Après avoir vécu deux montées successives au Mans, Anthony Ribelin pose ses valises à l’Amiens SC avec la ferme intention de se rendre utile. À 30 ans, le polyvalent joueur de couloir droit retrouve un entraîneur qu’il connaît par cœur, Alain Pochat, avec l’ambition de jouer les grands frères au sein d’un effectif profondément renouvelé
Comment se passe votre arrivée à l’Amiens SC ?
C’est une bonne première séance, on s’est bien préparés pendant les vacances pour justement être prêts dès la reprise. Personnellement, cela me tenait à coeur de retrouver un projet où je pourrais bien me sentir. Ce club me fait un peu penser à ce que j’ai connu la première année au Mans. Je retrouve aussi un coach que j’ai déjà connu dans ma carrière. Je suis content d’être ici.
A 30 ans et après une saison où le temps de jeu fut un peu plus réduit au Mans, l’idée était aussi de retrouver un rôle plus important au sein d’un groupe ?
Forcément. C’est important pour un footballeur de se sentir considéré, de pouvoir apporter son expérience. A 30 ans, je pense pouvoir apporter tout ça. Au Mans, même quand j’ai eu un peu moins de temps de jeu, j’ai toujours mis mon expérience au service de l’équipe. C’est ce que je vais faire au maximum ici pour tirer les jeunes vers le haut.
Sans dire qu’il a changé ma carrière, il est à l’origine de mon changement de poste.
Anthony Ribelin sur sa relation avec Alain Pochat.
Vous avez parlé de la jeunesse du groupe. Peut-on dire que vous allez être un leader naturel de ce projet de reconstruction ?
Je ne suis pas forcément un leader. Je suis quelqu’un qui aime bien mettre l’ambiance au sein d’un groupe. Je pense que c’est important de se sentir bien quand on arrive dans un vestiaire. C’est vraiment ce qui a fait notre force au Mans. On était une vraie famille, une vraie équipe. Ensuite, si je peux apporter du leadership à cette équipe, je vais le faire.
Vous avez évoqué l’entraîneur. Quelle est votre histoire commune avec Alain Pochat ?
Je l’ai eu à Bourg-en-Bresse (2021/2023). J’ai été formé pour jouer 6/8 (au milieu de terrain, ndlr). Et le coach m’a positionné en tant que piston droit/arrière droit. Depuis, je n’ai plus quitté ce poste. Je vais commencer ma sixième ou septième année à ce poste. Sans dire qu’il a changé ma carrière, il est à l’origine de mon changement de poste. C’est un poste que j’apprécie. Il y a des efforts, de l’intensité et des courses. Ce sont des choses que j’apprécie. Je pense que c’était un bon choix.
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Quel a été le discours de la direction pour vous convaincre de rejoindre l’Amiens SC ?
Amiens reste un club réputé. C’est un peu comme Le Mans. C’est un club où il y a un vrai projet et où il faut repartir de zéro. C’est vraiment ça l’élément moteur. Je me sens aussi considéré, en plus de connaître déjà le coach. J’ai aussi eu des échos sur le mode de fonctionnement du club, je sais qu’on peut bien travailler ici. Les infrastructures sont de qualité.
Vous rejoignez un club qui vient de vivre une descente, alors que vous étiez dans une formation qui était sur une dynamique positive. Comment appréhendez-vous ce changement de contexte ?
Avant tout, je pense que c’était important pour le club de changer d’effectif. Quand on arrive ici, on voit qu’il y a tout pour bien travailler, notamment au niveau des infrastructures. C’est important de repartir d’une page blanche et aller de l’avant. Tout le monde a envie de prouver. Que l’on vient d’au-dessus ou d’en-dessous, on sait que ça ne veut plus rien dire aujourd’hui. Il y a des joueurs talentueux à tous les niveaux. Le plus important est le travail. Je suis sûr que ça va marcher.
Cela se joue aussi beaucoup sur l’humain, la complémentarité des individus au sein du groupe. Au Mans, il y avait zéro ego.
Anthony Ribelin sur sa relation avec Alain Pochat.
Vous disposez d’une riche expérience de ce championnat qu’est le National. Vous avez très certainement conscience des difficultés qui attendent l’Amiens SC…
Chaque match est très difficile, tout le monde peut battre tout le monde. Le National est vraiment très compliqué. Il n’y a que par le travail, l’intensité et même la remise en question que l’on peut s’en sortir dans ce championnat. Cela se joue aussi beaucoup sur l’humain, la complémentarité des individus au sein du groupe. Au Mans, il y avait zéro ego. On était tous là pour que le club puisse avancer. Au-delà du talent individuel, c’est vraiment ce qui fait la différence. Il ne faut pas être 20 joueurs, mais tout une équipe soudée.
Peut-on parler d’ambition collective pour l’Amiens SC ?
Pour le moment, je pense que c’est trop tôt pour parler de quelque chose. Il faut déjà penser à faire une bonne préparation. L’effectif est renouvelé à 95%. Cela va être important de prendre match après match. On pourra discuter de ça en novembre ou en décembre. L’avantage est de débuter la préparation avec un effectif au complet. A nous de bien travailler pour obtenir de bons résultats. On a aussi à coeur de faire revenir les supporters au stade. Comme dans tous les clubs, quand ça se passe mal, il arrive ce qui s’est passé en fin de saison dernière. C’est à nous, les nouveaux joueurs, de recréer une atmosphère positive.
Tous propos recueillis par Romain PECHON et Benjamin HERMEL
Crédits photo : Dave Winter/FEP/Icon Sport
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