Beaucoup plus déçu que l’ensemble du club que pour ses joueurs de l’élimination subie à Verton (0-2), Sébastien Léraillé ne cachait pas sa frustration quant à la prestation réalisée dans le Pas-de-Calais.

Fin d’un rêve

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la prestation réalisée passe amèrement chez Sébastien Léraillé. Éliminé par un pensionnaire de D1, hier après-midi, Longueau a manqué l’occasion de rêver encore un peu plus. « Je suis déçu pour le club, pour les dirigeants, pour les gens qui se donnent corps et âmes pour le club comme mon président, les dirigeants, le trésorier, les éducateurs, les personnes qui accompagnent les enfants les week-ends, les bénévoles, lâche l’entraîneur longacoissien. Je suis déçu pour tous ces gens-là. Personnellement, avec ce que j’ai vu en deuxième mi-temps, je ne suis pas surpris. Je me pose beaucoup de questions sur l’investissement des garçons pour ce match. »

Intéressant pendant une période puis inquiétant pendant l’autre, l’ESCL est tombé à pieds joints dans le piège vertonnois. « Quand je vois ce qu’on a fait en deuxième mi-temps, les attitudes, et quand je vois ce qu’a fait Verton, qui joue en D1… En deuxième mi-temps, on était à des années-lumières de ça, déplore Léraillé. Ils ont joué un vrai match de coupe en se jetant sur tous les ballons, en étant bien organisé, rigoureux, à l’image de ce qu’on a pu faire l’an dernier pendant notre parcours. On s’est pris pour ce que l’on n’est pas et on s’est fait punir. Quand on joue ce match alors qu’il y a un septième tour derrière, il faut s’arracher ! »

Des mots forts

Principal point de l’ire de Sébastien Léraillé : le manque d’investissement de ses joueurs sur un deuxième acte manqué. « On allait dans la surface sans réelle motivation parce qu’on pensait que si on ne marquait pas, un copain allait le faire, explique le technicien. Je pense qu’on s’est pris pour des sénateurs et je suis convaincu que certains ont très mal préparé ce match. Je pense que les mecs ont choisi leur match mais tant pis pour eux. Je suis surtout déçu pour le club mais pas pour eux, parce qu’ils ne méritaient pas de se qualifier. On peut se poser beaucoup de questions, mais la réalité c’est que l’on s’est fait sortir par une D1. »

Cette élimination reste un réel goût amer pour un club qui a brillé l’an passé dans cette même compétition. « Je ne sais pas si c’est le département qui fait ça, ou la culture, mais on a la fâcheuse habitude de se mettre au niveau de l’adversaire, se questionne Léraillé. En étant efficace on se rendait le match facile parce qu’on avait mis ce qu’il fallait en première mi-temps, mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé parce que je ne les ai pas plus recadré que ça à la mi-temps. Les joueurs seraient professionnels, je parlerais de faute professionnelle, mais je pense surtout qu’on est la risée du foot samarien. » Un foot samarien qui va bien mal puisqu’aucun club ne sera présent aux septièmes et huitièmes tours de la compétition.

A.R. avec R.P.

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