Zahir Zerdab : « On ne peut pas accepter le racisme »

Invité de la Tribune des Sports, l’émission animée par Mathieu Dubrulle chaque lundi sur France Bleu Picardie, Zahir Zerdab, l’attaquant de l’US Camon, a livré son opinion sur les cris racistes dont Prince Gouano a été l’objet vendredi dernier à Dijon. 

L’attitude exemplaire de Prince Gouano

Comme la totalité des acteurs qui s’expriment depuis vendredi soir, Zahir Zerdab a vivement condamné les cris racistes entendus à Dijon, vendredi. « C’est forcément regrettable que ce genre d’injure puisse encore exister en 2019. Dans le football, il y a toujours eu beaucoup d’injures mais on ne peut pas accepter le racisme, clame l’attaquant de Camon. Cela fait bien longtemps que ça ne devrait plus exister mais ces genres de cris (racistes) ont été repris dernièrement en Italie. »

À 37 ans et à l’orée d’une carrière qui l’a notamment vu évoluer en France, en Belgique mais aussi en Algérie, Zahir Zerdab n’a finalement jamais été confronté à ce type d’incident. « Ça ne m’est jamais arrivé mais je pense que ça a toujours existé, même en France. Malheureusement, ce n’est pas assez souvent relevé. Je pense que Prince (Gouano) a voulu marquer le coup et ça a pris l’ampleur que ça a pris. » Mettant ainsi sur la table le sujet du racisme dans les tribunes.

Et pour cela, l’ancien joueur de Beauvais tire son chapeau à l’actuel défenseur de l’Amiens SC. « On ressent que c’est quelqu’un qui a reçu de bonnes valeurs dans son éducation. Il a réussi à faire la différence entre ce supporter, qu’il a localisé, et le reste du public de Dijon, apprécie Zahir Zerdab. Mais il n’a jamais fait l’amalgame en disant que c’était tout le public de Dijon qui l’avait insulté. Il voulait vraiment marquer le coup pour que ça cesse, qu’on n’entende plus ce genre de propos dans un stade. »

Et s’il reste persuadé qu’il ne fallait pas « arrêter définitivement la rencontre« , Zahir Zerdab considère que Prince Gouano a eu raison de faire interrompre temporairement le jeu pour « marquer le coup » et appréhender l’individu en question. 

Source : France Bleu Picardie

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