À l’occasion de la traditionnelle conférence de presse d’avant-match, c’est Rémy Boissier qui accompagnait son entraîneur Alain Pochat. Face aux médias, celui qui fait partie du trio de capitaines s’est exprimé sur les deux premières journées jouées par l’Amiens SC ainsi que le match à venir face au Puy-en-Velay.
Son regard sur les valeurs du groupe
Vous êtes un joueur d’expérience, vous êtes passé par des grands clubs, des clubs qui ont des valeurs, comme Rodez. Je suppose que vous aimeriez que ces valeurs se répercutent ici à Amiens. Qu’est-ce qu’il faut pour que ce soit identique ? Au-delà de l’aspect technique des joueurs, le mental est d’une grande importance.
Oui, après je pense qu’il n’y a rien à faire à l’identique. Je pense que chaque saison est différente, chaque groupe est différent. Maintenant sur l’aspect des valeurs, que ce soit moi avec plus d’expérience ou un jeune qui vient d’arriver, il n’y a personne qui triche sur les valeurs que le club divulgue. Sur ça, il n’y a rien à redire, sur l’état d’esprit, les valeurs, je m’y retrouve totalement et chacun dans ce groupe-là se retrouve totalement.
Son avis sur les deux premières journées de l’ASC et de Ligue 3
Est-ce que les résultats des deux premières journées de l’ensemble de la Ligue 3 te surprennent ? Est ce que tu trouves ça assez logique ce que tu vois pour l’instant ?
Bah logique non, parce qu’on aurais espéré gagner les deux matchs. Maintenant on sait qu’on arrive tous dans un nouveau projet avec un club en reconstruction. On ne peut pas faire du football et avoir les résultats en claquant des doigts, même si on aimerait tous gagner tous les matchs 3-0. Moi ce que je vois c’est que le groupe travaille, que le staff travaille, que tout le monde travaille en tirant dans le même sens et c’est comme ça qu’on aura des résultats.
On est conscient et il ne faut pas être pressé, même si les résultats on les attend. Pour moi les valeurs qu’on a aussi c’est des valeurs de travail et on sait que c’est par là qu’on aura les résultats. Donc c’est frustrant parce que malgré tout le travail qu’on a fait en prépa, on n’a pas forcément les résultats qu’on voulait sur les deux premières journées. Même si pour moi Fleury on prend un bon point là-bas et on mérite de gagner sur une ou deux occasions, il ne faut pas retenir que le négatif en fait.
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Il faut voir le travail qui est fourni au quotidien et c’est par ces valeurs de travail qu’on arrivera à avoir des résultats positifs. Concernant les résultats des autres équipes, non, ça ne me surprend pas du tout parce que c’est la Ligue 3, c’est un championnat compliqué, où il y a des équipes et des clubs complètement différents avec des lignées complètement différentes.
Les deux promus qui sont en haut à l’heure actuelle surfent sur leur montée avec les qualités qui leur sont propres. Et puis il y a d’autres clubs qui font des résultats qu’ils n’espèrent pas pour l’instant mais ça va venir. C’est le championnat qui veut ça et ça a toujours été comme ça. Maintenant il faut que nous on se concentre sur nous-mêmes et ça fonctionnera et on aura les résultats qu’on veut.
La pression médiatique et l’impatience
On parlait tout à l’heure avec le coach, du manque de temps souvent loué aux équipes dans le foot moderne comme le PSG avec Luis Enrique… Comment est-ce qu’on le vit quand on est un joueur d’expérience avec les réseaux sociaux, ce qu’il se dit dans la presse, aujourd’hui dans un football où tout va si vite et on demande des résultats dès les premières semaines de la saison ?
Je pense qu’il ne faut pas trop écouter ce qu’il se dit autour de nous et en fait ça rejoint ce que je disais au début, c’est que pour moi, tant qu’on ne triche pas et qu’on travaille, après le reste qui se dit, ce qui peut être mis sur les réseaux ou pas, c’est pas notre problème. Nous on sait ce qu’on fait, on sait ce qu’on doit faire aussi, on sait ce qu’on doit améliorer, on sait qu’il n’y a pas tout de parfait et voilà.
Mais si on reste sur cette lignée de travail et de respecter les valeurs, on aura des résultats. Après ce qu’il se dit autour, on n’en est pas responsable, on ne peut pas le contrôler. Donc ce qu’on peut contrôler, c’est nous, ce qu’on fait au quotidien, ce qu’on donne au quotidien, ce qu’on met sur le terrain et en dehors du terrain et il faut qu’on se concentre sur ça, c’est tout.
Ses ambitions face au Puy
Parlons du match de jeudi soir, à quoi est-ce que vous vous attendez justement de ce déplacement en Auvergne ?
On espère ramener les trois points, ça c’est une certitude. Maintenant on va arriver face à une équipe dure à manœuvrer, on le sait. Maintenant ce qu’on attend de nous c’est de continuer à être solide, ne pas prendre de but et essayer d’être plus juste dans les derniers mètres.
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Justement, ça pèche un peu à l’approche de la surface. Qu’est-ce qui manque ? C’est un déclic mental? c’est une barrière qu’on se met en débutant les matchs ? qu’est-ce qui pêche concrètement ?
Je pense que c’est des automatismes, mais en même temps c’est normal, on est un nouveau groupe où il y a des joueurs qui viennent de plus bas et de plus haut et personne ne se connaissait il y a sept semaines en arrière. Chacun jouait différemment dans les clubs respectifs qu’il avait et je pense que c’est des automatismes à trouver, ça passe par le travail.
C’est ce qu’on fait au quotidien et on ne peut pas claquer des doigts et avoir des connexions comme ça sur le terrain sans travail, donc nous on se concentre sur ça, sur travailler, avoir le maximum d’automatismes, s’appuyer sur la vidéo, sur ce que veut le coach aussi et puis les automatismes vont venir petit à petit.
Propos recueillis par Benjamin HERMEL
Crédits photo : Philippe Lecoeur/Icon Sport
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