Après trois mois sans victoire, l’Amiens SC a bon espoir de relancer la machine contre Toulouse, la seule équipe ayant fait pire sur la même période, ce samedi à la Licorne. Et même s’il entrevoit des signaux positifs, Thomas Monconduit préfère se méfier d’un éventuel réveil toulousain. Entretien. 

Thomas, comment avez-vous vécu cette semaine particulière avec la dernière ligne droite du mercato ?

On a l’habitude, maintenant. Je sais qu’il y a des joueurs qui vont arriver, d’autres qui vont partir. Ça ne me fait ni chaud ni froid. Je veux juste que les dix-huit retenus soient prêts à jouer ce match à fond. Ça ne perturbe pas le groupe.

On vous a aussi vu à tous les postes en janvier, comment est-ce qu’on change d’un poste à un autre ?

Ça me paraît normal parce que j’aime le foot, j’aime observer tous les postes, toutes les positions, savoir comment joue quel joueur à telle position. Donc jouer latéral ça ne me dérange pas, jouer 10, ça ne me dérange pas, jouer 6 non plus. Je m’adapte tout le temps, il n’y a pas de problème. Tant que je joue et que je peux apporter à l’équipe, c’est le principal. Au final, j’ai été formé latéral droit donc je n’ai pas de problème à ce poste. Numéro 10 c’est un peu plus difficile mais une fois que les consignes du coach sont bien intégrées, il n’y a pas de problème.

Vous parlez beaucoup de l’état d’esprit de guerrier ces dernières semaines, mais on ne l’a pas ressenti chez tout le monde sur les derniers matches…

Parfois, on a l’état d’esprit mais ça ne se retranscrit pas sur le terrain. Il y a des périodes où le corps n’arrive pas à montrer ce que le mental pense. Ce sont des périodes comme ça. Je pense qu’il faut surtout une victoire pour retrouver la confiance et engager une série positive. Les anciens, on est là pour passer ce message et je m’en sens totalement capable. Il n’y a pas de problème avec ça. Si on regarde nos derniers matches, je crois qu’on manque beaucoup de réussite. Certaines petites choses auraient pu faire tourner les matches parce que ça ne va pas en notre faveur. On ne voit que le négatif et les mauvaises choses, mais si on avait quatre ou cinq points de plus, ce serait différent.

Ressentez-vous ce supplément d’âme des dernières années ?

Je le ressens plus depuis quelques matches. Certes, contre Reims et Montpellier on n’a fait qu’une mi-temps mais on sent qu’on l’a. Il faut être plus régulier et le montrer sur un match entier.

Est-ce mental ou physique ?

Je n’ai pas les réponses. Nous-mêmes on se pose cette question sans avoir forcément les réponses.

Vous allez affronter Toulouse qui fait encore pire que vous…

Pour moi, ça ne veut rien dire. Ça reste une bonne équipe. Il faut être vigilant. Tout le monde nous voit gagner parce qu’ils sont derrière sauf que c’est une bonne équipe. On les a observés et ils n’ont pas de chance. Contre Brest, ils perdent 5-2 mais ont des possibilités de mener 3-1. C’est une équipe en manque de réussite et qui a eu des changements de coach, de staff, ce n’est pas facile. Ce sera un match difficile.

Êtes-vous surpris de les voir jouer le maintien, même si ça fait quelques années maintenant ?

Ça fait quatre ans qu’ils jouent le maintien et quatre ans que ça me surprend parce qu’ils ont souvent de bons effectifs. C’est assez surprenant, oui.

Propos recueillis par Romain PECHON

A lire aussi : 

Thomas Monconduit (Amiens SC) : « Le match le plus important ? Je ne le pense pas »

Alexis Blin : (Amiens SC) « Pas d’autre issue possible que les trois points »

3 Commentaires

  1. Il faut absolument les supporter dans cette très mauvaise passe.
    Une victoire et le jeux va revenir, je veux y croire encore.
    Tous derrière les amiénois ce soir.
    FIERS d’être AMIENOIS.

Laisser un commentaire