Que représente la Coupe de France pour un club comme Longueau ?

C’est une très belle compétition. On est déjà fier d’avoir égalé le record de nos ainés (ndlr : un septième tour en 1985, 1986 et 1987). On a aussi gardé en tête l’expérience extraordinaire vécue il y a deux ans et on aimerait bien entendu aller à nouveau au huitième tour pour pourquoi pas y tirer une Ligue 2 !

Ressentez-vous de la fierté d’être le dernier représentant du Grand Amiénois au 7e tour ? 

C’est effectivement une fierté pour l’ensemble du club, des dirigeants aux joueurs en passant par les bénévoles et le staff technique. On travaille pour que l’entité vive de tels moments et il faut savoir les apprécier à juste titre. Il faut aussi féliciter le travail de mon entraîneur. Quand j’ai fait le choix de nommer Sébastien (Léraillé) il y a un an de cela, des gens ne comprenaient pas mon choix. On sortait effectivement d’un huitième tour de Coupe de France et on venait d’obtenir notre montée en Régional 1. Pour autant, je considérais qu’on était arrivé à la fin d’un cycle avec Cyrille Chaillou. Cela faisait trois ans qu’il était à la tête du club et mon choix de miser sur Sébastien était bien réfléchi. Ce début de saison, avec le championnat et ce parcours en Coupe, démontre que Sébastien fait du bon travail et qu’il est à sa place.

Propos recueillis par Romain PECHON

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