Ligue 3 : « On commence à trouver cela normal », Alain Pochat inquiet par la vague de coachs limogés

Si tout roule pour lui avec l’Amiens SC, qui reste sur neuf matchs sans défaite toutes compétitions confondues, Alain Pochat n’en reste pas moins attentif à la situation de certains de ses homologues en Ligue 3. Quelques heures après le renvoi de Laurent Peyrelade à Bastia, le technicien de 59 ans tire la sonnette d’alarme.

Et de cinq ! Après Fabien Pujo (Villefranche-Beaujolais) courant septembre, les têtes ne cessent de tomber sur les bancs de touche de Ligue 3 ces dernières semaines. Alors que Pierre Blois n’a pas résisté au mauvais début de saison de Valenciennes, tout comme Hervé Della Maggiore à Orléans, Bourg-en-Bresse et Bastia viennent eux aussi de se séparer de leur entraîneur ces derniers jours.

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De son aveu tout proche du couperet en tout début de saison, Alain Pochat a tenu à apporter son soutien aux techniciens concernés. « J’ai une pensée pour les entraîneurs qui viennent d’être limogés après seulement dix journées en Ligue 3. On commence à trouver cela « normal », comme si c’était dans la logique des choses », regrette l’entraîneur de l’Amiens SC. « C’est un métier très difficile. »

L’exemple parlant de Bourg-en-Bresse

Histoire d’appuyer son propos, Alain Pochat a pris l’exemple d’un club qu’il connaît bien, pour l’avoir dirigé entre 2021 et 2023 : Bourg-en-Bresse. « C’est un club qui était au bord de la faillite, qui a nommé un nouveau coach (Nicolas Rabuel, ndlr), qui a démarré avec un nouvel effectif très jeune, avec très peu de moyens. Et on lui demanderait presque de monter ou de jouer avec le même budget que Caen. »

Et si le coach est souvent — et surtout de plus en plus rapidement — le fusible parfait, Alain Pochat insiste sur la nécessité de laisser du temps aux entraîneurs : « On ne fait pas les choses d’un claquement de doigts. Sans fuir les responsabilités, c’est important de laisser du temps aux personnes pour construire des choses. » Sauf que les dirigeants préfèrent le plus souvent tout déconstruire rapidement avec l’espoir de mieux reconstruire avec un autre. Sans réelle garantie de résultats…

Romain PECHON

Crédits photo : Baptiste Fernandez/Icon Sport

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