Élément d’expérience de l’US Camon, Zahir Zerdab considère que son équipe cherche encore le bon équilibre en ce début de saison marqué par cinq matches nuls en autant de sorties. Entretien. 

Quel est votre sentiment après ce cinquième match nul en autant de rencontres ? 

C’est compliqué. Notre jeu manque encore de fluidité, ce n’est pas évident quand on change la quasi-totalité de l’effectif. Nous ne sommes plus que deux ou trois joueurs de la saison passée, la mayonnaise n’a pas encore pris. On a du mal à se procurer des situations nettes, on a des occasions mais ce n’est pas vraiment tranchant. On est encore en phase d’apprentissage. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de frustration, on a le sentiment de pouvoir faire beaucoup mieux. Les jeunes montrent de belles choses à l’entraînement mais les conditions de match sont très différentes. Il va falloir que le coach trouve des solutions.

C’est la raison pour laquelle la tension était palpable à la fin du match ?

La réalité est simple, on a fait cinq matches et on n’en a pas gagné un seul ! Certes, on ne perd pas mais on n’avance pas vraiment avec des nuls. Notre manque de consistance durant l’intégralité d’un match est criant, il faut réussir à s’améliorer sur ce point. Pour cela, il faut produire plus d’efforts et accepter de jouer de manière plus directe. Espérons que ça va venir. Aujourd’hui (dimanche), le match nul est assez logique. C’est plus en début de saison, contre Wasquehal ou Outreau, qu’on peut s’en vouloir d’avoir laissé échapper des points. Du coup, on n’est pas vraiment là où on aimerait être. Maintenant, les points qui n’ont pas été pris ne seront plus à prendre. Il faut les oublier et aller de l’avant.

Une nouvelle fois, vous auriez très bien pu perdre ce match sur la fin…

Tout à fait. Ils ont une ou deux actions litigieuses dans notre surface et un arrêt de Maxime (Josse) en fin de match. Avant ça, on a une occasion par mi-temps, la première par Ryan (Da Veiga), la deuxième pour (Jonathan) Isambart. C’est trop peu et on est trop prévisible surtout. Pour un attaquant comme moi, c’est frustrant parce qu’il n’y a pas de bons ballons qui arrivent.

Comment expliquez-vous cela ? 

Le travail de construction est bon mais il faut qu’on accepte de changer de rythme, de prendre des risques. Il faut chercher la bonne passe et le bon décalage. C’est toujours plus difficile de créer que de défendre et de profiter des erreurs adverses. Pour le moment, on n’y arrive pas. Les matches sont filmés, ce serait bien aussi de les regarder pour se rendre compte qu’on n’est pas supérieur à l’adversaire aussi. Il faut se remettre en question, accepter de se mettre minable. On joue en R1, il faut accepter de ne pas pratiquer du beau jeu si ça peut nous permettre d’être efficace.

Tous propos recueillis par Romain PECHON

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